LONGUES
i"" Une voyelle grave peut être brève (bëc, bref, net) ; mais la plupart du temps elle est longue. La qualité et la quantité, choses pourtant si distinctes, se confondent en ce cas.
Longues, les voyelles circonflexes suivies d'une syllabe féminine : âpre^ âtrCy évêque^ gûépe^ abime^ dôme^ croûte^ embûche^ flûte. Hatzfeld excepte, par exemple, pimbêche, revéche (e moyen), à cause de la consonne forte qui suit.
Longues aussi (ou, tout au moins, moyennes, selon Hatzfeld) devant une autre syllabe que la finale féminine : pâturage, rêverie, bûcher.
On risque bien peu de se tromper en donnant de la longueur à la voyelle grave suivie d'une finale fémine à consonne douce : fable, flamme, cadavre^ aide, aile, aine, haine, phalène, zone, fièvre.
Au est toujours long (il est alors presque toujours grave)quand il s'appuie surjine syllabe finale féminine : aube, ébauche, fraude, baume, aune, pauvre, autre.
2® L'I pseudo-mouillée et l'r, consonnes finales