CHAPITRE \n
TdVm 4>D U» F0IJIUB8 DOIYBRT ÉfUE PRATIQUÉI8.
îl s*en faut bien que tous les points de la ligne que parcourt i|ne source sous terre soient également avantageux pour la mettre au jour. À certains points de son parcours elle est très*près de la surfoce du sol y à d'autres elle est très-profonde, et souvent si profonde qu'on ne pourrait l'exploiter; sous certains points elle est très-forte , sous d'autres elle est trèsfaible ; ici son passage est certain, là il est incertain ; il est des endroits où Ton ne trouvera en creusant qu*un terrain très-friable, tandis que dans d'autres il faudrait percer des rochers fort durs et quelquefois inattaquables. Il ne suifit donc pas. de connaître la ligne que parcourt une source sous terre, il faut encore savoir quels sont les points de son f parcours qui peuvent réunir le plus d'avantages et offrir le moins d'inconvénients pour la fouille c'est w ce que je vais tâcher de faire connaître en signalant les points ou une source a Ja moindre profondeur, et ceux oii elle a la plus grande abondance d'eau.
Poials oCi les source» ont les moiudi^es profondeurs.
Si une source marchait partout boub terre pandlèlemeot à la surface du soi, én quelque endroit de son pareours que l'on creusât, on serait assuré
de la trouver à la même profondeur ; mais il s'en faut bien qu'il en soit ainsi : le thalweg invisible, oii gît le cours d'eau souterrain, n'observe souvent aucun parallélisme avec le thalweg qui est sur terre ; les pentes de l'un ne coneMient que fortuitement^ et dans de courts trajets, avec les pentes de Tautre. Là où Ton voit une plaine à la surface, le cours d'eau qu'elle recèle peut avoir une pente asseï rapide, et là où la sur&ce du sol a une pente assez forte, le cours d'eau cacbé n'en a souvent presque pas.
Les points où une source a les moindres profondeurs sont : r le point central du premier pli de terrain où se réunissent sur la plage élevée tous les filets d'èau qui forment son commencement; 2* le centre du cirque où elle commence ; 3*^ le bas de chaque pente du thalweg visible ; 4° l'approche de son embouchure.
1' Lorsqu'une source a son commencement dans une plage élevée, le point le moins profond est ce* lui vers lequel convergent et où se réunissent tous' les premiers filets d cau qui concourent à sa formation. Ce point est reconnaissable en ce qu'il est vers le milieu du. pli de terrain, et que le thalweg commence à s'y manifester. Si on veut laisser ce
point et creuser plus en aval sur le thalweg, la source s'y trouvera, et même plus abondante si quelque autre pli de terrain y décharge ses eaux; mais elle sera plus profonde^ attendu que les deux petits versants du pli devenanl de plus en plus rapides, la culture et les eaux sauvages déposent sur la source un encombrement dont l'épaisseur va en augmentant à mesure qu'on s'éloigne de Torigine du tlialweg.
, 2* Lorsqu'une source prend naissance au bout d*un irallon qui a la forme d*un cirque, le point le moins profond est le centre même de ce cirque. Si on veut creuser plus en aval sur le thalweg, on la trouvera, mais elle sera j^us profonde.
3* Dans tout le parcours souterrain d'une source, les points où elle est moins profonde sont les pieds des descentes. Ordinairement les pentes longitudinales des vallons se composent de plages à pentes radoucies et de pentes rapides ou chutes de terrain, alternant entre elles. Chaque fois qu'un banc de rocher, une couche de terre dure, ou même un mur, sont placés à travers un vallon et y forment barrage, il y a au-dessus une plage à pente douce qui a été formée par les terrains de transport, et à chaque barrage il y a une pente rapide, ou une cascade. GMui qui dans ce cas creuserait au haut de la descente aurait, pour surcroît de profondeur, toute la différence qu'il y a entre le haut et le bas de la descente; et de plus il aurait souvent à percer un banc de rocher, qu'il évitera en creusant au bas de lu pente. On doit aussi, pour trouver moins
de pi'ofofideiir, creuser toujours au pied du mur ou du (aIus qui traverse le vallon. Les preuves que les
sources sont moins profondes aux pieds des descentes que partout ailleurs, c'est que c'est là que s'épanchent presque toutes les sources qui sortent de terre d'elles-méiiies ; c'est là que toutes mes ei^ périenees m'ont montré que les sources se trouvent le plus près de la surface du soi.
Il est vrai que les sources s'épanchent parfois précisément au haut de la descente, ou dans la descente même, parce qu'un banc de rocher ou d'argiJe imperméable les ccfnduit au dehors; mais toutes les fois qu'elles no s'y montrent pas d'elles-mêmes, il s'ensuit que le banc de rocher ou de terre dure, qui fait barrage et forme la descente, est percé ou fen* dillé et qu'il laisse descendre la source plus profondément que le bas de la descente ; on ne doit donc jamais chercher une source au haut d'une pente ni dans la pente même.
4'* Lorsqu'une source dégorge ses eaux dans un cours d'eau visible et permanent, et que le fond du vallon qui la conduit en- pente douce, en creusant non loin de son embouchure on peut compter de la trouver à une assez faible profondeur, attendu qu'elle ne peut jamais être au-dessous du niveau du cour$ d'eau dans lequel elle se jette.
Quoique l'e^u d'une source qu'on met au jour près d'un cours d'eau visible hausse et baisse en même temps que lui, on ne doit pas s'imaginer, comme le font les personnes qui ne connaissent pas l'hydrographie souterraine , que la source provient
du cours d'eau visible. Toutes les sources vont de la montagne au cours d'eau visible* Ce n'est que pen- 4ant les crues de oelui-ci qu'elles sont momentané* ment arrêtées et quelquefois refoulées, parce que ces deux sortes d*eau, étant alors en communication, se mettent en équilibre entre elles ; mais^ dés que la crue cesse, les eaux de la source reprennent leur descente ordinaire.
Lorsque le thalweg d'un vallon est inculte, et qu'on y voit croître naturellement des saules, des peupliers, des aulnes, des osiers, des marseaux, des joncs des roseaux, et autres arbres ou plantes aquatiques, on doit présumer que le cours d'eau n'est pas profond en cet endroit. Cependant, comme ces végétaux croissent dans tous les terrains qui conservent l'humidité, ils ne peuvent servir à indiquer la présence des sources, qu'autant qu'ils sont sur un thalweg, ou au fond d'un réduit*
PoiaU où les sources oui ia plus grande abondance d'eau.
Une source s'accroissant sous terre k mesuré qu'elle aTance, il ne peut pas être question ici de
comparer le volume qu'elle a vers son origine avec celui qu'elle a vers son embouchure ; je veux parler seulement de la dill^érence de volume qu'on peut lui trouver en la prenant, par exemple, à quelques dizaines de mètres plus en amont ou plus en aval.
Les points oti les sources ont la plus grande abondance d'eau ne sont, comme pour la plus faible profondeur, que les pieds des descentes. £n effet.
