‹ L'art de découvrir les sourcesChapitre 27 sur 28 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

80CRCI8 TROUVÉES D APRÈS CBIJE THÉORIE.

Le lecteur désirerait sans doute de connaitre exactement toutes leç réussites et non réussites qui me sont arrivées depuis le commencement de mes

explorations, et mon désir le plus ardent serait de le satisfaire ; mais, pour cela, il aurait fallu que tous ceux qui ont fait des fouilles d'après mes indications eussent été exacts à m*en faire connaître les résultats, et MM. les Maires à les constater ; c'est ce que les uns ni les autres n'ont point fait. Comme je m'obligeais par écrit envers chaque particulier à lui rendre les honoraires en cas de non réussite» toutes les non réussites ont été régulièrement constatées par des procès-verbaux, qui ont été remis à MM. les correspondants que j'aNuis établis dans les chefslieux des départements pour rembourser les honoraires; mais, .quand il s'agissait de m'annoncer les réussites et de les constater, il en était tout autre* ment. Malgré les recommandations les plus expresses, que je faisais lors de chaque indication, de me

doûuer avis du résultat de la fouille^ quel qu'il fttt, je puis afnrmer que sur 10,275 Indications que j'ai

faites pendant mes vingt-cinq années d'explorations, il n'y a pas eu cinquante particuliers qui se soient donné la peine de m'écrire pour m'informer des réussites. Les uns ne l'ontpas fait par la crainte que la source ne vtnt à manquer plus tard, et que cette déclaration écrite ne leur ôlàt le droit de redemander les honoraires ; les autres, à défaut de loisir, et les autres, par pure apathie.

Pendant les quatorze premières années, j'ai envoyé à MM. les Maires des communes dans lesquelles étaient situées les sources découvertes, des formules de procès-verbal imprimées, dans lesquelles il n'y avait que qudques mots à intercaleri avec une lettre imprimée, pour les prier de me les renvoyer remplies. Il y en a eu, tout au plus, trois ou quatre surcent qui m ont satisfait ; tous les autres m'ont laissé sans réponse* La plupart de ces magistrats ont reçu jusqa'i cii^^im^^^ ces formules, avec tnvH tatioll» Itératives de les remplir ; enfin, tous ensemble ont reçu, en différents temps, un total de 4,000 formules, et presque toujours inutilement. Dans le mQis.<te.4^çyi^^^ je fis un dernier envoi de 237l9BD9utit^ ces procès-verbaux. Il

ne m'en revint que cinq remplies ; toutes les autres restèrent sans réponse. Dès lors, fatigué et dégoûté df laijre imprimei;i j(i[*expédier et d'affranchir ces for- ]iiu|i(|%g|tji|ettres eiKlÎÉP| perte; voyant d'ailleurs que la valeur de^iî^^MSie était surabondamment constatée par les délibérations du Conseil général qu'on

a Tues, et par les six certificats qui vont être cités, je cessai d'en envoyer, et j'ai laissé les faits parler sèuls dang les dix-sept départements que j'ai explo* rés depuis. -

Voici, tels qu'on me les a rapportés, les motifs pour lesquels MM. les Maires n'ont pas délivré ces certificats :

Chacun d'eux a regardé comme chose indifférente de laissér à constater une réussite qui, selofi lui, ne pouvait rien ajouter au très-grand nombre de celles qui étaient connues. Les uns n'ont pas délivré ces certificats parce qu'ils voulaient s'assurer, pendant un certain nombre d'années, si ta source ne manquerait pas; les autres, parce que, dans l'acte d'indication, je n'avais annoncé qu'une sourcCy et que, dans la fouille, il s'en était trouvé deux^ et quelquefois trais: d'autres, parce que la source s'était trouvée tant soit peU moins profonde que je ne l'avais déclarée ; un très-grand nombre d'autres, parce que, dès sa mise au jour, la source avait rempli d'eau Texcavation, ce qui empêchait de vérifier si elle avait tftrécisément le vohime que j'àvais déchiré, etc.

