‹ L'art de la lectureChapitre 25 sur 29 · DON LOUIS · texte numérisé non relu

DON LOUIS

« Je vois bien que je vous embarrasse. Mais, à dire vrai, si vous êtes las de me voir, je suis bien las aussi de vos dcportements. Hélas! que nous savons peu ce que nous faisons quand nous ne laissons pas au ciel le soin des choses qu'il nous faut, quand nous voulons être plus avisés que lui, et que nous venons l'importuner par nos

souhaits aveugles et nos demandes inconsidérées. J'ai souhaité un fils avec des ardeurs nonpareilles, je l'ai demandé sans relâche avec des transports incroyables; et ce fils que j'obtiens en fatiguant le ciel de vœux est le chagrin et le supplice de cette vie même dont je croyais qu'il devrait être la joie et la consolation. De quel œil, à votre avis, pensez-vous que je puisse voir cet amas d actions indignes dont on a peine aux yeux du monde d'adoucir le mauvais visage; cette suite continuelle de méchantes affaires qui nous réduisent à toute heure à lasser les bonlés du souverain, et qui ont épuisé auprès de lui le mérite de mes services et le crédit de mes amis? Ahl quelle bassesse est la vôtre! Ne rougissez- vous point de mériter si peu votre naissance? Êtes-vous en droit, dites-moi, d'en tirer quelque vanité, et qu'avcz-vous fait dans le monde pour être gentilhomme? Croyez-vous qu'il suffise d'en porter le nom et les armes, et que ce nous soit une gloire d'être sorti d'un sang noble, lorsque nous vivons en infâmes? Non, non, la naissance n'est rien où la vertu n'est pas. Aussi nous n'avons part à la gloire de nos ancêtres qu'autant que

nous nous eTTorçons de leur ressembler, et cet éclat de leurs actions qu'ils répandent sur nous nous impose un engagement de leur faire le même honneur, de suivre les pas qu'ils nous tracent, et de ne point dégénérer de leur vertu, si nous voulons être estimés leurs véritables descendants. Ainsi vous descendez en vain des aïeux dont vous êtes né, ils vous désavouent pour leur sang, et tout ce qu'ils ont fait d'illustre ne vous donne aucun avantage; au contraire, l'éclat n'en rejaillit sur vous qu'à votre déshonneur, et leur gloire est un flambeau qui éclaire aux yeux d'un chacun la honte de vos actions. Apprenez enfin qu'un gentilhomme qui vit mal est un monstre dans la nature, que la vertu est le premier titre de noblesse, que je regarde bien moins au nom qu'on signe qu'aux actions qu'on fait, et que je ferais plus d'état du fils d'un crochetcur qui serait honnête homme que du fils d'un monarque qui vivrait comme vous, »

La lecture seule de cette admirable page n'estelle pas la meilleure leçon de diction de prose? Corneille et Molière font parler les mêmes sentiments, écrivent la même scène; mais, chez l'un,

chaque pensée doit être sculptée par le lecteur comme des armes sur un écusson ; chez l'autre, tout doit être entraîné, emporté dans ce grand courant d'éloquence qui coule à pleins bords. Marche ! marche ! nous dit Molière. Et, sans précipiter son débit, sans omettre les nuances et les variétés de tons qui naissent des variétés de la pensée, le lecteur doit toujours se rappeler que, si le poète chante, le prosateur parle, et que le débit, comme le style, réclame avant tout l'abandon, le naturel, le souffle continu de la parole !... Ai-je été clair? M'avez- vous compris? Êtes-vous satisfait?

Je vous ai compris, mais je ne suis pas absolument satisfait. La prose de Molière est un modèle admirable, mais non un modèle unique de prose. Ce qui s'applique à lui peut ne pas s'appliquer aux autres écrivains. Pour que votre démonstration fût complète, il faudrait qu'elle portât sur nos différents prosateurs , et nous voilà jetés dans une digression...

