‹ L'art de dire: dans la causerie et le discoursChapitre 28 sur 176 · OI, OY · texte numérisé non relu

OI, OY

Grave quand il est circonflexe : cloître, croître; quand il est finalement suivi de Ve, de Vs et de Vx : joie, lamproie, oie; bois, mois, pois (et poids), iroquois, trois; choix, croix, noix, voix.

Aigu dans tout autre cas : /bi, loi^ moi ; oûeau ; froide poil; moyen ^ voyons (moi-yen^ voûyoUy ei non mo-yen^ vo-yon).

On supprime Vi dans oignon (on écrit aussi ognon)^ et il est souvent recommandé d agir de même pour poigne^ poignée^ poignard. Remarquons que la prononciation littérale de ce dernier mot est plus expressive : ne figure-t-elle pas Tacuité de la lame?

Il va sans dire qu'on doit changer oi en ai ouvert dans les mots dont Voltaire, entre autres, a transformé Forthographe : mauvaise^ monnoie, Roide^ que parfois on écrit encore ainsi, peut se prononcer comme froide; mais on écrit et on dit de plus en plus raide,

A suivi de M

Les sons nasals, n'ayant pas de caractères alphabétiques spéciaux, s^orthographient au moyen de Ym ou de Vn s'ajoulant aux lettres-voyelles. Mais dans un grand nombre de mots, une lettre- voyelle suivie de Tm ou de l'n représente un son-voyelle pur.

Dam (préjudice, damnation) se prononce dan.

Voilà un son nasal. On recommande aussi la vilaine prononciation kidan pour quidam.

Mais Ym s articule et l'a prend le son pur dans des mots étrangers : Balaam^ salam.

L'm s'annihile et l'a est grave dans damner, condamner.

A suivi de N

IV s'articule en certains mots étrangers : aiderman.

E suivi de M

A le son nasal an devant 6, p : embargo y empyrée, et dans emm initial : emmailloter.

M finale s'articule : Bethléem. Pas de nasalilé non plus, mais e devient a dans indemnité^ évidemment^ innocemment.

E suivi de N

Se prononce an nasal le plus souvent : énamourer, enorgueillir y cens^ ingrédient (et non ingrédi-in).

Se change en in nasal dans agenda ^ appendice ^ chrétienté^ spencer; dans les terminaisons : Achéen, Dupuytreny excepté quelques noms géographiques comme Ecouen. *

E devient voyelle pureetmi-ouverle(ns'articulant) dans des mots étrangers : Baden, cyclamen. Hymen se prononce imenn ou imin.

La nasalité disparaît encore et Ve devient un a dans hennir^ solennel.

I suivi de M Voyelle pure dans Joachim, par exemple.

O suivi de M

Les livres s'accordent à recommander l'articulation de Vm dans automnal^ ce qui n'a pas lieu dans automne.

U suivi de M

Dans triumvir, par exemple, u se change en o et m s'articule. Umhle (poisson) se prononce on-hle.

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