‹ L'Art de conserver la vue: ouvrage utile a tousChapitre 15 sur 18 · POUR LA MYOPIE ET LA PRESBYOPIE · texte numérisé non relu

POUR LA MYOPIE ET LA PRESBYOPIE

Myopie ou presbyopie fei- i ^^ 7^^ gg^ 54^ 42^ 33^ 27, ble. (

Myopie ou presbyopie ( 22, 19, 17, 15 1/2, 14 1/2 moyenne et forte. J 13 1/2,121/2, IJ 1/2,

Myopie ou presbyopie très- i ^ 1/^» ^ ^/^» ^ */^» " */*» forte '^ '^ 5 1/2,4 3/4,41/4,3 3/4,

Pour rhypermyopie, pour la cataracte, les verres doivent être gradués par lignes ; de cette façon on arrive à choisir mathématiquement le foyer convenable. A parth* du n»j, notre trousse à cataracte est^ainsi graduée.

Ceux qui n'envisagent point la question des lunettes au point de vue tout à fait mathématique ou qui ne l'ont

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pas suffisamment étudiée, pourront croire que ces pré cautions sont puériles; mais j'ai fait à ce sujet des expériences si conciliantes, que je ne crains pas d'avancer que Ton doit agir 'ainsi. Étant presbyte, j'ai constaté que de petites différences peuvent servir à soutenir la vue : c'est ainsi, qu'ayant porté huit années le n® 30, j'ai pris pendant quatre années le n» 27, et tout dernièrement, j'ai adopté le n* 26. Cette différence d'un pouce dans le foyer n suffi pour «MoableMe déficit de réfhiction qui me manquait. Ces précautions mathématiques sont donc d'un réel avantage en matière de lunettes, et je n'ai pas hésité à les signaler. Je suis donc décidé à me servir du 25 lorsque ma vue s'affaiblira, puis dû 24, 23, etc. — En matière de lunettes, c'est ainsi qu'il faut procéder, ou autrement on compromet gravepient sa vue.

DES MOYENS QUI SERVENT A DÉTERMINER LES NUMÉROS DES VERRES DE LUNETTES.

Voici un des chapitres les plus importants ^ consulter; car ce n'est pas tout que d'avoir décrit les moyens de fabriquer les meilleur^ verres, leur classement par numéros, leurs formes, il faut maintenant pouvoir faire le choix du numéro pour telle ou telle vue, de façon à ce que l'adaptation soit parfaite pour le vice visuel à corriger.

Un verre serait-il mille fois excellent, s'il est mal adapté au genre d'affection qu'il doit modifier, il peut devenir* le plus pernicieux des instruments. Aussi on ne saurait prendre trop de précautions pour faire le choix du nu* naéro des verres.

Pour l'usage précité, on a imaginé plusieurs instruments nommés optomltres ou visiamèires; Young « Scheiner, Javal ontfait d'excellents aH>areils pour ccH usage«

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Le meilleur procédé, à notre avis, consiste à employer la formule décrite dans les traités de physique, et qui consiste, pour le presbyte, à multiplier la distance de la vision normale (30 centimètres ou 11 pouceS) par la distance de la vision distincte, et à diviser le pn)duit par la différence des deux distances.

Exemple :

' Un presbyte doit lire à 11 pouces, et ne lit qu'à 2( pouces.

On aura: ■ ■- = 20 plus une fraction»

Ce sera donc un verre de 20 pouces de foyer qui comblera le déficit de réfraction.

Pour un myope, ou agira de môme. La vision devant se faire à 11 pouce», et ne se faisant qu'à 6 pouces, ,

on aura : = 13 plus une fraction.

Les numéros indiqués par le calcul sont ceux pour la vision des objets rapprochés » Pour la vision des objets éloignés^ it faudra doubler le numéro indiqué pour le presbyte^ et prendre la moitié de celui indiqué pour le myopCé

Dans les exemples précités, le presbyte aurait besoin du numéro 40 pour les objets éloignés, et le myope du numéro 6 1[2. — Le presbyte emploie donc un numéro moitié plus faible pour voir de loin, ce qui est le contraire chez le myope. Gela s'explique naturellement si Ton se rappelle la théorie de ces deux sortes de vision.

Ainsi le presbyte qui réunit plus ou moins sa rétine, les rayons parallèles et divergents, ne peut réunir les rayons très-divergents; il faut donc pour cela un verre plus fort, pour ces rayons qui viennent des objets rapprochés. Chez le myope qui réunit déjà les rayons trésdivergents venant des objets rapprochés, il faut un vefT9

plus faible que pour les rayons parallèles ou peu divergents, qui se réunissent en deçà de la rétine. Ayant sans cesse constaté Fexactitude de la règle pré-

Citée, je Tai appliquée à un instrument représenté fig. 76, et que j'ai nommé visiomèlre universel.

Sur une règle divisée court un écran vertical, que la personne met en mouvement à Taide d'une vis, après

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aroir appliqué le front à la partie antérieure de Tappareil. En s'arrôtant à la distance de la vision distincte, il ne reste plus qu^à lire le numéro. Cet appareil peut rendre de grands services ; mais il est embarrassant, et je Tai réduit dernièrement à sa plus simple expression. — J'ai p]:is un mètre pliant en ivoire; d'un côté sont gravés les centimètres et les millimètres, de Tautre côté les numéros qui correspondent aux distances qui ont été déterminées en pouces par la formule précitée.

J'ai^dû conserver d'un côté le système métrique, et, de l'autre, les foyers indiqués en pouces, puisque la réforme indiquée par Charles Chevalier, en 184i| n'est pas suivie.

Le visiomètre est gradué de façon à indiquer encore un grand nomhi'e de numéros intermédiaires dont l'emploi est indispensable, car la question des lunettes ne sera définitivement résolue que lorsque le foyer des verres aura été calculé spécialement pour chaque affection. Alors on ne se contentera plus des à peu près^ et des gens de mérite seront seuls consultés à cet égard.

Pour la presbytie forte, on emploie d'autres moyens de trouver le numéro, car la règle est impossible à. appliquer pour ce genre de vision.

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