CHAPITRE VII
mocmu urrÀRiEunE vb la tibre.
Les diverses espèces de terrain qui composent l'écorce du globe ne sont pas placées confusément et au hasard ; elles observent un certain ordre de superposition, et le passage d'un terrain à Tautre, 8*opère aussi selon certaines lois, qu'il est indispensable d'étudier et de se rendre familières pour pouvoir faire quelque progrès dans l'art de découvrir les sources. *
Les espèces de terrain étant eitrémement nombreuses et leurs combinaisons variées à Tinfini, les géologues, pour se faire comprendre, ont été obligés de donner un nom à cbacune , de les diviser, subdiviser et de les décrire séparément. Pour traiter ce sujet à fond, il faudrait donner ici une* description complète de chaque espèce de terrain, ce qui demanderait plusieurs volumes et nous écarterait trop de notre sujet. Ce serait d'ailleurs un travail superflu, puisque toutes ces nomenclatures, divisions et descriptions, se trouvent dans les trai-
tés élémentaires de géologie. Je rae bornerai donc à expliquer ici un certain nombre de termes très-usités dans ce traité, ainsi que dans tous les ouvrages de géologie, et, dans les deux chapitres suivants, je donnerai les descriptions des espèces de terrain les plus nécessaires à connaître.
Une roche est une masse minérale d'un volume très-considérable, et ordinairement dure. Lorsque les roches ont des formes massives, et qu'elles présentent une épaisseur considérable sans être divisée par des joints ou fentes, on les appelle masses non stratifiées; mais d'ordinaire elles ne se présentent point en masses informes ; on y remarque presque toujours une structure particulière : les unes sont divisées en couches, les autres en prismes, les autres en feuillets, etc.
Une couche, que l'on nomme aussi strate, banc^ lit ou assise, est une partie de roche beaucoup plus étendue en longueur et en largeur qu'en épaisseur* Elle est comprise entre deux fentes parallèles entre elles, et parallèles à toutes les autres fentes qui séparent les couches de la même roche. Les fentes qui séparent les couches sont appelées fissures de stra^ tification et les deux surfaces de chaque couche sont les plans de joint. Outre les fissures de stratification, on en observe souvent dans chaque couche une infinité d'autres, qui sont verticales ou obliques par rapport à celles de la stratification, et que Ton nomme fissures accidentelles ; mais au seul aspect il est facile de distinguer les unes des autres, en ce que les fissures de stratification séparent toujours les cou^
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flexions et sont parallèles à la surface de superpo» silion ce que no sont pas les fissures accidentelles.
Les roches schisteuses ne sonl pas seulemeat divisées en strates ou couches, mais eâcore chaque couche est subdivisée en une infinité de teiliets plus ou moins étendus, parallètes entre eux, et parallèles aussi à la stratification de la roche.
La disposition de toutes les couches qui composent une roche est ce que l'on nomme sa ttratifica^ lûm. Les stratifications des différentes rodies sont disposées très^diyerseinent : tantôt elles sont à pen près horizontales, tantôt plus ou moins inclinées et même verticales, et quelquefois contournées ou repliées. On est convenu d'appeler stratification ho" rimUale celle <k»nt les couches sont généndeniient peu inclinées^ .c'est la plus commune» et 9imi^ie&^ Iten inclinée celle dont les couches sont fortement inclinées ou verticales. Ou a désigné sous le nom ée ^t^tification arquée, celle dont les couches qui constituent une montagne ou une coUh^h^' élèvent d*un côté dans le sènê de la pente, se conrlient au sommet, et redescendent avec la pente opposée, ci qui descendent avec la pente d'un coteau, se cour* hent au bas du vallon et se relèvent avec la pente du coteau opposé. On appelle couches contournées celles qui présentent plusieurs courbures dans différaitssens^y
. €omme les couches d'une roche ne sont presque jamais parfaitement horizontales, on y distingue une
incUnaison et une direction. L'inclinaison d'une couche est Tapgle que [ses plans de joint foiment ayec l'horizon, et sa direction est celle d'une ligne
horizontale menée sur son plan ; ainsi l'on dit que telle couche est inchnée de tant de degrés, ou qu'elle plonge sous tel angle et que sa direction est vers tel point QKdinal.
Le bord supérievr d'une couche en est la tête: quand cette tète se montre à la surface, on la liomme affleurement, et les autres bords en sont les extrémités. Lorsqu'une couche présente son épaisseur au jour, dans le sens de sa direction, on dît qu'elle est sur sa tranche. L'épaisseur d'une couche est appelée sa puissance.
Lorsque deux ou plusieurs roches, placées l'une sur l'autre ou l'une à càiè de l'autre, ont leurs couches parallèles^ on dit que leurs stratifications sont eancorâmites ; lorsque, au contraire, leur inclinaison est différente, leurs stratificatiotts sont discoT" dantcs ou transgressives.
On dit que les couches forment un escarpement lorsqu'elles se terminent d'une manière abrupte.
On donne le nom de faille à une dislocation ou fracture des couches d'une roche, lorsque l'une des deux parties a été baissée ou haussée, et que ses assises ne correspondent plus aux assises de l'autre. Une faille peut être vide ou remplie.
Un dike est une masse pierreuse ou désagr^ée qui est venue occuper l'espace que les deux parties d'une roche disloquée ont laissé entre elles. Sa nature et la disposition de ses parties diffèrent des deux
Oigitized
TOehes qui se sont séparées. Un dike est quelquefois très-mince et peu étendu ; d'autres fois, sa longueur est de quelques kilomètres, son épaisseur de quelques hectomètres et sa profondeur très-considérable.
Le nom de blocs s'applique à des portions de roches cohérentes que l'on trouve sur le sol, ou enfouies dans des masses d'une nature différente et qui ont un volume assez considérable, par exemple, supérieur à une tète d'homme. Leur forme est quelquefois arrondie, d'autres fois anguleuse ou mame« lonnée.