Far suite de cette universelle négligence que les propriétaires qui ont trouvé leurs sources ont mise à m'en donner avis» et MM. les Maires à les constater, Jé ne ^Sonnais vraisemblablement pas la huitième, ^iit-èire pâi^ même la dixième partie dë celles qill Ônt été mises au jour. Car, sur les 10,275 indications que j'ai faites, j'ai lieu de croire, d'après la marche ordinaire des travaux que j'ai pu observer, qu'on a fait au moif^ de huit à neuf miUe fauUles,

toutefois 1m e ertiflcats que MM. lés Pi<éfets

du Lot m'ont délivrés au fur et à mesure que des procès-Yerbaux de réussite leur ont été envoyés du département du Lot ou d'autres départements, âvet le nombre des non réussites constatées.

€ Préfecture du département du Loi.

€ Le Préfet du département du Lot certifie à qui

4t de droit qu'il résulte des procès-verbaux qui ont

< été dressés par MM. les Maires, et qui sont dépoc sés à la Préfecture, que, sur einquante^trois puits c ou fontaines qui, jusqu^à ce jour, ont été creusés c d'après la théorie de M. TabbéParamelle, hydro- € scope du département du Lot, demeurant à Saint- € Géré, quarante- neuf ont réussi à mettre au jour c des sources salubres et abondantes, et que toutes c ont été trouvées à des profondeurs moindres que € celles qu'il avait fixées.

c Fait en rhôtel de la Préfecture, à Gahors^ le % ë février im.

« Pour le Préfet, et par délégation ;

< Le Doyen du Coiiseil de préfectiiré.

Secrétaire général,

(Ici tK le iceaa de la Préfecturo.) ^ PÉBIBft. »

< Frifeeture du département du Lot»,

€ Le Préfet du département du Lot certifie à qui

< de droit qu'il résulte des procès-verbaux qui ont € été dressés par MM. les Maires et qui sont dépo-

c lét à la Préfecture, qne, sur soixante-quinze puits € ou fontaines, qui, jusqu'à cé jour, ont été creu-

€ sés d'après la théorie de M. Tabbé Paramelle, hy- € droscope du département du Loi, demeurant à « Saint-Céréy soixante-neuf ont réussi à mettre au « jour des sources salubres et abondantes, et que « toutes ont été trouvées à des profondeurs moîn- « dres que celles qu'il avait fixées.

c Fait à Gahors,^ en Thétel de la Prélecture, le « S août 1834.

c Le Préfet du Lot,

(Ici est le sceau de la Préfectare.) D£GOUET« »

t Préfecture du départemeni du Lot.

t Le Préfet du département du Lot certifie à qui « de droit qu'il résulte des procès-verbaux qui ont « été dressés par MM. les maires^ et qui sont déc posés à la Préfecture, que, sur cent treize puits « ou fontaines qui ont été creusés d*après la théorie « de M. l'abbé Çaramelle, hydroscope du départec ment du Lot, cent quatre ont réussi à mettre au « jour des sources salubres et abondantes, et que « toutes ont été trouvées à des profondeurs moin- « dres que celles qu'il avait annoncées.

€ Fait à Cahors, en Thètel de la Préfecture, le € 29 janvier 1836.

a Le Préfet du Lot,

(kl Mt U MMti de U Préfecture.) ^ Dg SiGUa D'ÂGUBaSBàU. >

« Préfecture du déparl^nenU du Lot.

€ Le Maître des requêtes, Préfet du département « du Lot, certifie à qui de droit qu'il résulte des € procès-verbaux qui ont été dréssés par MM. les « Maires et qui sont déposés à la Préfecture^ que, c ^riœntsoixante-quatxyrze puits OU fontaines qui € ont été creusés d'après la théorie de M. l'abbé tt Paramelle, hydroscope du département du Lot, « cent soixante-un ont réussi à mettre au jour des c sources salubres et abondantes, et que toutes ont « été trouvées aux profondeurs qu'il avait annon-* « cées ou à des profondeurs moindres.

« Fait à Gahors, en Tliôtel de la Préfecture, le « 2i novembre 1837.

(Id en le leeu de lâ Préreetare.) « BoBY D£ CuAPELLE. »

c Préfecture du département du Lot,

« Le Maitre des requêtes, Préfet du dépoitement c du Lot, certifie à qui de droit qu'il résulte des

« procès-verbaux qui ont été dressés par MM. les € Maires, et qui sont déposés à la Préfecture, que, c sur deux cent cinquante-deux puits ou fontaines

< qui ont été creusés d'après la théorie de M. Fabbé « Paramelle, hydroscope du département du Lot,

< deux cent trente- quatre ont réussi à mettre au « jour des sources salubres et abondantes, et que « toutes ont été trouvées aux f roCondeurs qu'il

a avait annoucéesy ou à des profondeurs moin- « dres.