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elle» ne irafersent ordînairemont les bancs de rocher ou de ferre dore, que par un seul oondnH qui
les vomit sous terre au pied de la descente ou de la « cascade. A partir de ce point, les eaux de la source entrent sous une nouvelle plaine encombrée de t^»» T«in de transport, dans laquelle ses eaux se répandent en formant une nappe d*eau plus ou moins large; ou bien elle se divise et se subdivise en courants ou en innombrables filets. Celui qui n'est pas propriétaire du pied de la descente, ou qui en est trop éloigné, où qui n'a pas besoin de tout le cours d*e«u, peut creuser dans le thalweg de la plaine, en observant, toutefois, de se rapprocher autant que possible du pied d'une descente, afin de s'épargner une partie de la profondeur et de trouver une plus grande quantité d'eau.
' Il y a des plaines à pente douce et uniforme, aous lesquelles existent des nappes d'eau courante, peu profondes, s'étendant d'une côtière à l'autre, et où l'art d'indiquer les sources est tout à fait inutile. Dès qu'on sait que quelques fouilles y ont été faites ^ et là avëc plein succès,'^aettn peut y creuser ii sa commodité, ave(HNÎÉKrance de trouver Teau à la même profondeur que ses voisins. Pour qu'il en soit ainsi , la plaine doit réunir trois conditions : V recevoir du vallon, ou des vallons qui s'y déchargient, une ou plusieurs sources très-conndéraUes; 2* être composée, jusqu'à une certaine profondeur, de cailloux, de gravier et de sable, qui laissent à l'eau la liberté de se répandre partout; 3° avoir sous le terrain désagrégé une coudio iniperméabli^
parallèle à la surface, et d*uiie grande étendue.
Dans le» plaines composées de terrain de transport^ entrecoupées de couches alteroativement perodéables et imperméables^ nonnseuiem^t les sour^ ees 8*étenéént en nappes plus ou moins larges, mais encore en creusant profondément on trouve plusieurs nappes d'eau superposées les unes aui autres, et marchant séparément chacune dans sa couche perméable* Celui qui ea musant a atteint une Happe d'eau qu'il trouve insuffisante, n'a qu'à continuer de creuser jusqu'à ce qu'il en ait trouvé une OU plusieurs qui lui fournissent toute Teau qu'il désire; car, généralement parlant, phis ôn descend dans ces sortes de terr«(in«, plus on tropire les nappes d'eau abondantes Ci). . , . ^
(i) C'est ce que j'ai éprouve dans un très-grand nombre d'endroits, et ce que l'on peut remarquer dans le Mémoire, qui fut public par M. Nadault sur un puits creusé, an temps de Bufibn,dans un petit vallon de Monlbard. a A 8 pieds de proa fondeur, dit le Mémoire, on s'aperçut d'une petite source « d'eau. A la profondeur de 16 pieds, l'eau se répandit dans la a fouille, et elle paraissait sorlirdetoutelacirconfércnce par de a petites sources qui fournissaient 10 à 11 pouces d'eau pena dant la nuit. L'eau continuait toujours à se répandre, et V l'ouvrage ayant été disconlinucpendanthuit jours, la fouille « étant alors profonde de 30 pieds, elle s'éleva k la hauteur « de 10. Lorsqu'on l'eut épuisée pour continuer le travail, les 0 ouvriers en trouvaient le matin un peu plus d'un pied, qui a tombait pendant la nuit au fond de la fouille. A celte pro- « fondeur (oO pieds), on cessa de creuser, et l'eau s'éleva peu « à peu à la hauteur de 30 pieds. »
« Nous pensons qu'on trouvera plusieurs niveaux d'eau or dansçhaque formation* » Hcricart de Thury.
Dans les basses plaines qui ont un cours d'éau visible, soit permanent, soit temporaire, ce cours d*eau
est ordinairement beaucoup plus sinueux que le thalweg invisible qui conduit la source. En se portant alternativement d'un pied de coteau à Tautre, ii tra*<vene et retraverse bien des fois le thalweg invîsibtei et ne concorde avec lui que dans de courts trajets (voyez ce qui a été dit au chapitre précédent). Celui qui, pour mettre une source au jour, se trouve obligé de placer la fouille dans le caiMl même ducourii d'eau visible^doît préalablement creuser pour celuici un autre canal qui passe à plusieurs mèlves de là fouille, et même établir le long du nouveau canal une digue assez élevée pour préserver de toute inondation la source ainsi que le creux qui sera fait pour la maintenir au jour. Pour épargner les frais de ce fossé de dérivation, il est beaucoup mieux, lorsqu'on est propriétaire du terrain qu'embrasse un des tournants du cours d'eau visible, d'en profiter pour placer la fouille vers le milieu de l'espace qu'il comprend, afîn qu'elle soit à la plus grande distance possible des bords du cours d'eau visible, et que ses eaux ne puissent jamais venir se mêler à celtes de la source, soit par inondation, soit par filtration.
Il y a de basses plaines, d'une grande largeur et fort prolongées, dans lesquelles on ne peut creuser sur le thalweg longitudinal et principal, parce qu'il se trouve occupé par un cours d'eau permanent. Lors même qu'il n'y a pas de cours d'eau visible, il arrive souvent que ce thalweg passe hors de la propriété do celui qui veut la source, ou qu'il est 4rop
ôloignc de son Iiabilation. Il faut dans ces trois cas placer la fouille sur un des thahvejïs latéraux. Quoique les vallons, les gorges et les plis de terrain s'arrêteni tous à Tarrivce de la plaine, les cours d'eau souterrains qu'ils amènent ne s'y arrêtent pas; mais ils continuent de marcher sous la plaine jusqu'au cours d'eau principal. Le thalweg, que chacun de ces cours d'eau latéraux suit dans la plaine, est ordinairement reconnaissable, quoiqu'il soit parfois trèspou déprime. S'il est entièrement effacé, il est du moins visible à l'issue du vallon et au point où il se réunit au thalweg principal, et ces deux points suffisent pour faire connaître la ligne qu'il suit dans la partie de la plaine où il est entièrement effacé. On peut encore s'aider de l'axe du vallon latéral qui a conduit la source, et placer la fouille sur la ligne qui est indiquée par cet axe et par ce qui a été dit sur les lois qui régissent les cours d'eau visibles.
Sources sur les monlngnes.
Les sources ne se trouvent pas seulement au thalweg de chaque vallée, vallon, gorge, etc.; elles se trouvent encore sur les montagnes et collines de toute hauteur et sur leurs versants. Dans ces deux cas leur découverte demande quelques observations spéciales.
Toute montagne et colline est terminée en haut par un sommet aigu , par un sommet arrondi en forme de d^me, par une crête de partage prolongée et plus ou moins aiguë, ou par un plateau.
Lorsqu'une monlaf^ne ou coUine est terminée par une arête aiguë, on par un sommet aigu ou arrondi en forme de àème^ il est impossible qu'il existe une
source sur l'arête ou au sommet absolu ment pris(1). Si le terrain est imperméable et qu'il y ait un creux, il peut, saostdoute» s'y trouver une flaque d*eau ou même un lac rempli d-eaux pluviales, Émis ce creux n*est jamais aKmenté par une source. Curieux de vérifier un fait qui m'avait toujours paru impossible, j'ai visité plus de cent montagnes, grandes ou petites, sur lesquelles on m'avait assuré qu'il y avait une source tout à fait au sommet. Je n^ai pas-lrouvé une seule^is que cela fât vrai ; partout la source a été dominée par un terrain de quelques mètres d'é* paisseur, et dont l'étendue était proportionnée au volume de la source.
