DEUXIÈME SYSTÈME
Courbe dont chacune des parties fait décrire au balancier des arcs égaux.
En matière d’engrenage , sans doute , il convient que la transmission de mouvement soit uniforme le plus possible, et que les arcs parcourus par le mobile mené soient toujours proportionnels à ceux du mobile qui mène. Mais quoique dans un échappement il y ait quelques similitudes avec un engrenage , la fonction principale de l’échappement étant de donner au balancier la plus grande étendue des arcs par la
pulsion nécessaire à l’entretien de son mouvement, il doit remplir cette fonction dans les conditions les plus favorables , comme il sera démontré en parlant du troisième système.
Observation commune aux deux premiers systèmes.
Foutes les courbes qu’on pourrait concevoir et tracer géométriquement sont inexécutables dans une aussi petite dimension que celle des roues d’échappement, parles moyens connus aujourd’hui. C’est donc un premier motif, pour ne pas chercher un but qu’on ne peut pas atteindre.
Toute courbe tend à la plus prompte destruction du cylindre, en raison de la décomposition de force qui se produit. Pour parler un langage intelligible pour tous , qu’il nous soit permis de comparer la roue d’échappement à un coin dont on se sert pour écarter deux parties ; on lui donne cette forme , et tous ceux qui s’er. servent savent très-bien que plus l’angle qui forme ce coin est aigu , et plus il
entre facilement entre les deux parties à diviser. Qu’on présente à tous ces manœuvres qui fendent le bois , un coin de cette forme , ils le rejetteront comme impropre à leur usage.
Une roue d’échappement à cylindre remplit exactement les fonctions du coin ; comme lui , elle doit être dans ces conditions , écarter un corps d’une quantité donnée , avec le moins de dépense de force possible.
Plus une courbe sera prononcée au commencement de la levée , plus il faudra de force pour qu’elle opère le déplacement du cylindre, puis ensuite la dent glissera sur le cylindre pour ne produire qu’une très-faible levée , ce qui déterminera une chute d’autant plus violente que la courbe sera plus prononcée vers sa naissance, et qu’il y aura moins de déplacement du cylindre vers la fin de la levée. Ainsi dans ce cas , la surabondance de force nécessaire pour faire passer la roue , au commencement de la levée, augmente les chances de destruction du cylindre sur la levée , el détermine plus prompte-
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ment sa piqûre sur le repos au point de la chute.
Le développement d’une courbe étant toujours plus grand que la ligne droite qui tend d’une extrémité de la courbe à l’autre de cette courbe , la résistance variable qu’opposent les huiles par leur épaississement , étant proportionnelles aux surfaces , augmenter cette surface, c’est multiplier cette cause d’anomalie.
Ainsi , dans une pratique éclairée , sous quelque point de vue qu’on considère les courbes, on ne trouve en leur faveur que de vaines spéculations sans utilité positive. Bien plus , c’est que leur introduction conduit à la destruction du cylindre , à la diminution de l’étendue des arcs , par conséquent à la perte d’une partie de la puissance réglante , et aux anomalies qui en sont la conséquence.
Par un calcul qui n’est pas de nature à entrer dans les considérations élémentaires auxquelles nous nous livrons ici , et par le développement des expériences que nous avons faites sur
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cette matière, il serait facile de démontrer que plus la courbe sera prononcée , et plus il faudra de force pour produire des arcs qui ne croîtront pas en raison de l’augmentation de force nécessitée par la courbe , et qu’ainsi une surabondance de force sans utilité pour la marche et le bon réglage de la pièce tournera à son détriment.