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VERNIS ALCOOLIQUE A LA GOMME LAQUE

« Dans un ballon chauffé, on projette :

1,000 centimètres cubes d'alcool à 95°, 80 grammes de gomme laque blanche, 10 — de sandaraque choisie.

« On élève un peu la température en plongeant le « ballon dans l'eau chaude ; au bout de quelques mite nutes la dissolution s'est faite, sauf de longs et lé- « gers filaments blancs de gomme laque insolubles. « On filtre la liqueur à travers le papier buvard ; « elle est alors légèrement jaunâtre et prête pour « l'usage.

« Quand on examine le vernis blanc à la gomme « laque préparé depuis plusieurs mois , on y re- « marque un léger dépôt blanc ; mais en filtrant le « liquide on l'en sépare. On peut aussi, pour le faire « disparaître, simplement agiter le flacon.

« Voici de quelle manière on étend ce vernis à la « surface du collodion :

« On chauffe d'abord la glace à une température « de 40° à 60°, en l'exposant à un feu doux ou bien en « la promenant à travers une flamme à alcool. Quand « la glace est bien échauffée, on y applique la main, « pour voir si elle n'est pas trop chaude , puis, la pre-

PHOTOGRAPHIE SUR GOLLODION. m

«naiit par un angle, on y verse une certaine quan- « tité de vernis; en inclinant la glace, on le fait cou- « 1er sur toute la surface, on élève brusquement la « glace en recueillant l'excès de vernis qui s'écoule « par un angle. Le vernis sèche alors avec un aspect « brillant.

« Si l'on chauffe trop la glace, le vernis sèche trop « vite et y forme des veines qui paraissent à première « vue compromettre l'image , mais qui ne s'aper- « çoivent pas sur la contre-épreuve sur papier.

« Si la glace est trop peu ou inégalement chauffée, « elle offre certaines parties d'un aspect dépoli, mais « dans ce cas non plus l'image n'est pas compromise.

« On voit donc que, sous tous les rapports, ce vernis « est excellent. Au premier moment il paraît coller « par l'application de la chaleur; mais, le lendemain « même de sa préparation, il est déjà plus dur et « gagne constamment par l'usage du cliché qu'il « protège.

« Une observation de la plus haute importance est « de ne jamais verser deux fois du vernis à l'alcool « sur le même cliché. Un amateur inexpérimenté « pourrait croire, lorsqu'il a obtenu une couche vei- « née par un excès de chaleur lorsqu'il chauffait la « glace, ou dépolie par places lorsqu'il avait trop peu « chauffé, qu'en appliquant une seconde couche de « vernis il obtiendra une couche parfaite; il n'en est

« rien, et le plus souvent le négatif paraît se dis- « soudre ; il perd toute sa vigueur parce que l'argent « de l'image a pris une autre disposition moléculaire, « et l'on a beau traiter la glace par l'alcool pour en- <( lever le vernis, le cliché est perdu. Mais c'est là un « petit défaut de ce vernis, puisqu'il suffit de le si- « gnaler pour l'éviter^. »

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