. Tout ce que de modernes hydrographes ont dé* bité su^ les prétendus siphons renversés qu i , partant de montagnes plus élevées, traverseraient des vallées, souvent très-nombreuses et très-profondes, tout exprès pour venir verser une petite source au sommet d'une montagne moins élevée, n'est appuyé d'aucuà âut. On n'a jamais intercepté un ooun d'eau souter* nûn qui ait fût tarir une fontaine placée vers le haut
(1) NuUi unquam fontes in summo montis verttce erum" puni, autadeoprope cacumeny quinsemper supermineai partie aliqua superior» Rob. Plot, de origine font. — Il ne peut pas arriver, dit Plucbe, p^mie towree coule du haut d'une moft' tagne, ?H ne se trouve ttu moins quelques Mtes dé terre plus élevée. Ëntret. XXI.
dune montagno, et on n'a jamais vu une' source sortir de terre au point le plus élevé.
Dans les chaînes de montagnes on Irouve quelquefois une cime qui verse une source sur Tarète d'un coi; mais ce n'est pas sur Tarête même du coi que la source se forme; elle provient de toute la masse de terrain qui compose la cime voisiney qui souvent formerait, elle seule, une véritable montagne, et qui verse ses eaux sur le col parce que ses assises sont inclinées de ce cùté.
Lorsqu'une montagne est terminée par un plateau 8i»cieux, faiblement incliné, recouvert de quelques mètres de terrain perméable reposant sur une couche imperméable, il est rare qu'il n'y ait pas une source qui vient se produire vers le milieu ou au point le plus bas du plateau. Les pluies qui toml>ent beaucoup plus fréquemment sur les mentagnes que dans les basses plaines, la grande étendue des plateiivx et la constitution ordinairement favorable du terrain superficiel, y produisent parfois des sources très-considérables, qui n'ont réellement au-dessus du niveau de leur débouché que quelques mètres de terrain. On y voit même des lacs qui reçoivent de Tamont et des deux côtés, des sources dont ils versent le produit dans des ruisseaux permanents. I^es débouchés de ces sources et ces lacs n'étant dominés que par quelques mètres de terrain, ont fait supposer à un grand nombre de personnes, plus avides de merveilleux que propres à faire des observations exactes, que ces sources sont placées tout à fait au sommet des montagnesy et qu*elles ne peuvent proveuir que de
• monUgpes plus élevées au moyen d'un siphon ren* wrsé.
Si les plateaux qui ont une largeur suffisante, par exemple, de o ou 600 mètres, et un terrain propice, peuvent fournir des sources proportionnées à leur étendue, il n'en est pas de même de ceux qui sont étroits et qui n'ont qu'une cinquantaine de mètres de traversée; on n'y voit pas de source, quand même la constitution et la disposition du terrain seraient favorables, parce que le défaut d'espace Tempêche de s'y former.
Les montagnes coniques et isolées qui ont à leur base moins de 4 ou 500 métrés de diamètre, quelles que soient leur hauteur et constitution, ne peuvent produire à leur pourtour que de très-faibles sources, et le plus souvent elles n'en produisent pas du tout. Il en est de méme.dea collines prolongées qui n'onl, par exomple, que 4 ou "900 mètres d'épaisseur à la base. Si la stratification ainsi que les eaux so partagent à Taxe de la colline, quelque élevée qu'elle soit, elle ne peut produire que des sources petites et peu nombreuses y souvent même, si le terrain est défavorable, elle peut ne pas en produire du tout ; mais si la stratification de la colline amène toutes les eauxd'un côté, cet espace peut suffire pour en former d'assez volumineuses.
Sources sur les versants.
Ce n'est que dans les versanls des montagnes et des collines prolongées et qui ont plusieurs kilo-
mètres d'épaisseur, qu*oa peut trouver des sources importantes. Avant d'indiquer les points les plus favorables qui peuvent s'y trouver, il est me observation qui doit précéder et même dominer toutes les autres : c'est rinclinaison de leur stratification .
i.oiagji'un6 monti^e ou colline prolongée est Burmditée d*un plateau et placée entre deux vallons, le plateau est ordinairement plus incliné vers l'un que vers^Tautre, et ses assises, lorsqu"il y en a, sont parallèles à la surface du plateau. Lorsque la crête de partage se trouve vers le milieu du plateau, les deux vmants ont cbacun sf» assises indinées différemment, leurs pentes sott à peu près égales, et ils amènent, chacun dans son vallon, la même quantité d'eau ; et si la crête est sur ou vers une extrémité, le coteau sous-jacent est le plus rapide, et quelquefois il est escarpé. Les assises ont, dans ce cotéau, leurs télés disposées en forme de gradins.' Tantôt elles s'y montrent à découvert, et tantôt elles sont couvertes par le terrain détritique. Toutes les eaux pluviales qui tombent sur le plateau suivent le versant qui a la pente la plus douce, et vont dans le vallon qui est le plus éldSgné de la crête. On ne doit donc jamais chercher de sources dans le coteau le plus rapide, parce que ses assises, au lieu d'amener les eaux de Tintérieur à l'extérieur de la colline, recueillent non-seulementjcelles qui tombent sur le plateau, mais encore celles qui tombent sur les gradins qui forment leurs afQeuremenls, et les amènent toutes à travers l'épaisseur de la montagne jusqu'au pied du coteau à pente douce. Sachant donc que les
Digiiizea
em qui tombent sur un f hteau desoiodent entre k» ilFatei et en suivent la pente, du plus loin qu'on
l'aperçoit on peut annoncer de quel côté plongent les assises qui composent toute la montagne; de quel c6té il y a des sources, et de quel côté il n'y en a pcnnt(l).
(I) C'est après avoir observé attentivement pendant plusieurs années celte disposition des couches, et avoir approfondi cette autre observation qui est consignée dans le chapitre I" ; Chaque cime d'une crête de montagne est le point de départ de deux rameaux qui prennent des directions oppoiéei, et chaque cqI est le point de départ de deux vallées opposéeSy que, partout où je nie suis trouvé en face d'un versant d'une montagne, j'ai pu, au moyen du côté que je voyais, décrire assez exactement le versant opposé que je n'avais jamais vu, et annoncer ce qui suit : a Du haut de telle cime il « part un rameau ou une colline qui prend telle direction vers « la pente que nous ne voyons pas; un vallon part de tel col, a il a à peu près telle pente et suit telle direction dans le rea vers de la montagne, » et niènie lorsque le terrain était favorable aux sources j'ai dit : a En partant de ce col et suivant « le fond du vallon qui va de l'autre cùlé de la montagne, après o avoir marché environ tant de mètres, on doit trouver une a source qui a à peu près tel volume, et, à partir de celte « source, la pente change et devient plus douce. » Dans tous les départements que j'ai parcourus, des milliers de personnes attesteraient ces faits. Maintenant que le lecteur connaît les données sur lesquelles étaient appuyées ces annonces, il doit trouver qu'elles étaient bien faciles. Cependant, les spectalcui'ii les trouvaient bien extraordinaires.