— Jetez-vous-y sans crainte. La conversation est une promenade sinueuse, les détours y font partie de la route, et il est telle ligne courbe

qui va au but par un chemin plus sûr et plus agréable que la ligne droite.

— J'ouvre donc une parenthèse , dût-elle se fermer un peu tard, et, passant du rôle de contradicteur à celui de collaborateur, je viens vous apporter un argument décisif, selon moi, en faveur de la prééminence de la lecture de la prose.

— Quel est cet argument?

— L'incomparable beauté de notre prose française. Elle est le fruit propre de noire sol. Les autres nations peuvent opposer des poètes à nos poètes, mais aucun pays n'a produit une prose pareille à la nôtre. Elle a un caractère essentiellement national. L'abondance de ses œuvres est merveilleuse. La variété du génie de ses écrivains est éblouissante. Quand on énumère tous les chefs de celte phalange, on croit assister à un défilé des guerriers d'Homère, tous dillérents d'allure, d'armes, de caractère, tous semblables par un même signe de grandeur native. La préférence accordée à la lecture de la prose, est donc un puissant moyen d'éducation littéraire, et la leclure à haute voix de la prose

fronçaise, devient ainsi l'élude même du génie propre de la France. Je ferme ma parenthèse.

— Je la rouvre. Votre discussion ne nous a pas détournés de noire route, elle l'a élargie. Je tire de votre opinion cet argument nouveau et tout-puissant en faveur de ma thèse, à savoir que la supériorité de nos prosateurs offre à leurs interprètes, des occasions toutes nouvelles de talent, que leur diversité impose au lecteur des hardiesses, des souplesses que notre poésie ne lui suggère pas, et qui sont autant de conquêtes dans l'art de la diction.

En réalité, Malherbe, Régnier, Corneille, Racine, Molière, se prêtent tous, à peu près, au même enseignement. Sauf dans les fables de La Fontaine et dans Amphitryon, apprendre à lire l'un, c'est apprendre à lire l'autre. Pourquoi ? Parce que la poésie du dix-septième siècle a eu deux législateurs, Malherbe et Boileau; que Malherbe et Boileau ont créé un système de versification qui est devenu le code de nos grands poètes, que ce code les a enfermés dans un certain nombre de règles communes, et qu'ensuite ce code s'est imposé, s'impose encore à leurs

in Ici prèles. Mais comment appliquer celte uniformilc de préceptes, à la lecture de Pascal et de Saint-Simon, de M"'^ de Se vigne et de Fénelon, de La Bruyère et d'Hamilton? Vous ne trouvez pas là de système qui vous guide en vous entravant. Rien que cet esprit général de grandeur et de vérité qui était comme l'atmosphère intellectuelle de ce siècle. J'en dirai autant du dixluiilième ; lui aussi, il a son législateur poétique, c'est Voltaire. Étudiez, pour la lire tout haut, une tragédie et une épître de Voltaire; appliquez-vous à dissimuler par le débit les faiblesses de la versification, à faire valoir le pathétique et le mouvement de Zaïre, ou la grâce du Mondain, et vous aurez du même coup appris à lire tous les poètes du dix-huitième siècle. Mais essayez donc d'aborder, avec ces procédés sommaires, la phrase savante de Rousseau, les magnifiques périodes de Buffon, le style bref, sévère, en relief, de Montesquieu, la verve endiablée de Diderot et la prose ailée de Voltaire I Autant d'écrivains, autant de styles: donc autant d'études particulières de diction.

Rien de plus curieux à ce sujet, qu'un examrn

comparatif de la prose de Montaigne et de celle de Pascal.

