LES
» borne , pour le moment, à informer votre
grandeur, que notre homme a battu son »antagoniste d’un cochon de lait, d’un plat » d’épinards et d’une tarte aux prunes.
» J’ai l'honneur d’être, etc. »
Il est quelquefois plus convenable de dire :
« Lorsqu'il y en a pour six, il y en a pour » cinq. »
— Pour avoir maintenant la réputation
d'homme qui pense bien, il faut, à son ré- .
veil, penser à son déjeuner ; après déjeuner,
penser à son second déjeuner; après le se- |
cond déjeuner, penser à son diner;, après le diner, penser à son goûter ; après le goûter, penser à son souper, et après le souper, penser à son déjeuner du lendemain êt ainsi de suite...
— Jnterrompre un convive dans l’exer- M
CONELUSION.
ice e de ses fonctions, c’est manquer d'usage ,
test l’empêcher de raisonner ses morceaux, ai causer-des distractions fa cheuses, et peter les jouissances [es plus naturelles.
AUIL
— On vantait beaucoup le bonheur de tallisthène qui dinait tous les jours à la Yble d’Alexandre. « Je ne voudrais pas, ré-
liqua PiIbeRe, d’un bonheur qui consiste à manger à l'heure et au goût d’un autre.»
— Ou demandait à un homme de beaucoup ‘esprit, la définition d’un cabaret. «C’ est, répondit-il, un lieu où l’on vend la folie en bouteille, »
— Un conviye, fort amateur de gibier, soulant prendre un perdreau dans un plat, m prit deux pour un, parce qu ils avaient Wé liés ensemble. « Quand ils devraient s’é- &éorger, dit-il, je ne les séparerai pas. »
Pc. à AD, 34
— Un vieux proverbe dit Brebis qui béle.
perd la goulée. Cela veut dire qu’à table il
ne faut pas trop parler, si l’on ne veut pas être dupe des convives qui ne disent rien.