Voici comment rendent compte de ces désignations deux rédacteurs de journaux qui en avaient été témoins.
/m Gazette du Pérlgord, 10 novembre 1833. « Urdinairea meut, en vopui le versant d'une colline, il (^1. Paramelle;
U peut arriver, sans doute, et j'en i^i vu des eiem* 1^8, que les assises desToehers devraient régiH lièrement amener leseaux vemine vallée , se trouvent
fracturées verticalement jusqu'à la couche imperméable sur laquelle elles reposent, et que cette couche ait une pente opposéeà celle des assises; alors les cours d*eaù, au lieu de continuer leur marche avec les assises, tombent dans les feiiles^ descendent jusqu'à la couche imperméable qui leur présente une pente dillérente, et rélrogradeut pour venir sourdre au
« décrit, comme s'il les avait vus, les mouvements du terrain a qui sont sur le versant opposé. »
La Gaseite du Berri, 27 septembre 1834. a Toutes les perc sonnes qui s'occupent d'agriculture ont entendu parler des « succès obtenus par lH, l'abbé Paramelle dans la recherche c d'eaux vives... Ses connaissances ont acquis un tel degré « de certitude et de précision^ que, placé sur le revers d'un a coteau, il peut, sans commettre une erreur, décrire les on- ^ a dulations et les acddents du terrain du versant opposé, in- « diquertes sources qu'il recèle. Dans les lieux qui lut sont « entièrement inconnus, M. Paramelle voyage toujours seul; « le cours des rivières, la disposition dés terres, sont pour lui . « les indices d'après lesquek il'pent s'orienter et relrouTer sa • route. »
Le Nmtvellitie de Pantaiiier, 47 novembre 1841. « Dépôts « le baroeau des Sarrasins, commune de Bflont-le-Bon, M. Pac ramelle a déclaré qu'il était inutile de passer de l'autre c6té c de la montagne pour visiter lès fermes situées sur le revers « opposé à celui où il se trouvait, parce que les sources ne « sont pas là, a-t-il dit, mais beaucoup plus loin, et elles sont < Irès-abondantcs.En clTet, elles se trouvent à 7 kilomètres du a lien d'où il les annonçait, et sont tellement abondantes, « qu'elles font marcher une scierie. »
pied du coteau le plus rapide ; mais ce ne sont là que des exeeptions, qui ne doivent pas être prises pour règle.
Lorsque les coteaux à pentes rapides sont fort élevés; lorsqu'ils ont, par exemple, deux ou trois cents mètres de hauteur; que le terrain perméable qui les recouvre n'a que quelques mètres d'épaisseur, et que tout le reste du coteau est composé de terrains propres aux sources, il peut s'y former des cours d'eau qui descendent \ers la base de ces coteaux ; mais ils ne sont ni importants, ni nombreux.
Les montagnes et collines qui sont entièrement composées d'argile, surmontées d'un plateau de calcaire jurassique suffisamment- étendu et de huit k une quinzaine de mètres d'épaisseur, produisent ordinairement de nombreuses sources au pied de l'escarpement qui forme le bord inférieur du plateau. Gela a lieu surtout lorsque, entre le dépôt calcaire et l'argile,, il y, a une couche de calcaire marneux. Quelques unes de ces sources sont visibles et la plupart sont cachées. On connaît la présence de celles qui sont cachées au réduit que présente l'escarpement et à une légère dépression ou pli que forme . l'argile vis-à-vis ce réduit. Ce pli de terrain est souvent encombré de blocs de rochers qui se sont détachés du réduit, et parsemé de plantes ou arbustes aquatiques. On ne doit jamais négliger de monter sur le plateau calcaire pour en connaître l'étendue et voir s'il est uni ou plissé. Lorsque sa surface est plissée, chaque pli, arrivant droit au réduit, annonce la source qu'il y amène. Ces sources, toujours de
bonne qualité, soi>l pour la plupart faibles, et elles ne sont abondantes que lorsque la partie du plateau qui les fournit est très-étendue.
A partir de la corniche, la pente d'un ooteau est tantôt unie et sans aucune ride sensible, et tantôt composée d'un seul pli de terrain ; ailleurs, elle est sillonnée par plusieurs dépressions et reliefs plus ou moins prononcés. Parmi ces sillons, les uns vont du haut en bas, les |autres s'effacent dans la pent« ; d*autres y prennent naissance et continuent jusqu'au pied.
Lorsque la pente d'un coteau est absolument unie et sans aucune ride» ce qui arrive très-rarement, il n'y a pas d'autre raison pour creuser à un endroit plutôt qu'à un autre que celle de l'éloiguement de la crête de partage ; car on sait que plus on s'en éloigne, plus le cours d'eau qu'on obtient est considérable. Si donc le point où Ton veut creuser est éloigné, par exemple, de deux ou trois cents mètres de la crête, si la stratification des roches amène les eaux vers la surface, et que l'assise aquifère soit peu profonde, on peut y trouver un grand nombre de filets d'eau qui descendent du coteau, marchant assez près l'un de l'autre; mais, à défaut de vallon ou de pli de terrain pour les concentrer, on n'y en trouve au^ cun qui soit important. Quand on n'a pas d'autre moyen de se procurer de l'eau, on fait à travers le coteau une tranchée horizontale et d'une longueur proportionnée à la quantité d'eau qu'on veut obte* uir (on trouvera ci-après, chapitre xxv, la forme qu'on doit donner à cette tranchée et à l'aqueduc
qu*on doit y construire). Ces filets d*eaii, ainsi interceptés et bien recueillis, finissent souvent par former un cours d'eau assez considérable; et dans mes explorations, ils m'ont souvent fourni le moyen de pourvoir d'eau salubre et permanente un trèsgrand nombre de villages populeux, qui, sans cette tranchée prolongée, n'en auraient jamais possédé.
Si le coteau forme une croupe arrondie depuis le haut jusqu'au bas, quelque peu convexe qu'elle soit, on ne doit pas y chercher d'eau, parce qu'on n'y en trouverait que très-peu ou point.
Si en comparant les deux bords latéraux du coteau avec son milieu on aperçoit que ce milieu est légèrement déprimé, on ne doit point chercher l'eau vers les bords ; mais on doit placer la tranchée vers le milieu où il existe une espèce de thalweg assez large, et dont la tranchée doit comprendre toute la largeur.
Lorsqu'un coteau est sillonné de haut en bas par plusieurs dépressions, le creux que l'on veut faire doit être placé dans le thalweg de l'une d'elles; et si le thalweg présente vers le haut une pente plus rapide que vers le bas, le creux doit être placé précisément au bas de la pente rapide et au point où commence la pente radoucie.
Si un pli de terrain part de la corniche du coteau et s'efface entièrement avant d'arriver en bas, on doit placer la fouille au pied de la corniche, ou du moins aussi près que possible, parce que cette cessation de dépression annonce que le cours d'eau prend de la profondeur à mesure qu'il descend.