— Je vous arrête là, me dit mon philosophe, en m'interrompant; j'ai fort étudié le style de Montaigne, et je ne vois pas quel rapport peut être établi à ce point de vue, entre lui et l'auteur des Provinciales

— Attendez ! vous verrez sur quoi porte ma comparaison, et comment elle aide à l'explication de mon idée. Tous deux ont écrit de génie; tous deux ont eu le mépris des petits artifices de langage; tous deux ont à tout moment des trouvailles d'expression qui font de leur style une création perpétuelle. Eh bien, je ne sais pas d'écrivains plus dissemblables. Il n'y a pas dans Montaigne un atome de mathématicien, Pascal est un poète greffé sur un géomètre : la phrase de Pascal est si puissante comme ossature, qu'on sent toujours le squelette sous la chair; chez Montaigne, il n'y a que des chairs, des nerfs, du sang, du feu, de la vie; mais où est le corps de la phrase, on le cherche souvent. Chez Pascal, la charpente du style est visible comme les poutres dans les anciennes maisons, comme les contreforts dans les

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églises gothiques ; Montaigne construit à la façon des architectes qui ajoutent à leur bâtiment tantôt une aile, tantôt un comble, tantôtun vestibule, quitte à l'ensemble de l'édifice à se dessiner comme il peut au milieu de ces superpositions. Toutes les incidences qui s'offrent à lui, au milieu de la période commencée, il les y embarque comme des passagers de rencontre, sans se soucier ni du pêle-mêle, ni de la surcharge ; c'est, comme dans Saint-Simon, un jaillissement perpétuel et imprévu, pour l'auteur lui-même, d'images, d'idées, de comparaisons, qui se jettent au travers de la phrase et en ajournent sans cesse la terminaison. Eh bien, quel est le devoir du lecteur en face de ces deux styles si différents? Un devoir aussi différent que ces styles mêmes. Pour Pascal, il s'agit, non pas d'alléger parle débit cette puissance un peu pesante d'architecture, mais de l'accuser, car sa beauté est dans sa solidité; on est devant un dessin de Michel-Ange, il faut accentuer la musculature. Dans Montaigne, au contraire, le lecteur doit préciser ces lignes un peu flottantes sans leur rien ôter de leur grâce ondoyante, reprendre la phrase en dessous pour en

solidifier les fondations, et dessiner enfin par la parole ce qui n'est qu'ébauché par la plume. Ce contraste se retrouve entre Fénelon et Mme de Sévigné, entre Bossuet et Saint-Simon, entre Balzac et La Bruyère, de façon que la lecture de la prose devient pour l'interprète un perpétuel changement de gymnastique vocale : on dirait un musicien forcé de jouer trois ou quatre instru^ ments.

— La cause est entendue! dit mon ami en m'interrompantj je comprends en effet combien Tétude de la prose agrandit le domaine de l'art de la lecture, et...

— N'allons pas trop vite , répliquai-je. Nous n'avons encore parlé que d'une espèce de prose, la prose littéraire; or, qu'est-ce que cette prose? Une exception, comme la poésie môme. Comparez donc le petit nombre de pages sigùées par Pascal, Bossuet, Fénelon, Voltaire, Montaigne, Buffon, à la masse énorme de ce qui s'écrit, s'imprime et se lit. Que sont les quelques volumes où tiennent tous les monuments immortels de la prose française, placés en regard de ce qui s'appelle les journaux, les correspondances, les

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comptes rendus, les procès-verbaux, les rapports? Une femme, une jeune fille, lit à son père ou à son mari une pièce de vers ou une page de prose de temps en temps, mais elle lui lit le journal tous les jours. Un secrétaire lit à son patron un beau morceau de prose de temps en temps, mais des lettres, des papiers d'afTaires, des extraits de livres, des fragments de revue, il les lui lit tous les jours. Un avocat débite des vers de Musset ou de Victor Hugo de temps en temps, mais des mémoires, il les lit tous les jours. Ce qu'il faut apprendre à lire, c'est donc ce qui se lit tous les jours ; or, sont-ce des études de diction poétique qui vous l'apprendront? Non. Combien voit-on de jeunes gens, d'élèves, qui débitent passablement quelques fragments de poésie qu'on leur a appris, et qui sont incapables de lire correctement un passage de journal. Pourquoi? Parce qu'il ne s'agit plus là d'effet, d'éclat, de couleur; mais simplement de correction, de clarté, de naturel. Les mémos principes s'y appliquent, mais différemment. Les règles fondamentales de toute diction s'y pratiquent, mais diffé remment. La respiration, la ponctuation, l'arti-

