L^ÉVOLUTION GÉNÉRALE
sée issue de Tunité glorieuse. Elle seule doit être définie. C'est ce vers quoi tend toute ligne volontairement exprimée dans un geste harmonieux ; l'effigie n'est qu'une notation toute secondaire. Nous voudrions donc l'artiste plus raisonnable dans le concept de cette effigie. Si l'angle facial, la boite crânienne, les apophyses frontales, peuvent nous révéler la volonté, l'intelligence, la force d'organisation du cerveau penseur, le buste ou le médaillon suffit. Il nous est parfaitement indifférent d'apprécier la longueur toute hypothétique du corps et l'instantanéité de la pose autant que le vêtement offensent le goût. Si l'homme existe dans Factuel, son œuvre se meut dans l'universel et dans l'éternel. C'est de cette substance qu'il faut tirer le monument destiné à diviniser l'homme de pensée.
Avons-nous plus de raison d'être satisfaits à la vue des édifices modernes ? Entre mille exemples, prenons celui d'une mairie. Ce monument collectif, bien qu'ayant perdu une partie d'un caractère qu'il avait au moyen âge, n'en a pas moins conservé dans l'expression de ses attributs, les mêmes organes essentiels qui le distinguaient à cette époque. Le beffroi, dont les cloches annonçaient au peuple, l'ouverture et la clôture des audiences des magistrats de la commune. Le beffroi, dont les cloches sonnaient le tocsin, et appelaient le peuple aux armes pour la revendication de ses droits, est