Uo des signes les plus ÊiTorables qu'on puisse
avoir de la présence d'une source dans un coteau, est lorsqu'un pli de terrain y prend naissance et continue jusqu'à soa pied. Ën eiïet, toutes les fois qu'il Giîsle une source visible dans un coteau, elle s'épanche au milieu d'un petit cirque qui iorme le commencement du pli de terrain, et elle continue de couler extérieurement jusqu'à son pied. C'est donc ^u fond d'un creux semblable, et à un point analogue, qu'on doit chercher la source cachée qu'on désire.
Les|M>ints d'un versant où les sources cachées
sont plus nombreuses, plus abondantes, moins profondes, et où leur présence est le mieux caractérisée, sont dans la ligne côtière. Ce n'est pas que l'on (uiisse creuser indistinctement sur tous les points de^ cçtte ligne; au contraire, les points favorables ne sa trouvent que d'espace en espace, à des intervalles tantôt assez courts et tantôt assez longs; ii faut donc s'attacher à bien discerner ces points.
. On doit d'abord se bien garder de creuser sur m* cun des points où la côtière fait le tour d'un angle saillant, parce que les croupes des montagnes, des collines, des contreforts et des éperons, sont privées de sources. On doit aussi éviter, autant que possi* Me, de creuser dans les trajets où cette ligne suit le pied d'un coteau uni ou trop court, parce que, avec un creux ordinaire, on ne pourrait y trouver que des filets d'eau peu importants, et le plus souvent n'en rencontrer aucun, à moins d'y faire une tranchée prolongée. Quoique toutes les autres circonstances
du terrain soient favorables, ou doit encore éviter de creuser sur cette ligne dans les endroits qui sont encombrés d'épais éboulis(l ), parce que la hauteur de cet encombrement rendrait la source d'autant plus profonde qu'il serait plus épais ; niais on doit placer les fouilles dans la ligne côtière, et à celui des points suivants que chacun trouvera le plus à sa portée : r Au sommet d'un angle rentrant, autrement dit, h son extrémité la plus reculée; 2" à l'extrémité la plus reculée d'un réduit qui soit au niveau de la plaine et au pied d'un escarpement; T au bas d'un pli de terrain ou au bas d'un ravin, au point où son thahveg et la côtière se croisent; 4" choisir de préférence les points où, au temps des grosses pluies, on voit sourdre des cours d'eau, et ceux où l'on voit croître des arbustes ou des plantes aquatiques.
Certains coteaux se trouvant entièrement composés de rochers, en choisissant le point de la ligne côtière où l'on veut creuser, on doit prendre garde de ne pas placer l'excavation trop près de la base visible du rocher, parce que d'ordinaire sa pente superficielle se continue sous le terrain de transport. Si, après avoir commencé le creusement, on voit qu'on est tombé sur la base du rocher, on doit reculer la fouille, même à plusieurs reprises s'il le faut, jusqu'à ce qu'on voie qu'elle est précisément au pied de la pente soulerrainc du rocher, et qu'elle est placée sur des couches de rocher ou de terre in peu près horizontales.
(t) Voyez te qui a clé dil des cl oulis; thap. iv.
Enreiin d'opUciue à éTÏter.
Nous avons, dit Brisson {Phys.^ n" 1211), une infinité d*illusions d'optique^ d'erreurs de la vue, dont nous ne pouvons nous défendre. Par l'effet d'une de ces erreurs, celui ^ui est placé sur un bateau au milieu d'un étang, au lieu de voir la surface de Teau horizontale, comme elle Test en effet, s'imagine toujours qu elle s'élève autour de lui. S'Use au bord de l'étang, la surface de l'eau lui pa* retira former un vallon dont Taxe vient aboutir à ses pieds, et ce vallon apparent marchera el t^arrétera en même temps que lui.
La même erreur poursuit i'hydroscope lorsqu'il opère Tors lè milieu d'une plaine unie et entièrement découverte. \I1 doit foire la plus grande attentkm à cette erreur d'optique qui lui représente toujours le point où il est comme étant le plus bas, el le terrain environnant comme s'élcvant de tous les c6tés ; en sorte qu'il serait porté à se croire au centre d'un vaste entonnoir très-évasé ; mais ce qui le dé* trompe, c'est qu'il voit que ce centre se meut avee lui. Lorsqu'il opère dans un pli de terrain extrêmement peu déprimé, qui a une plaine large de quelques dizaines de mètres et dans laquelle les eaux sauvées n'ont laissé aucune trace de tbalmg, s'il regarde successivement les deux petits versants, ils lui paraissent plus rapides qu'ils ne le sont en effet, et il lui semble que leurs deux plans viennent se joindre sous ses pieds; s'il i*egarde le pii.de ter-
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rain vers Tamont ou vers Taval. il lui paraît plus déprimé qu'il ne l'est réellement, et croit voir uu vallon prolongé dont le thalweg passe toujours sous ses pieds; quand il traverse *cette petite plaine» le tbalweg parait marcher et s'arrêter en même temps que lui. Il est impossible de se défendre de ces illusions.
Afin de se préserver des erreurs dans lesquelles il pourrait être induit par ces fausses apparences, pour trouver le vrai thalweg, Thydroscope doit dans ce cas aller vers l'amont du pli de terrain jusqu'à cd qu'il voie un point où le thalweg a été marqué par les eaux sauvages, y planter un jalon, descendre en» suite vers l'aval pour y trouver les traces du thaltvegi et y planter un autre jalon. Il est bien rare que ces traces du thalweg ne se trouvent pas à peu de dis« tancé. La ligne que donnent alors les deux jalons est celle que suit le cours d'eau souterrain, et, par conséquent, celle où il faut placer la fouille.
bamMi àtê soimet qui sortent de terre nttarelleineitf.
Après l'étude de la théorie, le meilleur moyen i0 cfMVMttre les points les plus iavorahias pour vmikeê 1m «Avrces au jour, e'est de visiter pendant queïquat
mois un très-grand nombre de sources qui sortent de terre naturellement. A chaque source qu'il rencontrera, l'élève hydroscope examinera le volumo d'eau qu'elUi produit, les couches perméables qui lui Kmt superposées, et la couche impemêaUe qui li conduit hm de terre, leur nature et leur iadi-
naisoti. U parcourra lentement tout Taipont du vaP . Ion ou du pli de terrain qui produit la source, en
examinera le périractre, le thalweg, le terrain de transport, la constitution, la stratification, les pentes des deux coteaux ; en un mot, il tâchera de se bien rendre compte de toutes les circonstances du terrain dans lesquelles chaque source se forme, marche et se met au jour. Après avoir examiné Tamont, il suivra en descendant le thalweg du vallon pour voir si l'eau de la source, après avoir marché sous terre sur un certain espace, rentre sous terre par filtration ou par quelque ouverture, et va reparaître plus bas pour y former une nouvelle fontaine. Lorsque le cas se présentera, il observera combien de fois la même eau paraît et disparaît avant d'arriver au cours d'eau superficiel et permanent dans lequel elle va se jeter.