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culation doivent y devenir l'objet d'un travail spécial. Toute autre chose est de lire une ou deux pages ou d'en lire quarante. Toute autre chose de lire un passage intéressant ou un volume ennuyeux. Toute autre chose de condenser sa puissance de souffle et de son sur une tirade de Corneille, ou de distribuer économiquement, tranquillement, méthodiquement sa respiration pendant une lecture qui embrasse des heures entières, défaire enfin, comme on dit, feu qui dure. On ne sait pas, si on n'en a pas subi l'épreuve, quelle terrible besogne c'est que la lecture à haute voix d'un ouvrage où l'on n'est soutenu ni par l'intérêt, ni par l'esprit I L'ennui double la fatigue et la longueur la décuple. Or, lire longtemps, est la première nécessité de ceux qui lisent par état; lire des choses ennuyeuses, leur inévitable condition; lire sans fatigue, leur plus impérieux besoin. Les études de diction poétique leur suffisent-elles comme auxiliaire dans leur profession ? Non !

Je résume donc ainsi notre conversation.

L'art de la lecture est en train de passer do l'état d'art d'agrément à l'état d'art utile.

Pour devenir un art utile, il faut qu'il devienne un art usuel.

Pour devenir un art usuel, il faut qu'il porte sur la prose.

Pour porter utilement sur la prose, il faut qu'il porte sur toutes les proses, même sur la prose de monsieur Jourdain.

— Qu'appelez-vous la prose de monsieur Jourdain?

— Celle qu'on fait sans le savoir, autrement dit, la parole, et nous voici arrivés à la dernière étape de notre entretien.

Je n'admire pas les Américains sans réserve, et je ne suis pas d'avis de les imiter sans restriction; mais, sur la question qui nous occupe, ils sont nos maîlres et doivent être nos guides.

L'avènement de la démocratie dans les sociétés est l'avènement de la parole. Dans les monarchies, on écrit, et on se tait. Dans les républiques on écrit, et on parle. La voix humaine est devenue un des organes du corps social. Toutes les grandes affaires, tous les grands intérêts, toutes les grandes opérations publiques se traitent par sou

intermédiaire; sa puissance égale presque celle de la presse.

Les Américains l'ont compris; de là cette innovation dans leur instruction primaire. Leurs élèves sont obligés non seulement à lire, mais à parler; leurs élèves s'exercent sans cesse à exprimer leur pensée tout haut, et, par une double action réciproque, ils apprennent à lire en apprenant à parler, et ils apprennent à parler en apprenant à lire. L'enseignement de la lecture ne portera tous ses fruits que quand il sera fondé sur la diction, quand il aura pour objet tout ce qui se dit aussi bien que tout ce qui se lit. Que l'élève ne donne pas une explication, ne fasse pas une réponse sans appliquer les règles de l'art de la lecture, c'est-à-dire sans s'exprimer clairement et distinctement. Ce modeste progrès accompli entraînera successivement tous les autres. Seulement, ce début même est très difficile et ce premicrprogrès rencontrera deuxgrands adversaires

— Lesquels donc?

— Les maîtres et les élèves.

— Eh bien, alors, ajoutez-en un troisième, qui produit les deux autres, la routine.

— Oui, vous avez raison, la routine qui, chez les maîtres, se traduit par le mauvais vouloir *, et chez les élèves, par la mauvaise honte. Non seulement ils lisent mal, mais ils rougiraient de bien lire.

—C'est modestie, ils craignent d'affecter un air de supériorité.

— C'est aussi amour-propre, ils ont peur qu'on ne se moque d'eux.