« Fait à Cahors, en l'iiôtel de la Préfecture, le 27 « août 1 839.

(ki est 1b sceau de la Préféeture.) « Boir 1» Là GBàiiuui. »

« Préfecture du dépwrtemmi du Lot.

<c Le Maître des requêtes. Préfet du département

« du Lot, certifie à qui de droit qu'il résulte des

« procès-verbaux qui ont été dressés par MM. les

« Maires, et qui sont déposés à la Préfecture, que,

a sur trois cent trente-huit puits ou fontaines qui

« ont été creusés d'après la théorie de M. Tabbé

« Paramelle, hydroscope du département du Lot,

« trois cent cinq ont réussi à mettre an jour des

« sources salubres et abondantes, et que toutes ont

c été trouvées aux profondeurs qu'il avait annon-

c céesy ou à des profondeurs moindres.

« Fait à Cahors, en l'hôtel de la Préfecture, le n 1" f^rier 1843.

(Id esl le sceau de la Préfecture.) « BOBY Ht Là CflàMlâ. •

A la date de ce dernier certihcat, outre les 305 sources découvertes qu'il énonce, j'avais chez moi une liste de 237 autres réussîtes qui m'afaientétéanoon« céas et que je n'aws pu ftdre constater. Depuis aetta époque, il m'en a été annoncé 446 autres, ce qui fait 683 réussites annoncées et non constatées. Presque toutes easréussitaam'ont été annoncées par des jour»

Daux (le département qui me sont tombés sous la maini qu par des habitants des p^ya visttéa^ que k hasan| m'a fait rencontrer dans mes voyagea^ et que j*ai tout lieu de croire bien informés et de bonne foiw

La proportion entre les réussites et les non réussites étant comme on \ient de le voir, restée à peu près la même pendant les quatorze premières années de mes explorations, on n'aura pas de peine à admettre que, pendant les onze dernières, cette proportion s'est au moins maintenue.

Âfia de suppléer au défaut des certificats réguliers qu'il m'a été impossible d'obtenir, et fixer, autant qu'il est en moi, le public sur la valeur de cette théorie, je suis obligé d'avoir recours aux témoignages qui ont été consignés dans certains journaux, qui feront connaître un certain nombre de ses résultats, ainsi que l'opinion qu'on s'en est généralement formée. S'il est vrai qu'on ne doive pas accorder une pleine confiance à un seul journal qui rapporterait une ou deux réussites que j'aurais obtenues dans sa localité, ou qui publierait une opinion individuelle sur ce sujet; néanmoins, lorsqu'un très-grand nombre d'^^f^ eux rapportent des fidts qui se soni passés idan?retir *^6îsinage et qui n'ont pas été contredits par les personnes qui étaient à portée de les véhiier, ces opinions, et les faits nombreux cites à l'appui, finissent par lormer une certitude morale à laquelle un homme sensé ne^refuse pas son asaen» tiraent. C'est sous cette réserve que je crois pouvoir mettre sous les yeux du lecteur les opinions et dé-couvertes de sources relatées dams les joi|rnaiix^ p >

l'Àb&UeduLot, Il noTembre 1829. « M. l'abbé

« Paramelle a entrepris une foule de recherches et « d'expériences sur une grande partie de nos caussêê^i

< basées sur les plus simples théories de la physique : c elles ont presque partout un succès «omplet; elles € témoignent du zèle et de Tintelligence dans lewr « auteur. » ^ • ui-im

La Gazette du Périgord, 6 novembre 1833, après avoir rapporté sept découvertes, ajoute : « Toutes ces déclarations et réussites ont été conc statéesparprocès-yeriMiuxdeMM. les Maires. Sa, a théorie n'est point infaillible, comme il le dit loir a même avec ingénuité ; mais elle étonne les a gens les plus instruits, et détruit rincrédulité|^qui, « d'ordinaire, le précède et ne le suit jamais* j^^^ ,;^^

Même Jaumtdf le 16 novembre l83Sf. « Aujoura d'hui que des faits multipliés et incontestables ont

