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PERSE

Les Perses, issus de la race aryenne, voient toute la nature comme pénétrée de Dieu, tandis que la race sémitique oppose son Dieu à la nature. Cette nation juive, que Moïse poliça, avait été instruite dans toute la sagesse des Égyptiens, avant de devenir puissante en œuvres et en paroles.

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Dans les livres sacrés des Juifs, à part quelques passages de psaumes et de prophéties qui prêtent aux événements un sens mystique, tout se borne à la vie actuelle. Suivant Leibnitz, le peuple n'était pas admis à la doctrine de l'immortalité de Tàme, et Moïse ne l'avait pas fait rentrer dans ses lois. L'idée de Dieu était pour ces foules, un mélange d'idolâtrie et de polythéisme. Elles étaient attirées surtout par le culte des idoles et pour elles, Jéhovah réprésentait un Dieu particulier plutôt qu'un Dieu unique; elles pensaient même que chaque peuple dût avoir ses dieux.

Le Zend-Avesta était aux Perses ce que la Bible était aux Juifs, et Moïse s'appelle Zoroastre. Adorateurs du soleil, les Perses avaient fait de l'astre du jour, le brillant symbole du dieu spirituel par delà le dieu matériel. Selon Zoroastre, le Bien est l'Etre pur et parfait, s'incarnant dans tout ce qui est lumineux, bon et beau. Le Mal n'est qu'obscurité. De là deux empires; l'Empire des ténèbres, où trône Ahriman ; l'Empire de la lumière, oii domine Ormuzd. L'un est servi par les démons ou esprits des ténèbres, l'autre par les anges ou esprits de lumière. Ormuzd et Ahriman sont toujours en lutte. Mais Ormuzd doit finir par triompher et par régner seul.

Pour se soutenir dans ce combat, l'homme doit glorifier Ormuzd et demander dans ses prières l'as-

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sistaiice des anges. L'heure viendra où le Mal sera détrait, où sera achevée l'œuvre de sanctification universelle, et où les esprits de tous les hommes seront réunis avec tous les purs esprits, dans le sein du grand Esprit.

La notion da Verbe éternel et la distinction du Père, du Fils et de l'Esprit, trinité dont le Soleil, le Feu et l'Air sont le triple symbole, se trouvent dans Zoroastre, ainsi que la conception d'un Médiateur ou d'un Sauveur. C'est en définitive, les premières ébauches de la doctrine qui devait prendre corps plus tard dans le dogme chrétien, faisant surgir la légende, si poétique d'ailleurs, qui représente les Mages venant, sur la foi d'une étoile, adorer le Christ naissant.

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L'architecture religieuse des Perses n'avait pour ainsi dire pas d'existence, car le culte des Perses s'exerçait presque toujours en plein air, sans temples, ni édifices consacrés. Aussi, des édifices religieux des temps les plus reculés de la Perse, n'existe-t-il plus de traces! — cependant, il y a lieu de faire remarquer que dans les autres édifices de cette période, s'ébauche un procédé de construction tout nouveau qui devait dans la suite, inlluencer si forlenient le développement

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de Farchitecture religieuse, dès les premiers âges du christianisme et dont elle lit dans la suite, un usage presque constant. Nous voulons parler des coupoles supportées par des trompes sur les angles et raccordées par des pendentifs, telles qu'elles existaient aux palais de Sarvistan et de Firouz Abad, petits édifices qui paraisssent appartenir à la deuxième dynastie achemenide, antérieure aux dynasties parthes et sassanides.

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