‹ L'art de dire, dans la lecture et la r©citation, dans la causerie et le descoursChapitre 37 sur 175 · LES MOTS ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

LES MOTS ÉTRANGERS

(yak ou yol); kaiser (ou kaïsr); n giorno (jiorno ou djiorno).

Mais quelques mots et quelques groupes de mots ne peuvent guère ou pas du tout souffrir la prononciation française :

Ancli io son pitlore (an-nki-o son' pit-toré), carcerc duro (car tchéré douro), chi lo sa? (ki lo sa), chi va piano va sano, e pur si muove (é pour si mouové), fwHa francese (fouria frantcliézé), lasciate ogni speranza, voi chenlrate (lachiatc oui spéran-ntsa, voï kin-ntraté.

Vergiss mein niclii (ferkiss main nicht).

For ever (ev-eur), four in hand (for inn hannd), gentleman (djenn-tlemann), God save the King ou ihe Queen (god saive dz' Kinngn, dz Kouinn), highlander (haïlanndeur), high lif'e (haï laïfe), go ahead (ahed), rule Britannia (roule), spleen (splinn), time is money (taïme iz meunei), that is the question (dzat iz dz kouestcheunn), to be or not to be (tou bi), et tous les termes de sports : betting (bet-tinngn), broken-doivn (brôk'n daonn), dead-heat (ded hit), lawn-tennis (lonn ten-nis), outsider (aout-saïdeur), starter (teur), sleeplcchase (stiple-tchaiss), ivalk-over (ouak-oveur).

Quant aux noms propres, ils peuvent tous être prononcés à la française, et il est prudent de prononcer ainsi tous ceux qui proviennent de pays dont on ignore la langue. Il ne faut excepter que quelques noms, Kean, Kcats, Lear, Shakespeare, qui, prononcés autrement qu'ils ne doivent l'être (kinn, kits, lir, shaikspire), choqueraient, seraient incompréhensibles. D'abord, se faire comprendre. Autant nous

I. Impossible de figurer la consonne zézayce qu'est le ih anglais. D'ailleurs ne donnons-nous ici que la prononciation approximative.

admettons que les personnes pratiquant l'anglais prononcent Chamberlain : tchamm-beurlainn, autant nous conseillons aux personnes pratiquant rallemand de prononcer comme en français le docteur Koch (avec notre cli dur) et non pas avec l'articulation rauque de. la consonne germanique.

Mais pourquoi ne pas retenir de très simples notions qui aident à donner aux noms étrangers leur véritable prononciation? Celles-ci, par exemple. iV finale, en anglais, s'articule toujours. On ne peut donc hésiter sur les désinences des noms comme Byron (baïreunn). Le w, lorsqu'il s'articule, correspond au ou français. Nous voilà renseignés sur la consonne initiale des mots comme Washington (ouashinngnteunn) et, Ve étant souvent \'i français, nous prononcerons : Neiv- York (niou), Newcaslle (nioucassle, le t ne compte pas). Mais le iv allemand s'articule comme un v. On ne peut donc sans incorrection prononcer Wagner : ouag-ner.

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