€ détruit jusqu'à l'ombre du doute dans tous les es- « prits, l'enthousiasme et la confiance la plus aveugle c ont fait place à ce sentiment si naturel de œé-

< fiance sur la solution possible d'un problème qui,

< depuis les Egyptiens, avait occupé tous les peuples « de la terre et les savants de tous les âges. »

Même Journal, le 26 mars 1834. «M. l'abbé Paie ramelle est de retour dans notre département. De « toutes parts les demandes se multiplient sur son « passage ; sa réputation s'est étendue depuis sa der- « nière tournée. I! n'y a plus d'incrédules que ceux « qui n'ont pas vu et qui ne comprennent pas. Ce

« n'est pas nous qui nous chargerons de faire comc prendre ce que nous aurions beaucoup de peine à « expliquer, mais il sera facile de faire voir à tous

« ceux qui ne veulent pas fermer les yeux.

« Les faits sont têtus de leur nature ; les faits sont « donc la meilleure réponse à présenter à ceux qui « doutent encore. »

Le 28 mars iS34|, la même gazette désigne dixsept découvertes, et le SO mars 1834, dix-huit nouvelles découvertes.

VÉcho de Vésone, 9 novembre 1833. « M. Tabbé a Paramelle, si célèbre déjà par ses travaux d'hy- « dPDgnomonie, est arrivé à Périgueux, et, en ce € moment, il parcourt les environs de cette ville,.,

< Il a parcouru successivement les cantons de..., et « partout il a laissé les preuves les plus convain-

< cantes de rinfaillibilité de sa méthode; partout il « a indiqué et fait mettre au jour des sources, ibn- « taines et cours d*eau, dont on n'avait jamais

< soupçonné l'existence. >

Même Jmvmaly le 18 mai 1834. c Les succès que

« M. l'abbé Pararaelle obtient dans la découverte c des sources deviennent de plus eu plus incontes*c tables. Comment, en effet, ne pas se rendre à Téc vidence des chiffres? Les procès-verbaux font foi « que, parmi les sources indiquées et creusées, les € sources trouvées sont aux sources non trouvées ç dans le rapport de treize à un. Le [irocédé de c Tabbé Paramelle a donc pour lui, sinon une en«

^ tière certitude, tout au moins une grande proba- (t bilité de réussite. »

La Gazette du Berry, 27 septembre 1834. « Sa

« science tient vraiment du prodige. Comment

« comprendre qu'à la seule inspection d'une cam-

'« pagne, il puisse dire à coup sûr : « Ici est une

« source; elle a telle profondeur y tel volume; Veau

4 est de bonne ou de mauvaise qualité; elle suit

sL telle ou telle directiofi ? » Voilà pourtant ce qu'il

« exécute tous les jours. »

Le Journal de Savoie, 4 juin 1836. « M, l'abbé « Paramelle... vient de terminer sa tournée dans la u province de Savoie propre, dans laquelle on a < mis au jour savoir : (suit la désignation des sourr « ces) ; elles ont paru précisément à la profondeuv « et sous le volume déclarés. »

La Quotidienne, 7 décembre 1836, rend compte d'un mémoire lu par M. Geoffroy-Saint-Hilaire à l'Académie des sciences, dont elle cite le passage suivant :

« Parmi les ecclésiastiques dont les travaux ont « déjà quelque retentissement, nous citerons l'abbé « Paramelle. Son habileté dans Fart de découvrir <* les sources n'a rien qui tienne des mouvements € instinctifs de la baguette divinatoire, elle repose a sur la science et l'observation.. . Il a acquis par l'ha- « bitude une si grande justesse de coup d'œil, qu'il « lui suffit de la simple inspection du relief du sol, .4 pour indiquer le lieu et la profondeur à laquelle

ff il fftnt noQofir pour rencooinr des émirees. Ses

c résultats heureux ont eu assez de célébrité pour c coQvaiDcre les plus iocrédules. »

Le Bhutenoisy 15 février 1837. «t/ci est une € source^ dit-il à simple inspection; elle a l#Ug c profondewTf volume; l'eau e$i de bmie eu 4e

