Corroyen. L'architecture romane
dr SR =
ché à frapper les imaginations par la terreur, et par la peur des châtiments. Les diables munis de fourches qui encombrent les porches du xrve et xv° siècles, les flammes éternelles au milieu desquelles les peintres et les auteurs de vitraux faisaient consciencieusement brûler l’âme des mécréants impressionnent désagréablement et provoquent une répulsion à laquelle il semble bien que le sentiment artistique soit tout à fait étranger.
Sinous signalons ces faits, ce n’est point pour chercher à l'Église une querelle qui serait ici des plus déplacées, mais parce que l’État semble l'avoir suivie dans ces errements.
Dans l’art essentiellement démocratique, dans l’art décoratif, le goût de l’ornementation exagérée, de la fioriture l'emporte chaque jour davantage sur la simplicité et l'harmonie des belles lignes. D’autre part, est-ce que pour tout objet d’art, nos écoles primaires ne sont pas trop souvent encombrées d’affiches vulgaires et de grossières lithographies représentant les méfaits de l’alcoolisme avec une exagération tellement difforme qu’elles n’ont pour résultat que de provoquer chez les enfants une épouvante sans noblesse et chez les jeunes gens un peu moins inexpérimentés un scepticisme dangereux.