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somme de force nécessaire pour faire marcher la pendule vers le bas de son développement pendant que les huiles sont fraîches , car plus tard les obstacles résultant de l’épaississement des huiles et des altérations qu’éprouve la machine viennent augmenter les résistances. Alors ce ressort a seulement la force nécessaire vers le haut , lorsqu’il vient d’être monté ; mais, dès qu’il est développé d’une plus ou moins grande quantité, il n’a plus assez de force , et la pendule s’arrête.
Enfin, quoiqu’un ressort soit assez fort, il arrive souvent des destructions dans les parties frottantes de l’échappement qui produisent cet effet. -
Du Ralentissement de la sonnerie.
Un ralentissement notable dans la vitesse du rouage de sonnerie , et par suite des intervalles plus longs que de coutume entre les coups de marteau , indiquent un épaississement des huiles mises aux pivots de ce rouage , ou des pivots
trop gros ou trop longs. Dans ce cas comme dans ceux prévus par l’article précédent, il faut s’adresser à l’horloger , et que celui-ci se rende un compte exact de ce qui est à faire et ne se borne pas simplement à nettoyer le mouvement , car il ne remédierait aux défauts que pour un tems très-court.
Des Pendules dites œil de bœuf.
Si la pendule doit être suspendue à un crochet contre le mur par un anneau fixé à la boîte , on fait osciller un peu la boîte pour mettre en mouvement le balancier, puis on écoute ; si on n’entend pas les battemens égaux , on incline d’un côté et de l’autre jusqu’à ce qu’ils soient égaux ; alors on appuie la boîte contre le mur pour que les pointes de fer qui s’y trouvent entrent un peu dans ce mur et fixent la place de la pendule.
De ta Chaleur des cheminées.
Les pendule* sont souvent placées sur des
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cheminées , dont la tablette est portée à une température si élevée , qu’on ne peut y tenir la main ; outre les variations qu’une telle chaleur apporte dans la marche de tout le mécanisme , il en résulte que les huiles, dont les parties frottantes sont revêtues , s’épaississent, se sèchent , et que la destruction arrive promptement : il faut l’éviter.
Des Pendules qui marchent pendant de longues années.
Les horlogers entendent journellement des personnes citer leur pendule comme une merveille parce que , disent-elles , elle a marché pendant dix , quinze ou vingt ans sans être nettoyée , le plus ordinairement on a oublié les réparations qui ont été faites dans cet intervalle de terns , ou bien on l’oublie volontairement. On voit presque toujours ces prétendues merveilles être au dessous du médiocre. Les horlogers expérimentés ne peuvent pas être dupes de ces petits contes , et feignent le plus souvent de les
croire pour ne pas contrarier les personnes qui viennent s’adresser à eux.
Cependant il peut arriver et il arrive quelquefois qu’une pendule dans laquelle il y a une grande surabondance de force , marche en effet pendant un grand nombre d’années. Mais jamais une telle marche n’est bien régulière , et dans tous les cas cela ne prouve rien autre chose qu’un grand excès de force motrice , qui est toujours dangereux.
Régler une pendule d’après un cadran solaire.
Pour régler une pendule d’après un cadran solaire , il faut se souvenir que le soleil tantôt avance et tantôt retarde à des époques fixes de l’année , ainsi il serait donc impossible de régler une pendule dont le mouvement doit être uniforme si on ne tenait compte de la différence qui existe dans la marche du soleil. On nomme tems vrai celui qui est marqué par le soleil , et tems moyen celui uniforme qui doit être marqué par les pendules. La différence du
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j tems vrai au tems moyen se nomme équation du tems ; elle est indiquée sur l’étui de nos montres solaires qui servent à régler les montres et les pendules. Nous avons fait imprimer à part de ces tables d’équation que nous donnons vo- I Entiers ; il s’en trouve une à la fin de ce volume.
De la Suspension à soie.
Nous avons dit souvent que le principal défaut de la suspension à soie était , non pas dans son principe , mais dans son exécution. La disj position usitée généralement ne permet pas de j faire cette suspension dans le principe rigoureux qui lui convient ; aussi, pour nous rapprocher de l’exactitude mathématique, des eondij lions dans lesquelles doit être cette suspension, nous avons imaginé , et nous avons introduit dans nos pendules une disposition particulière j que nous allons décrire , et cela pour mieux la faire comprendre, car il nous est souvent revenu des mouvemens de nos pendules qui avaient
passé entre les mains d’horlogers qui , n’ayant pas compris le principe de notre suspension , l’avaient trouvé très-mal , et , pour la corriger, l’avaient complètement détériorée.
Descriplion de la suspension à soie de Henri Robert.
Le premier principe d’une suspension est la coïncidence des centres de rotation de la pièce d’échappement et du pendule ; lorsque cette condition n’est pas remplie , il se fait un frottement entre la fourchette et le pendule au point de contact , et ce frottement est d’autant plus grand que les deux centres sont plus éloignés l’un de l’autre.
Dans les suspensions ordinaires des pendules du commerce, représentées fig. 7, pl. 4, le centre du mouvement du pendule se trouve dans l’intérieur du cylindre C , puisque la soie passe librement dans les deux trous , et ce cylindre étant ordinairement placé beaucoup plus haut que le point À où se trouve le pivot, il en résulte le défaut que nous venons de signaler.
Les mêmes lettres répondant aux mêmes pièces dans la fig. 8 , qui représente la suspension vue en élévation , on peut juger que A étant la tige d’ancre, et le centre de rotation du j pendule se trouvant dans l’intérieur du cylindre | C, ces deux centres ne coïncident point.
Souvent même dans des pendules , ce défaut est bien plus grand que dans les proportions représentées par les fig. 7 et 8.
Pour remédier à ces inconvéniens , nous employons depuis six ans la construction représentée par les fig. 9 et 10. Au lieu de placer le s cylindre nommé , dans l’horlogerie pratique , -porte-soie , au dessus du pivot de tige d’ancre,
| nous le plaçons en e, un peu au dessous d’une ligne horizontale a b {fig. 11, pl. h), passant par le centre du pivot p.
Si de ce point e comme centre et d’un rayon e p on trace un cercle tangent à la circonférence du pivot de tige d’ancre , et que du centre p on mène la ligne p l, l’arête du cylindre , dont la base est représentée par la figure ,
sera parfaitement dans le prolongement de l’axe de la tige d’ancre , moins le demi-diamètre du pivot remplacé par le demi-diamètre de la soie ; la tige d’ancre étant supposée perpendiculaire aux platines qui forment la cage du mouvement, et la tête du coq Q étant elle -même parallèle aux platines.
Dans nos suspensions représentées fig. 9 et 10 , nous montons l’avance et le retard sur le coq ; celte manière procure l’avantage de pouvoir enlever le coq et le remettre en place sans changer la longueur de la soie. Nos suspensions , en définitive , sont donc rigoureusement conformes aux principes, tandis que celles du commerce en sont en réalité fort éloignées.