€ mativaise qualité ; elle suit telle ou telle direct € tion. » Citons un fait entre mille ; Un proprié- € taire avait vu disparaître une source qui arrosait < ses prairies } le bassin où elle s'écoulait aurait été c con^ilé par des pierres. Ngtro hydrosoope fttt prié € de retrouver cette source fugitive. Refusant tout c document^ il désigna bientôt le bassin primitif de f la source, sa direction nouvelle, le point où les « eaux se séparaient» celui oii elles se réunissaient ^ encore une fois. Ces' indications forent trouvées € exactes... Le regard de M. Paramelle semble péf nétrer dans les entrailles de la terre, et les sonder « couche par couche. »

Le Garde national de MarseUlet H avril 1838.

c L'ahbé Paramelle continue ses explorations dans € notre territoire. Jusqu'à ce jour, les recherches

« faites d'après les indications du célèbre hydro- « scope ont produit les meilleurs résultats. » Et il dte trois réussites.

Le Mémorial d*Aix, 19 mai 1838. « Ce que d'or« t gueiUeuses études n'avaient jamais su trouvery-un • fMuvfs eiiré de «ampagne, quelque peu géologue « sans doute, mais surtout grand observateur, vient

« enfin de le découvrir. Ici point d'hésitation, point c de lonfîs calculs. Après un coup d'œil rapide jeté € sur la localité, Tabbé Paramelle indique non-seu- < lement la place où Ton doit chercher la source, « mais encore à quelle profondeur on la rencon- « trera. 11 en prédit le volume, et, chose plus étont( nanle, la qualité. Tout cela est dit avec un tel lace conisme, une telle précision, et en même temps c une telle simplicité, que les plus sceptiques sont € forcés de croire. Du reste, Fabbé Paramelle a déjà c parcouru plusieurs départements, et les journaux « n'ont parlé de lui qu'avec les éloges que mérite sa € précieuse découverte.

€ On conçoit que notre aride Provence, et la ville

€ d'Aix en particulier, ne devaient pas négliger ce

€ secours en quelque sorte providentiel... Aussi,

€ dès l'apparition du bienfaisant indicateur, la foule

€ s'est précipitée sur ses pas. >

' La Gazette du Midi, 24 octobre 1839 :

€ M. l'abbé Paramelle, entré dans le départe-

€ ment du Var le 10 avril dernier, a parcouru les

€ arrondissements de Toulon et de Brignolles. 11 a

c indiqué un nombre considérable de sources, et

c déjà Ton compte une cinquantaine de réussites

€ connues et officiellement constatées. (Suit une

€ liste de 19 découvertes.) Toutes ces sources ont

€ été découvertes à la profondeur exacte indiquée

€ par*M. Paramelle, ou même à une profondeur

€ moindre. Elles sont toutes d'un volume pluscon-

€ sidérable que celui qu'il avait annoncée

€ Les autres résultats ne sont pas eucore.coiuius, c mais ees premières réussites ont imprimé un c mouvement dans les arrondissements de Dragui-

c gnan et de Grasse, que lè nombre de souscrfpf leurs s'est doublé depuis la fin de juin : elles c s'élèvent en ce moment à environ 1,400, etcha- 4 que jour il en arriire de nouveHes à notre préfec* € ture.

€ A la prélecture de Marseille et à la sousc préfecture d'Aix, on a officiellement constaté c soixante-dix réussites obtenues dans le dépar- < tement des Bouches-du-^h6ne« U n*y a encore c que quatre non réussites, et deux officidlement € constatées.

« Ces chiffres et ces noms en disent plus que c toutes les phrases. Quelle est la science qui ait eiji c plus de succès, et ait reçu moins de démentis que c celle de rhabile bydrolscope? »

L'Université Catholique, Paris, lévrier 1840. 9 M. Tabbé Paramelle indique le nombre de mètres « et de décimètres oii Ton doit les découvrir [les € sources), désigne la nature -et l'épaisseur des couc ches à percer, et enfki la quantité d'eau que l'on « trouvera. L'exactitude mille fois éprouvée de toutes « ces indications, et la promptitude avec laquelle « elles sont doftnées, sont véritablement -sùipre-^ « nantes et admirables. > • •

« Dans ces contrées méridionales, les travaux de à M. FaUié Paramelle sont appréciés comme ils mé^ « ritentde l'être, et l'annonce de ton passage é»^

