BASILE
La calomnie, monsieur ! Vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j’ai vu les plus honnètes gens près d’en être accablés. Croyez qu'il n’y à pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville en s’y prenant bien, et nous avons ici des gens d’une adresse !.... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme l’hirondelle avant l'orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille et piuno, piuno, vous le glisse en l'oreille adroitement. Le mal eat, fait ; il germe, il rampe, il chemine, et rinforeando ue bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sais comment, vous voyez calomnie se dresser, sifHer, s’enfler, grandir à vue d’œil. Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, envelc;:pe, arrache, entraîne, éclate
-adets !
JELAIR.
‘e ce que près d’en méchanne fasse ant bien, D'abord Ile avant à courant et pitno,
Le mal nforzando t à coup, r, sifer, étend son 1e, éclate
et tonne, et devient, grâce au ciel, un eri général, un crescendo publie, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait !