DES MONTURES DE LUNETTES
Les montures peuvent se diviser en lunettes, pinee* nez^ binocles, faces à main^ lorgnons ou monocles.
Les lunettes se composent du corps et des branches ; le corps est formé par les cercles qui tiennent les verres, puis le pont réunit les cercles et vient reposer sur le haut du nez. Les branches servent à fixer les lunettes aux tempes et sur les oreilles.
Les cercles se font de forme ronde ou ovale* La forme ronde est peu gracieuse ; il vaut mieux adopter celle ovale» en ayant soin de lui donner une grande dimen^
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sion^ car en l'cgardant dans les luiiettes, on ne doit pa? apercevoir les cercles.
fig. •3*'«
tes branches sontsimples ifig, -77), ou doubles (flg 78), les branches se terminent par une 5 P^./w?e({ig.<79) ou WJd
iig. 78, raquette (fig. 80). Ces dernières tiennent mieux, mais
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elles ont l'inconvénient d'arracher les cheveux, ce qui n'arrive pas à ceUes à spatule. On fait aussi des branches terminées par un crochet (fig. 81) ; elles sont assez employées. On construit aussi des branches terminées par une petite oirée. Ces dernières sont parfaites.
Chacun n'ayant pas un nez de môme forme, le pont doit varier suivant les individus; ainsi les personnes dont le nez ne présente pas de courbure sensible feront usage d'un pont en X (fig. 82) ; celles dont le nez pré-
sente une courbure prononcée feront usage d'un pont en forme de t« («g. 83), ou d'un demi-cercle, ou encore
Fig. «»•
d'un deml-cercle(flg. 84), rétréci par deux parties droites tenant aux cercles. Le choix de» montures est on ne peut plus important; le mieux est d'être guidé par un bon praticien. Charles ChevaUer résume ainsi les précautions à prendre : , . ^^ « On comprendra actueUeiûent que les mômes montures ne peuvent servir indifféremment à tout le monde; elles doivent varier avec la saillie plus ou moins prononcée du dos du nez, l'écartement des yeux et celui des tempes. Si le nez eat fortement aquiUa et le pont peu
échancré, le centre des verres se présentera au dessus de Taxe optique ; Pécartement des verres n'est-il pas exactement le môme que ceux des yeux, Taxe optique sera en dehors ou en dedans du centre des leatilles ; enfin, si
Fig. 84.
la largeur des tempes force Técartement des branches, les lunettes tiendront mal, le corps de Tinstrument fléchira, et le parallélisme des yeux et des verres n'existera plus ; dans tous les cas, la vision distincte sera impossible. »
Il f^ut dire d'une mabière absolue que les montures doivent être faites de telle sorte que le centre de chaque verre corresponde à l'axe visuel (fig. 85), car sans cela on s'expose à gâter sa vue.
Jfjg 85.
Il est important de remarquer qu'il ne feut pas Hoirgner les verres des ymx; car alors le foyer des verres
t'ART DB CONSERVER lA VUE 145
ehange^ et Ton peut s'affaiblir la vue. On voit pourtant des personnes méprisant cet avis, porter, pour ainsi dire, leurs lunettes sur le bout de leur nez.
Les matières employées pour les lunettes sont : l'ader, Targent, For, Fécaille, le buffle. L'acier, à cause de sa flexibilité, est, parmi les métaux, le plus usité. On doit employer Facier trempé et avoir des lunettes dont les branches soient munies de charnières à double vis, suivant Fidée de Charles Chevalier ; car, ainsi faites, elles sont bien plus solides.
L'argent et For sont de bons métaux pour les lunettes; mais celles ayant la face en écaille et les branches en argent ou en ^r sont préférables, car elles ne fatiguent pas le nez.
Dans la plupart des montures, les verres se placent dans la rainure pratiquée dans les cercles de la lunette, quelquefois on pratique une rainure sur les verres ; et les cercles de la lunette viennent s'y fixer; c'est ainsi que sont faites les lunettes dites à pou/ie (fig. 86), employées principalemeul par les myopes. '
Les lunettes sont les meilleurs moyens de fixer les verres près des yeux; car, si elles sont bien faites, on est sûr du parallélisme et du centrage. Cependant, dans beaucoup de cas, le pince-nex à pont élastique (fig. 87) convient polir les lectures peu prolongées, les examens rapides, etc.
Suivant la forme du nez, on adapte des ressorts de
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formes différentes, et si Fon tient à Fusage du pince-nei pour le travail, on peut se servir du pince-nez à bran" cheSf qui, portant de petites branches qui se fixent sur
Fig. 87.
les tempes, devient un petit appareil tout à fait solide. On fàï^ aussi des pince-nez munis de petites plaquettes mobiles qui se moulent sur les côtés du nez. Ces pince-
Fig. 88.
nez tiennent mieux que les autres. Les pince- nez se font en écaille, en acier, en argent, en or, etc. Je préfère à tous le pince-nez en écaille avec ressort en or, dont la pression est plus douce.
Le binocle ou face à main est représenté fig. B8. Il, sert pour les lectures peu prolongées et pour la vision des objets éloignés. M face droite (fig. 89) est fort corn-
L'ART DE GONSERYSa LA VUE 147
mode à la inaini et sert chez soi pour des examens rapides, lorsqu'on no veut pas prendre le temps de mettre des lunetlcs.
Pig. t9.
Les lorgnons ou mànoeles (flg. 90 et 5i) sont d'un usage tout à fait mauvais, car ils tendent toujours à doaaof
Fig. W*
F]«. ni.
de rinégalité aux yeux; ils ne doivent pas être employés. Gomme nous l'avons dit, il faut que, dans les montures, le centre visuel corresponde au centre de chaque verre. Il est souvent difficile d'adapter des ^nontures exactes sunout chez les enfants. Le mieux, dans les cas
les yeux du sujet, on mesure Pécartement. — L'écartement moyen des pupilles est de 65 millimètres. — On trouvera des écartements de 60, 62, 68 millimètres.
Il est sou]^nt difficile de savoir la hauteur du pont des lunettes, de. façon à ce qu'étant placées le centre des verres soit en rapport avec les pupilles.
L'axorhètre * (fig. 93| répond à ce but. Les lunettes placées, on fait monter ou descendre le pont mobile de
Paxomètre, et lorsque les pupilles sont au centre des cercles on s'arrête. Gela fait, on pose Paxomètre sur une feuille de papier et Ton trace le pont avec les demi-cercles inférieurs. On prend aussi la largeur de la tête au niveau des tempes, avec le besiclomètre (fig. 94), ce qui
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1 On pourrait adapter à Taiomôtre des iodex semblables & ceux dtt papuioAôtre.
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indûpie la largeur de la face des lunettes, de l'extrémité d'une charnière à l'auU^.
Pour prescrire des montures exactes, on devra dont : !• tracer la hauteur du pont; 2<» indique^'écartement . des pupilles; 3« spécifier la largeur de la ace. De telles montures, munies de verres en crownulass pur, seront le nec plut ultra en ce genre.