‹ L'art de découvrir les sourcesChapitre 4 sur 28 · CHAPITRE iU · texte numérisé non relu

CHAPITRE iU

IXAMErC DBS HACTBimS.

Afin d'être bien fixé sur toutes Jes dcnominalions qui viennent d'être exphquécs, et d'en faire une application exacte toutes les fois que Teccasion s'en présentera, ii m suffit pas de les lire attentivement, ni d'en faire Tapplicttion àe mémoire à des terrains connus, le lecteur doit indispensablemcnl parcourir et bien examiner en détail plusieurs montagnes et collines de sa contrée, bi sou département se compose de .diverses espèces de sols, si, par exemple, une partie est granitique, l'autre calcaire, l'autre marneuse, etc., lu configuration d*un terrain n'étant pas tout à fait semblable à celles des autres, il doit en étudier au moins deux ou trois dans chaque nature de sol .

Il y a en France une chaîne principale qui fait la séparation des eaux entre l'Océan et la Méditerranée. Après avoir traverse l'Asie et l'Europe, cette chaîne, sortant de la Suisse, entre en France par la commune des Housses (Jura), suit à peu près la fron«

tîère jusqu'à Verrières-de-Joux (Doiibs), où elle retourne en Suisse. Elle rentre en France près Ferrette, et traverse nos départements dans Tordre qui 8uf^: le Haut Rbini les Vosges, la Haute-Marne, la Gâte^d'Or, Sa6ne-et-Loire, le Rhône, TArdèche, la Lozère, le Gard, rÀTeyron, THérault, la Haute-Garonne, l'Ande, l'Ariége et les Pyrénées-Orientales; de là, elle suit le faite des Pyrénées, et sert de frontière jusqu'au-dessus de Saint-Béat (Haute-Garonne), où elle entre en Espagne. L*ètude de cette grande chaîne n'a d'importance que pour ceux qui ont ii découvrir des sources non loin de son faîte. , r Dans chaque département, on peut considérer comme chaîne principale celle qui le traverse eutiènnent : ainsi, dans le département du Lot, il y a àm chaînes de montagnes ou croies élevées, allant d^^Fest à Touest, qui ^rvent à partager les eaux entre ses rivières. La principale de ces créles, celle qui partage les eaux entre le Lot et la Dordogne, fltmi du Cantal, et arrive dans le département à La- ]É|Éf^de-du-Haut-Mont, passe à La Tronquière, à filiiilt-Médard-Nicourby, à Bouxal, à Puy-les-Martres, à Sonac, à Flaujao, à Reilhac, à Lunegarde, à Fontanes, à Labastide-Murat, à Montamel, à I^fontgesty, «iGlndou, à Gazais, et enfin, à Boissiérette, où elle entre dans le département de la Dordogne ; celle qui vient de TAvcyron et partage les eaux entre le Lot et la Garonne, entre dans le département du Lot à Puv-la-Garde , traverse les communes de Beauregard, Varayre, Bach, Yaylats, Lalbenque, THospitalet, Labastide-Marniac, Villesèque, Farguei

et Sanx, où oUe entre dans le département de Lot-et-Garonne.

C'est du haut de ces crêtes que partent ces innombrables rameaux, qui subissent en descendant tant de bifurcations, e*t Jes vallons principaux qui en reçoivent Uli si grand nombre d'autres, et qui vont.se terminer à leurs rivières respectives.

Commençant son examen par les hauteurs, Télève doit d'abord marcher pendant quelques lieues sur une chaîne principale» aller ensuite parcourir dans toute leur longueur quelques-uns des graoïds rameaux de sa contrée, se tenir «ur le fkfte, avancer lentement, examiner attentivement les deux versants, l'allure de tous les contre-forts et éperons qui s'en détachent, et donner 4 chaque élévation le nom qui lui est propre.

Phcé d'abord sur la cime de la chaîne principale, au point d'où part le rameau qu'il veut explorer, il voit un autre rameau qui part du même point, et qui se dirige du côté opposé. A droite et à gauche, il voit sur le faite de la chaîne principale d'autres cimes plus ou moins éloignées, d'où partent d'autres nh meaux qui marchent à peu près parallèlement à celui qu'il va explorer, et qui vont se terminer, les uns aux confluents de divers ruisseaux, et les autres se prolongent jusqu'aux bords de la même rivière. Quoique leurs faites soient composés de cimes et de cols plus ou moins découpés, l'ensemUe de ebiAlue crête va toujours en s'abaissant jusqu'à ce qu'elle expire au bord de la rivière.

Ën partant de la chaîne principale, l'explorateur

descend ordinairement par une pente rapide jusqu'au premier col du rameau, et monte sur la première cime, d'où se détache un ou deux contre-forts; arrivé sur cbaquc nouvelle cime, il en voit se déta« cher de nouveaux, qui sont toujours moins élevés que le rameau principal, et vont en baissant jusqu'à leurs extrémités. Quelques conire-forts sont perpendiculaires à la crcte du rameau ; mais la plupart ne le ^ont pas, et ils convergent vers l'aval de la vallée. Les cimes sont tantôt aiguës ou à arêtes vives, tautdt elles se composent de plateaux plus ou moins larges, plus ou moins longs, sur lesquels on peut toujours^ facilement distinguer le faite. Certains cols sont trèscourts, d'autres fort prolongés, et presque tous sont à arêtes vives. 11 est à propos que l'observateur quitte de temps en temps la crête du rameau qu'il exa^ miuêf pour aller parcourir les^rètes dés principavl:^» *eontre-forts, surtout lorsqu'ils sont fort longs, afin de reconnaître leur configuration, les formes de leurs éperons, leurs petites ramifications, ainsi que leurs ialations avec les contre-forts voisins. Revenant Misuîte sur la crête du rameau ^qui est le principal ebjet de son exploration, à mesure q^il approchera de la rivière, il remarquera que les contre-forts

* deviennent plus rares et moins prolongés, et, qu'à l'approche cîe la rivière, le rameau se termine ordi*

# j;airement par. une croupe, le plus souvent escarpée Oo^N^rt rapide.

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