Acte IV, scène vu
L'homme et la femme qui ne pleurent pas dès la première lecture de ces deux rôles ne les joueront, ne les liront jamais bien.
A qui nous opposerait la fameuse opinion contenue dans le Paradoxe sur le Comédien^ nous soumettrions d'abord ces lignes de Talma * :
« Après avoir avancé que « c'est à la nature à donner « au comédien les qualités extérieures, la Ggure, la « voix, la sensibilité, le jugement et la finesse, et que « c'est àTétude des grands maîtres, à la pratique du « théâtre, au travail, à la réflexion, à perfectionner « les dons de la nature », ce qui est parfaitement juste, il (Diderot) ajoute plus loin, par une contradiction incroyable, « qu'il veut au grand acteur beaucoup de « jugement, qu'il le veut spectateur /roid et tranquille ce de la nature humaine, et qu*il ait par conséquent « beaucoup de finesse et nulle sensibilité. »
Et maintenant, une parenthèse.
Le Paradoxe sur le Comédien ne serait pas de Diderot. C'est ce que, tout récemment, a tenté de prouver M. Ernest Dupuy. Ce livre glorieux serait surtout une compilation de Naigeon, éditeur et ami de Diderot. Quel éditeur! quel amil