« imit un éf éomeiit : Im popdatioiMi s'èmrâveiit

La UmUhAmergine, 21 décembre 1844* « On lit c dans la Presse : Gràee à la eeience géologique,

« on peut aujourd'hui suivre avec les yeux de l'es- « prit les voies souterraines que l'eau se creuse c dans les profondeurs de la terre. Quoi de plus c . étonnant, jMir exemidey qwb les opén^tions bydrofi scopiques de Fabbé Paramellet Conduisez-le dans € une contrée qui lui soit entîèreraent inconnue j « laissez-le promener quelques heures sur le terri- « loire d'iffie conunuoe, et, en rentrant* il dressera c la carte de tous les cours d*eau cadiés sous la « terre, il décrira leur marche, leur puissance : il € supputera à coup sûr les dépenses que l'on def vra faire pour en tirer parti ; le ^lus mince filet « d'eau ne saurait échapper à sa irue permute* »

Le Courrier de la Montag^ef Journal de PontOT" Ker, 1*' mai 1845. «Les communes du départe-

« ment du Douhs jouissent déjà de trente-huit dé- « couvertes d'après ses indications. >

Le Spectateur de Dijon, 29 mai 1845. < Peut-on « douter ou contester le mérite ou la science de • M. PartHiellayqvaiidclMqiie jour des iutsînnom-- € bnAtês manent attester en sa Arveur? N'aK«s«

« nous pas aujourd'hui vingt-neuf départements a de la France qui ont proclamé hautement les « beureuies découvertes du sataoigéologne? Dans

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« (le Doubs et le Jura) faire retentir les journaux de

< ces merveilleuseBdéeouvertesy désignées «fee une « perspicacité surprenante dans le cours de son « exploration qu*il poursuit actuelleinentt

« Les cantons de Lons-le-Saulnier , Beaufort, t Saint'Amour , Saint-Julien , Orgelet, Conlîége, « et autres, venant d'être explorés, ont aujourdMtui « la satîsfigiction de posséder de nombreuses sourdes

« qui leur étaient inieonnues , et qui paraissaient

« naître sous les pas de ce savant. Les habitants des « villes et des campagnes sont émerveillés. »,

La Sentinelle du Jura, 16 septembre 1845 :

c On nous mande de Saint-Âmour que partout « oii M. l'abbé Païamelle a indiqué des sources dans c les environs de cette ville, sa science géologique t n'a pas été mise une seule fois en défaut. » Suit la liste de quatre découvertes.

Le Journal de Reims. 8 mai 1 846, rendant compte d*une séance de TAcadémie de cette ville, tenue la veille, dit :

c M. Pinon donne copie de différentes lettres de c MM. les Préfets, qui tous attestent rexcellence des « procédés de M. Paramelle pour découvrir lessour-

< CCS et cours d'eau souterrains; d'un rapport fait à

< la Société d'agriculture et de commerce de Rouen c par M. Girardin, professeur distingué de ebimie; « d'un autre rappml à la Société d'agriculture de € Seine-et-Oise, présenté par M. Huot, le continuac teur de Malte-Brun ; un extrait du discours de M. le • Prêtât ^ Seine-^-Oiset où il est dit : Aujeur-*

c d'hui que Texpérience a conGrmé la réalité du « pouvoir de M. l'abbé Pararaelle, on ne saurait trop < populariser sa science dans nos campagnes, et il € faut donner la plus grande publicité aux succès € qu'elle a obtenus. Les faits sont tellement nom- € breux, tellement accumulés, que le doute n*est « plus permis. On évalue à près de 6,000 le nombre « des sources découvertes par ce savant hydroscope c dans plus de trente départements. »

La Gazette de Metz, le 12 janvier 1848, donne une liste de six découvertes obtenues aux environs de Rarabervillers (Vosges), et ajoute :

« 11 y a environ deux mois, des documents offî- « ciels annonçaient que le nombre des sources a trouvées dans les Vosges, était de vingt-cinq. Ce « chiffre est de beaucoup dépassé aujourd'hui ; car <r d'une part, on connaît un assez grand nombre de c( découvertes postérieures à cette époque •, et de « plus il est certain que, soit insouciance ou tout « autre motif, beaucoup de Maires ou de proprié- « taires négligent d'informer l'administration supé- « rieure du succès de leurs recherches. »

