ÉMINEXCES DE LA TERRE
La surface de la terre n'est point unie : au con* traire, efle présente un grand nombre d'élévations et de dépressions, qui ont des formes et conservent entre elles des relations assez constantes. Voici les noms que Ton donne aux élévations et les relations qui eiistent entre elles.
Une montagne est une masse de terrain plus ou moins étendue, et qui s'élève considérablement audessus du sol environnant. La partie la plus élevée est le sommet ou la cime. Les pentes en sont les fUmcs; la base est le plan horizontal sur lequel elle repose ; le pied est le périmètre de ce plan ; sa hau^ leur est la perpendiculaire qui du sommet tombe sur sa base, et son escarpement est le plan à peu près vertical qui forme un de ses côtés. Un plateau est une plaine plus ou moins étendue située sur une montagne. Les petites montagnes prennent le nom de monticule, et les plus petites celui de hutte ou mamelon,
La cime d'une montagne est tantôt arrondie, et forme ud dôme; tantôt elle a toutes ses pentes abruptes, et on la nomme jnc; d'autres fois, elle forme une pointe aiguë très-élancée, et on lui donne le nom d'aiguUle,
11 est rare de trouver des montagnes isolées : quelquefois elles forment des groupes-, le plus souvent, elles sont placées Tune au devant de Tautre, et forment des séries qu'on appelle dudnes de monta' çne$, qui s'étendent dans des directions déterminées, et jettent des ramifications à droite et à gauche .
Le faite d'une chaîne est formé par l'ensemble des crêtes et des sommets de toutes les montagnes qui la composent; ses flancs ou faces portent le nom de versants , parce qu'ils irersent les eaux
dans les plaines; son axe est la ligne que l'on suppose passer par le centre de chaque montagne ; 90n pied est la partie inférieure de chaque versant ; sa largeur se prend d'un pied à l'autre, et sa hauteitr est l'élévation irerticale du Mte au-dessus des deux pieds.
Il n'existe pas de chaîne de montagne dont les ps^rties soient régulières : ainsi le faite présente alternativement des élévations qu'on nomme cimeSf et des abaissements appelés coh: Taxe et les pieds forment partout des lignes courbes très-compliquées; les deux versants sont des surfaces fort ondulées et et très-rarement inclinées de la môme quantité; presque toujours l'un est plus court et d'une pente plus rapide que l'autre. La plus rapide se nomme
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simplement pente , et la moidi rapide contre^
pente.
Le faîte d'une chaîne de montagnes fait la séparalion ou partage des eaux qui, coulant de part et d'autre sur les deux versants, se rendent dans deux rivières différentes.
Chaque cime est le point de départ de deux rameaux qui prennent des directions opposées, et chaque col est le point de départ de deux vallées opposées. Les rameaux qui se détachent de la chaine principale jettent à leur tour de nouvelles ramifications qui portent le nom de contre-farts ou éperons.
Chaque rameau, même chaque contre-fort qui a une certaine longueur, peut être considéré comme une chaîne simple, puisqu'on y trouve toutes les parties d'une chaîne principale.
Une colline est, selon quelques-uns, une éminence placée dans une plaine , détachée des montagnes voisines, et s' élevant au plus à deux ou trois cents mètres. D'autres, en bien plus grand nombrci entendent par le nom de colline tout rameau prolongé qui n*a pas une grande élévation. Je remploierai dans ce dernier sens.
La croupe d'une montagne ou colline est l'extrémité qui vient se terminer à la plaine. Les deux côtés qui forment les parois d'une vallée sont ordinairement formés par une série de croupes qui s'arrêtent à peu près sur une même ligne, et présentent aux yeux du spectateur qui est dans la plaine, les unes la forme d'un trapèze, les autres celle d'un
triangle, et d'autres, à pente radoucie, celle d'un bout de bateau renversé.
La chaîne qui partage les eaux entre dent rivières observe avec celles-d un certain parallélisme, et les rameaux qui s'en détachent vont toujours en s'abaissant et convergeant vers l'aval des rivières aux bords desquelles ils vont expirer.
Les contre-forts, qui forment une série de manie* Ions et de cols, observent la mémç allure à Tégard des ruisseaux qui marchent à leurs pieds.