— Ils sont payés pour cela. Qu'un écoher, d'après le conseil de son père, s'avise de bien débiter une leçon, tous ses camarades éclatent de rire. Parfois même le maître gronde. «Monsieur, on ne lit pas ainsi, c'est ridicule! » Je n'invente pas, je cite.

— Vous comprenez alors que l'écolier rentre bien vite dans le ton. Or, le ton, c'est cette insupportable psalmodie qui est devenue, dans les écoles, une sorte de musique sacrée, qui dure depuis qu'il y a un enseignement public, et qui se transmet de génération en génération, comme un vice héréditaire ! non seulement on

• Je ne parle pas de tous les maîtres, bien entendu.

n'enseigne pas à bien lire aux enfants, mais on leur enseigne à lire mal, de façon que le professeur de lecture, quand on s'adresse à lui, a pour premier travail de guérir l'élève d'une maladie invétérée, de lui désapprendre ce qu'on lui a appris.

-- Dites encore que ce qu'on lui a appris est si monstrueux qu'il défigure son naturel. J'ai fait cette remarque singulière, que dans chaque enfant, il y a deux êtres différents, un enfant et un écolier. Causez avec l'enfant, faites-le jaser, sa physionomie est vive, son débit vrai, ses intonations variées ; interrogez l'écolier, faites-lui lire trois lignes, l'œil s'éteint, la voix devient fausse, l'accent est celui d'un être qui ne comprend pas. L'enfant est charmant, l'écolier a l'air stupide !

— Eh bien, mon cher ami, repris-je vivement, voilà précisément l'affreux contraste que je voudrais effacer! L'art de la lecture rétablira le lien entre ces deux êtres qui sont si charmants quand ils n'en font qu'un. Leur intelligence n'en profitera pas moins que leur physionomie et que leur voix.

Boileau a dit :

Ce que ron conçoit bien s*énonce clairement.

Il est juste d'ajouter :

Ce qu^on énonce clairement se conçoit mieux.

En voici un frappant exemple, et qui prouve une fois de plus combien maîtres et élèves ont à gagner à cet enseignement.

Un inspecteur général de l'Université, longtemps professeur de rhétorique, me racontait qu'un jour, après une dictée de version latine, faite par lui d'une voix intelligible mais monotone, il demanda à un des meilleurs élèves, s'il avait compris. — « Mal, monsieur, répondit l'élève. » Le surlendemain, nouvelle dictée d'un texte plus difficile; mais, cette fois, le professeur accentue, ponctue, donne aux mots leur valeur. — « Avez-vous compris ? demanda-t-il de nouveau. — Parfaitement, monsieur. » Ainsi, la justesse du débit chez le maître, avait abrégé de moitié le travail de compréhension chez l'élève, et par conséquent avait abrégé de moitié la besogne du professeur. Eh bien, toute l'apologie de notre

nouveau principe et toute la règle de l'art de la lecture sont là. Môle dans l'éducation à tout ce qui s'énonce, il rendra plus clair tout ce qui se conçoit. Ce ne sera pas une surcharge pour la mémoire, mais un auxiliaire; ce ne sera pas une fatigue pour l'intelligence, mais un allégement; ce ne sera pas un travail de plus, mais un soutien dans tous les autres travaux. Il jouera dans l'éducation le rôle des adjuvants dans le phénomène de la nutrition, il activera et facilitera l'assimilation ; ce n'est pas un aliment nouveau, c'est le sel des autres aliments. Seulement, à quelle condition jouera-t-il ce rôle? A la condition d'être, comme le sel, mêlé à tout; c'està-dire de porter avant tout sur la prose.

La poésie faif de l'art de la lecture un vêtement du dimanche, la prose seule en fera un habit de tous les jours.

Q.UATR'ÈME PARTIE

Voici quelques morceaux queje n'ai pas voulu introduire dans le corps de l'ouvrage pour ne pas en déranger l'économie générale, mais qui s'y ajouteront utilement, et même d'une manière intéressante, comme appendice.

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