Outre les journaux qui viennent d'être cités, j'ai encore dans mon cabinet deux cent soixante^quatre numéros de divers journaux de Paris ou des départements, que messieurs les rédacteurs ont eu l'extrême obligeance de ra'adresser ou que des abonnés ont bien voulu me remettre. Tous rapportent des faits analogues à ceux qu'on vient de lire ou expriment les mêmes opinions. J'arrête ici ces citation»

pour éviter de donner à ce chapitre une excessive et fastidieuse longueur, '

Toutefois, comme il ne suffirait pas» pour fixer le public sur la valeur de cette théorie, de rapporter les témoignages qui lui sont favorables, je dois encore &ire connaître les trois articles de journaux dans lesquels elle a été attaquée. Ce sont les seuls qui soient venus à ma connaissance.

1* VÊcho de Vésone, journal de Périgueux, dans Tautomne de 1833 (je regrette de n'avoir pas le numéro) , publia une lettre qu'un avocat lui avait adressée pour signaler au public une fouille qui avait

été faite sans succès chez son beau-frère, et pour conseiller à tous les propriétaires de ne plus recourir à mes indications.

2* Le Sémaphore de MmetUe^ dans les numéros

des 3 et 4 juillet 1838, contient une dissertation sur mes opérations, dans laquelle un savant, sans citer une seule de mes non réussites, entreprend de preuver que je n'ai jamais trouvé de sources. Voici en propres termes, les assertions qui forment lé fond de cet article : Nous sommes convaincus qu il (M. Paramelle] ne découvre point de sources.,. Il n'est mdlement découvreur de sources... Nous éta^ bUssons que M. ParameUe ne découvre point de sources; qu'il ne procède ni d'après la nature des terrains^ ni d'après la direction et l'inclinaison des couches... et ces conclusions sont poussées jusqu'à t évidonee d'une démonstration.

3** L'ÉcUureur du Jfieft, journal d'Avignon, juillet 1 842, a publié un article sur les magiciens, les devin» et les 8orcierS| à la ûn duquel on lit ce qui suit :

c Que penses-vous de M. Tabbé Paramellet Je c crois qu'il a des connaissances géologiques, car < assez ordinairement il trouve de l'eau. Il serait € plus vrai de dire : // a des impressions ^ des conc vulsions, des sensations , des visions diaboUqmê» c M. Paramelle n'est ni plus habile, ni plus sorcier c que les sorciers ordinaires. Seulement il prend € plus de précautions pour cacher les signes diaboc liqiics qu'il reçoit du malin esprit. Il couvre ses c procédés magiqiies par des apparences et un jar- ' « gon scientifiques. >

Diiferses personnes répondirent immédiatement par la voie des journaux à ces tentatives d'attaque, en citant mes réussites journalières. Pour moi, je n'ai jamais dit ni écrit un mot tendant à les réfuter, et je pense qu'il serait fort inutile de le foire a^|ou^d'hui.

Tels sont les documents pour et contre que je puis fournir relativement aux résultats de cette théorie. On sent combien doit être irif le regret que j'éprouve de ne pouvoir, par des certificats authentiques, faire connaître exactement toutes les réussites et non réussites qui me sont arrivées; ce qui m*aurait épargné le désagrément de citer des journaux qui ont jugé à propos de mêler à leurs rapports des éloges que je suis loin de mériter. Ce qu'il y a de certain, c'est que quand même on n'aurait aucun égard à ce qui est rapporté dans les feuilles publi-

ques, ni à ce qui m'a été annoncé, et qu*on voudrait s'en tenir strictement aux réussites et non réussites constatées à la Préfecture du Lot, en prenant le terme moyen des unes et des autres, on trouve que les non réussites fbrment environ le douzième des rêus^ sites; ce qui dépasse de beaucoup les promesses que je fis au Conseil général, et même mes premières espérances.

Telle est dans toute sa simplicité la théorie sur taft de découvrir les sources, que j'ai appliquée durant un quart de siècle dans quarante départements, et que je viens d'expliquer le mieux qu'il m'a été possible. Celui qui en iera l'application et réussm dans une plus forte proportion^ prouvera qu'il Fa perfefllionnée ; et celui qui réussira dans un« moindre proportion, prouvera que je n'ai pas su rexpliquer, ou qu'il n'a pas su k comprendre.

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