‹ L'art dans l'Italie méridionaleChapitre 96 sur 433 · Diehl, p · texte numérisé non relu

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5. Un autre archange saint Michel, de même type et de même couleur, occupe, dans la grotte San Nicola, la petite chapelle absidale, à gauche de l'autel.

ij. San Leonardo, crypte sous un couvent abandonné, dans la ville de Monopoli ; Santa Virgilia, près de Fasano; la Canclelora, 4 Massafrà; San Nicola et Sanla Margherita, près Palagianello; San Michèle dei Grotti et Padrc Etcrno, près de Gravina, etc.

dessus du trône de mosaïque préparé pour le roi. La mosaïque sicilienne et la grossière peinture de Crispiano offrent l'une et l'autre l'exemple d'un sujet latin, traité en style byzantin. Ailleurs c'est le style même qui s'esl trouvé altéré. Dans les fresques peintes, au \uie siècle, dans la tribune de l'église, d'architecture bourguignonne, bâtie à Barletta par les chanoines du Saint-Sépulcre, la main d'un peintre local a amolli les Laits des personnages orientaux qu'il reproduisait, jusqu'à les rendre méconnaissables. Pourtant, si différentes que les fresques de Barletta semblent être, à première vue îles fresques basiliennes de la Terre de Bari, les personnages et les groupes qui y sont représentés avec un dessin lâché et une couleur violacée, — anachorète à longue chevelure de pope, bénissant à la grecque, scènes de la vie des ermites, qui mettent le solitaire en présence d'un centaure, d'une femme nue et de trois femmes qui se découvrent le sein, scène de la Salutation Angélique1, — restent conformes à l'iconographie byzantine.

Quelques images du xn'et du xme siècle, éparses dans les grottes apuliennes, représentent bien des évoques latins avec la mitre et la crosse 2 ; mais ces personnages, qui ont le tvpe traditionnel

Fig. 04. — Vierge du mil0 siècle et Annonciation du xv*dahs

des vieillards dans l'art byzantin la grotte de la • madonna delle ère porte », près matera

(llASILICA TE i.

et qui font le geste de bénédiction

grecque, attestent la latinisation d'un diocèse el non la latinisation d'une école artistique.

En négligeant les variétés de style el de technique, qui s'expliquent par l'habileté plus ou moins grande du peintre, on ne peut établir dans la suite assez longue des fresques qui décorèrent les oratoires souterrains ou les églises de l'ancien thème île Longobardie, entre le xe et le xiv'1 siècle, que deux grandes divisions, fondées sur des modifications profondes, qui, de la première à la seconde période, se sonl produites dans la technique des fresques. Les peintures presque monochromes que nous avons pu reporter au xie et au xne siècle, et qui sont des camaïeux d'ocre et de terre brune, ou de véritables dessins au

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