Lorsque l'élève aura ainsi examiné quelques milliers de sources, il tirera cette conclusion générale, qu'elles se forment, marchent et se produisent différemment, selon les divers terrains, et que, dans chaque espèce de terrain, elles observent une certaine uniforniité. U verra, par exemple, que dânç lës terrains primitifs les sources sont, en général, très-nombreuses, peu profondes, rarement dérangées de leur cours, et d'un petit volume ; que, dans les terrains secondaires, elles sont beaucoup plus rares, plus profondes, plus abondantes, et que leur cours souterrain est assez souvent dérangé. Enfin, il demeurera convaincu que pour creuser avec suc-' CCS il faut imiter la nature, et placer les fouilles
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dans des circonstances de terrain analogues à celles
où les sources se manifestent naturellement.
L'élève qui habite un des départements que j'ai explorés, ou qui eu est à portéCi fera bien d'aller râminer le plus grand nombre possible des indications que j'y ai faîtes, d'observer toutes les circonstances des terraihs^dans lesquels elles sont placées, de demander en chaque endroit quelle quantité d*eau et quelle profondeur j'ai déclarées, de visiter même les localités où j'ai dit qu'il n'y avait pas de source, afin de voir comment la théorie a été appliquée. Cet examen le mettra en état d^indiquer, au premier aspect, non-seulement les sources qui se trouveront près de lui, mais encore celles qui seront éloignées. Pour être en étal d'indiquer les sources, il ne suffit donc pas de bien étudier cette théorie dans le cabinet, ni même de l'apprendre par cœur, il font encore parvenir à une connaissance approfondie des terrains, connaissance qui ne peut être acquise que sur les terrains mêmes.
C'est ainsi qu'après avoir étudié pendant longtemps, et dans des milliers d'endroits, lescirconstan*^ ces du terrain dans lesquelles les sources se mettent, au jour, je parvins, ce à quoi je ne me serais jamais attendu, à pouvoir, en quoique endroit que je fusse conduit, désigner sur-le-champ et exactement, sur tout le terrain qui se trouvait à portée de ma vue, li point où chaque source paraissait, et même en dire le volume toutes les fois que je pouvais voir l-éten^ due de son bassin. Ce n'est pas seulement quelque-* fois que ces désignations ont eu lieu ; pendant les
vingt dernières années de mes tournées, étant à une demi-licuc, et mêmeà une lieucde distance d'unecôte que je n'avais plus vue, à la demande des curieux qui me suivaient, j'ai eu presque tous les jours occasion d'indiquer avec précision toutes les sources qui s'y montraient. Je disais, par exemple : à tant de pas, au levant ou au couchant, au nord ou au midi, de telle maison, de tel arbre, de tel buisson, il y a une source visible qui a tel volume. Chaque habitant de l'endroit répondait : C'est vvaiy Monsieur, c'est très" vrai\ comment pouvez-vous le savoir? Cette simple application des notions que contient ce Traité était un prodige pour eux. Voici comment certains journaux ont rendu compte de quelques-unes de ces désignalions, que je cite comme encouragement aux jeunes hydroscopes.
La Gazette du Périgordy 16 novembre 1833 :
c En arrivant pour la première fois à Périgueux, au milieu d'une douzaine de spectateurs réunis sur la terrasse de M. le maire de la ville, et en présence de ce magistrat) le savant hydrognoste désigna du doigt, avec la plus grande précision et à une grande distance, sept sources qu'il déclara être les seules de ce côté ; sur sept désignations, il se trouva cinq sources déjà connues des spectateurs. Du haut du camp de César, et toujours suivi du même cortège, M. Paramelle indiqua également, à la grande surprise des assistants, le point précis où devaient sourdre les quatre sources qui sont sur la rive droite de Tlsle, près Périgueux ; celle du Toulon ; une autre près la
propriété de M. Raynaud; celles de l'Arceau et du puits de ïourny, qu'il n'avait pu connaître encore, A Thivicrs, en présence du juge de paix, il avait également désigné toutes les sources des environs. Nous pourrions multiplier à l'infini des citations de semblables expériences, qui sont ordinairement le prélude des recherches de M.Paramelle. Partout où notre géognoste parait , il désigne sur-le-champ toutes les sources qui s'y trouvent, cachées ou apparentes.
« M. Paramelle répète sans cesse, avec modestie, que sa théorie n'est point infaillible, puisque, sur quarante-sept tentatives, trois ont été infructueuses, et que sa découverte a encore besoin d'être perfec-* tionnée. b
Le Courrier du Midi, Joumalde l'Hérault, 24 avril 1841 . On nous écrit de Bédarieux, le 19 avril :
« M. l'abbé Paramelle a séjourné une semaine au milieu de nous. Cet homme, que ses longs travaux géologiques rendent si éminemment capable, était l'objet de la plus vive curiosité. C'était à qui pouvait 8e porter sur son passage pour examiner sa physionomie. Dès le lendemain de son arrivée, il a commencé ses excursions. C'était vraiment curieux quo de le voir à travers champs, suivi d'une escorte de quarante à cinquante hommes, signaler à cette colonne, avide de l'entendre, la présence de l'eau, U plus souvent à une distance de 300 pas, analyser la nature du terrain, indiquer la profondeur de chaque source, et tout cela avec une précision telle, qu*on
•si forcé de reconnaître qu'il y a en lui une faculté ÎDfitincUve, développée au plus haut degré. »
VÉcho des Cevennes. 29 mai 1841 : a Quels sont les procédés géologiques employés par cet homme étonnant dans la découverte des courants d'eau? quelle est la méthode particulière qu'il s'est faite à&as cette science? Nous l'ignorons ; mais on peut penser qu'il est le premier, le seul peut-être, qui, dans les temps antiques et modernes, ait possédé à un degré aussi éminent cette faculté toute spéciale.
« Ce qu'il y a de certain^ c'est que, sans préoccupation, sans effort apparent, il désigne, à des distances considérables, les sources que contiennent les localités voisines.
« Dès son arrivée au Vigan, il fut conduit dans une propriété située par-dessus le roc de Bourque» De là) à Tœil nu, en présence de huit ou dix personnes, dont nous faisions partie, il a indiqué, dans un circuit d'une lieue, environ dix à douze fontaines, toutes connues des assistants. Ses indications étaient qn ne peut plus précises, et ceux qui l'environnaient, rendant témoignage à l'exactitude et à la vérité, ne pouvaient se lasser d*admirer cet homme prodigieux. »
. Le Courrier du Gard. 1" avril 1842 : c Tout le nonde a pu le Toir indiquer de très-loin, à Faspect général du pays, remplacement des sources cod-
nues, que lui seul n'avait jamais vues et dont il n'aivait pu s'approcher. »
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Le Nouvelliste de Pontarlier, 17 novembre 1844 : « Quoiqu'on fût encore à un quart-d'heure de distance de la source, et qu'il fût impossible de l'apercevoir à cause du terrain couvert de hêtres touiïus et de broussailles très-épaisses, il a indiqué la source avec une précision étonnante : c Elle est là, vis-àvis ce sapin, conservez-la, a-t-il dit, vouloir l'augmenter, c'est la perdre. » Puis, sans l'avoir jamais vue, il a dépeint la source de l'orbe qui jaillit auprès de la Dent-du'Vaulion, Portant ses regards sur le Moiit^Tendre y il a dit à ceux qui l'entouraient : f( Le versant du nord-ouest n'a pas de source, maïs l'autre versant les a toutes; et les personnes accoutumées à visiter ce pays savent que le jugement porté par M. Paramelle est parfaitement exact. M. Pararaelle a prouvé son savoir et étonné les habitants par l'indication exacte, depuis loin, des sources et cours d'eau et de la qualité bonne ou mauvaise de leurs eaux. »
Même journal^ 27 octobre 1844. * Le savant hydroscope a suivi la source et est allé droit à un creux qu'il n'avait certainement jamais vu, et où elle sort de terre. Aux hôpitaux neufs, il a marqué du doigt la seule source qui y existe. •
La Sentinelle du Jura, ii novembre 1844.
< M. l'abbé Paramelle, du chàlet de M. Frédéric Gauthier, a examiné les collines qui ceignent au Nord le bassin dans lequel est bâtie la ville de Lons-le- Saulnier, et de ce point il a indiqué, avec une Sji-
gacitè et une précision vraiment inconcevabidi, la place tt rimportance de plusieurs sources, eoDoues dftontieiauditeuTByniaisqu'iln'ajamaismitées. »
Le Journal de l'Ain^ 14 avril 1845. < Dans ses courses exploratWes, 11 voyage toujours à cheval.
Voici comment il opère quand il se rend dans la localité fixée par son invariable itinéraire: d'aussi loin qu'il peut l'apercevoir, il en saisit promptement Tensemble géologique. Quand il a*arrète sur son cheval et qu'il porte au loin son regard scrutateur^ des rayons lumineux partent de ses yeux et semblent pénétrer les entrailles de la terre. S'adressant alors aux personnes de sa suite, il indique à plusieurs kilomètres de distance des sources qui, pour lui étranger, ne sont jalonnées que par le sommet d'un arbre, Téchancrure d'une colline, un chemin ou un rocher. Le contrôle de cette indication, qui se fait à l'instant même par les gens du pays, en démontre toujours la précise exactitude. »
Le Journal de Saône'et-Loirej 10 octobre 1846. « Avant-hier, M. l'abbé Paramelle, accompagné de M. le préfet, de MM. les adjoints, de plusieurs menbref du conseil municipal, de M. Vinsac, agent-* voyer d'arrondissement, de M. Guillemin, architecte de la ville et de quelques curieux, a exploré les terrains qui bornent la côte nord^est de Màcon. Le célèbre bydroscope a étonné toute l'assistance par h précision extraordinaire avec laquelle, à des distances considérables, il désignait les sources connues el inconnues à portée desquelles il passait. »
Mme jà^mai^ 4 novembre 1846. c Le lundi octobre dernier, M. Tabbé Parametle, accom^
pagné de MM. les adjoints au maire, de plusieurs membres du conseil municipal et d'une nombreuse assistance, a parcouru les alentours de CharoUes» dans le but d'y découvrir des sources assez abon-* dantes pour satisMre à tous les besoins de la ville. Ap#ètf avoir, avec une précision et une rapidité surprenantes, signalé toutes les sources déjà connues, il en a découvert deux nouvelles, d'un volume considérable. M. Paramelle a si^^alé les nombreuse» sources existantes, et dont aucun travail apparent n% révélait la présence. •
L'Espérance de Nancy , iô mai 1847. « Un des moments les plus saisissants, c'est quand du haut d'une éminence à vaste horizon, Tabbé Paramelle se met à indiquer toutes les sources cachées ou connues de la contrée, quelque éloignées soient-elles. Nous avons joui de ce magnifique et merveilleux spectacle, sur le coteau de TAufremont. Le géologue était là entouré des notables du chef-lieu des Vosges; sans avoir parcouru le pays, mais à la simple in«spectîon des lieux, il désignait toutes les sources qui devaient exister au loin dans les environs. Rien de plus curieux que Tétonnement de tous les spectateurs qui, connaissant la contrée, savaient que ses calculs étaient vrais. »
La Tribune de Beaune^ \ avril 1849. « Il indique les lieux où il faut creuser pour y trouver des
lôO
sources, avec une rapidité et une précision incroyables ; et là où il y ea a de connues des seuls halM*> lants du pays, il y va droil, sans indication aucune; ou bien si les sources sont trop éloignées, ou qu'il en soit séparé par un obstacle, Tabbé les indique dti doigt, au grand ébaliissement des vignerons qui le suivent en foule. M. Tabbé Paramelle est un savant pratique, qui rend d'immenses services aux pays qu'il traverse, et dont nous respectons le caractère autant que nous admirons la science, »
GHAPITAfi Wil.
Wùfm% M Gorounu la ntovoHDiu» d'ure loimcx.
La fbuiUe que l'on ^eut fiure pour mettre vm «raree au jour peut être placée^ comme il vient d'être dit, dans le thalweg d'un vallon, dans la ligne côtière, dans un coteau, à sa corniche^ ou sur un pbteau.
4* Quand <m vmit creuBor dana le thalweg d'un fdkm, il faut examiner si la source s'y montre déjà
en un ou plusieurs endroits, soit naturellement, soit dans quelque creux fait de main d'homme, et surtout si elle se montre au-dessous et non loin de Tendroit oii Ton veut creuser» Chaque apparition de, la source est un point de repère d'ob l'on part pour connaître, par un nivellement, de combien le point où Ton veut creuser est plus élevé que le débouché de la source. La différence de niveau qui se trouve entie ces deux points est la profondeur de ksource, moins quelque chose; car la source sous Iweaune pente quelconque, et cette pente garantit qu'on ne
sera pas obligé de creuser jusqu'au niveau de son dégorgement. Toutefois si la source sort de terre par un
mouvement ascensionnel, et que l'on puisse sonder la profondeur de la colonne d^eau ascendante, il faut niveler^ non pas à partir de la surface de Teau de la source^ mais à partir du fond Û0 sod conduit vertical.
Si le point où Ton veut creuser n*est qu'à quelques centaines de mètres a une rivière ou d'un ruisseau dont l'écoulement est continuel^ et que la source ne paraisse pas dans la plaine, on doit s'assurer par soimême ou par des informations^ si, lors d^ basses eaux, elle ne se manifeste pas dans la berge, ou au fond du canal du cours d*eau, par un conduit venant de bas en haut. Dans l'un et l'autre cas, on n'a qu'à niveler, comme il vient d'être dit, soit dq^vti le débouché de la source dans hhbeif;ey soit dqndt le fond du conduit vertical, et on peut être assuré qu'on ne sera pas obligé d'aller puiser l'eau jusqu'au niveau du fond du conduit, ni même jusqu'au niveau du fond de la rivière ou du ruisseau; car l'eau de la source s'élèvera et se maintiendra di&a le nouveau creux, an moins an niveau do eamru d'eau visible.
2" Lorsque la source que conduit un vallon ne se manifeste sur aucun point, ou que le point où elle se montre est trop éloigné, on à un nbfeêa irep ïm par rapport au point oh For veut creuser, on peut connaître sa profondeur par l'opération suivante : Les fonds de presque tous les vallons étant comblés de terrain de transport, excepté dans les étrangle-
MiÊSâs, tt dM Hiillien d'expériémcet. oi'ayaiit montié fuela ligne d'intereeétiim des deux eoteaux est généralement la plus grande profondeur à laquelle la source puisse se trouver sous ces encombrements, on détermine, par les moyens qui ont été indiqués, k joiaMii ttel)iig<iè l'e» wiipkcer k fouille, el f|»|fhpt#uiiîakft ; oA irtemiré kj jjrtmtr qu'a y » ente ce jalon et le pied d'un des coteaux ; <ifHi i ^Pi Ma ce coteau pour connaître sa hauteur et la distance horizontale qu'il y a entre sa corniche et une ligue verticale ({ai #'élèirei^aiti^'w|îed 4u coteau. CeUe IwwkuPL rittri iiliartro fÉ> MipfiiittMii hiuliiiri et distances partielles qu'on a tfoovées dam i è i lia ! tionsdu nivellement. L'opération terminée, on éta-
ÇoDp« dhin Talion dont le fond est comblé ptr lo terrain
de transport.
La distance qu'il y a entre la corniche et la ligne verticale qui j^t du pied du ctteau est à la hauteur
du coteau, comme la distance horizontale qu'il y a entre le pied du ooleau et le pcnnt oii Von leai creuser est à la profixideur de la source. Ainsi^
AB : BC :: CD : DX. En multipliant la hauteur BG par la distance CD, et divisant le produit par la distance AB, on trouvera au quotient la profondeur qu'il y a depuis D jusqu'à qui est le point ail eouk la source.
Lorsque la pente du coteau est uniforme, on peàt se dispenser de la niveler jusqu'au haut; on peut, par exemple, ne niveler que jusqu'au tiers ou au quart de sa hauteur, et le résultat de Topératioa sentie même. .
Lorsque le irallon se compose d^élargissements et de rétrécissements, ce n'est pas dans les rétrécissements qu'il faut employer ce moyen de connaître la {HTotondeur de la souirce; mais on doit faire opération dans Félarglssemeni d'amont ou dahsiselui d'atal, à Tendroit où les pieds des deui coteaux se trouvent le plus éloignés. *
Il est vrai que dans certains'fntftns la source n'est pas à k ligne d'intersection^ et^u'elFe coule à une plus grande profondeur; cel^^rive principaleineiit lorsque les couches des deux coteaux sontfoiiement inclinées, et qu'elles plongent vers le thalweg. Les deux stratifications, étai^ alors disjointes, laissant eMre elles une crcTasse verticale qui ue peut soutenir la source à la jonction de leurs surfaces; mais Cette chance de trouver la source m peu plus protonde qu'on ne l'attendait, n'est qu'exceptionnelle et elle est bien avanlageusement compensée par les
Diyitizea by v^oo^îr
diances, incomparablement plus nombreuses, qu'on a de la trouver moins profonde ; car toutès les fois
que les assises des deux coteaux sont horizonlales et imperméables , il est rare que des assises continues ne se trouvent pas avant la ligne d'intersection que forment les deux coteaux. Le terrain de transport qui encombre le fond du iralton est très* souvent composé de couches alternativement perméables et imperméables qui soutiennent la source bien plus près de la surface du sol qu'on ne pourrait Tespérer d'après l'inclinaison des coteaux.
Lorsqu'une source longe la base d'un escarpe» ment ou d'un coteau extrêmement rapide, le nivellement se fait sur le coteau opposé.
Ces deux moyens de connaître la profondeur d'une source sont applicables, non*>seulement à la fiçurce qui suit le thalweg souterrain, mais encore à toutes celles qui circulent dans la même plaine et à eelks qut^nt aux lignes côtières.
' 3° Les deux moyens qui viennent d'èlrc indiqués n'étant applicables qu'aux sources qui sont dans les basses plaines, lorsqu'on veut connaître la profondeur de celle^^ui sont dans les coteaux oii sur des plateaux, on procède différemment. Ici tout se réduit à la connaissance des couches perméables et imperméables, connaissance qu'on ne peut acquérir que par l'étude des ouvrages de géognoÉI et par de très-nombreuses observations faites sur le terrain. Lorsqu'on est Men fixé sur le point où doit être placée la fouille dans la pente ou la corniche d'un coteau , on part de ce point
et Ton deflwcHid tout au phM 'à quelques dneaitfes
de pas. En desceiuiant on examine attentivement l'inclinaison et la constitution de chaque couche de roche ou de terre. Daus ces sortes de pentes, les tètes des couches sont presque toujours visibles; quand dles ne le sont pu au thalweg même, ^Hes le sont ordinairement à côté , dans quelque escarpement ou pente plus forte, dans quelque ravin ou quelque creux fait de main d'homme. Si l'inclinaison (bs couches est opposée à la pente superfieiUle dA coteau, et qu'an lieu d'amener les eaux hors de la montagne ou colline, elles les amènent au dedans, on ne doit y faire aucune fouille, parce que, comme on l'a vu au chapitre XM, tout coteau dont la stra«r tification est ainsi disposée, est privé de sources. Si les couches sont horizontales, ou inclinées dans le même sens que la superficie du coteau, on ne s'aF* rêtera en descendant à aucune des couches perméa^ blés, mais on s'arrêtera à la première couche imper-^ méable dont on verra Tafileurement, parce que c^est elle qui porte la souroe. En nivelant depuis eietle couche jusqu'au point oh Ton 'veut creuser, on trouvé la vraie profondeur de la soujee. On doit toutefois déduire la hauteur que. peut acquérir la couche imperméable depuis son affleuremest jusquà ce point. Cetle hauteur peut'très-taciléiiient être con4 nue en nivelant la petite partie de la couche qui se montre à l' affleurement; si, par exemple, cette partie est inclinée d ua décimètre sur un mètre, et qUe le point où Ton veut creuser soit à 20 mètres de dislance horixontale, la couche et la source se'
trouveront plus élevées d'environ 20 décimètres au point où l'on veut creuser. .
On procède de la même manière lorsqu'il s'agit de connaître la profondeur d'une source située sur un plateau. Après avoir marqué le point où la fouille doit être faite, on suit le thalweg et l'on se rend au pied de l'escarpement ou de la pente rapide qui forme la corniche du coteau , on nivelle depuis la plus haute couche imperméable qu'on y reconnaît, et l'on procède comme il vient d'être dit pour les sources qu'on veut mettre au jour dans les coteaux.
4" Il y a encore un moyen bien simple de connaître la profondeur des sources , mais il n'est applicable que dans les basses plaines : c'est celui qui a été expliqué dans le chapitre précédent. Si dans la plaine où l'on veut trouver l'eau il y a déjà plusieurs creux qui aient atteint la nappe d'eau à la même profondeur, ou à peu près, pourvu qu'on ait la même nature de terrain , on peut compter de trouver la source à la même profondeur que les voisins.
Ces quatre moyens de connaître la profondeur des sources sont les seuls que trente-trois ans d'études ou d'expériences m'aient fait découvrir. S'ils ne peuvent servir à déterminer dans tous les cas cette profondeur d'une manière rigoureusement exacte, du moins ils résolvent presque toujours la question importante, qui est de savoir le maximum de profondeur que peut avoir une source à l'endroit où l'on veut creuser, et, par conséquent, le maxi-
mum de frais à lEiire pour y anriYer. Celai qui teut k conduire devant sa maison peat*Mfoir aussi, par m simple myeUément , si elle est assaillevée pour arriver au point voulu.