REPRODUCTION DES MONUMENTS — ARCHITECTURE ET SCULPTURE
Il nous resterait à passer en revue les applications de la photographie à la reproduction des monuments et des œuvres de la statuaire. Sans doute, dans de tels sujets, les combinaisons sont moins compliquées, les difficultés bien amoindries; il semble même au premier abord que, pour les traiter, la photographie n'ait plus besoin de recourir aux lois de l'art et que ces matières soient étrangères à la question qui nous occupe. Mais s'il est vrai qu'un monument d'architecture ait une signification particuhère résultant des rapports de ses diverses masses, de l'ordre employé, le choix de la lumière n'est point indifférent; il peut atténuer ou exalter le caractère, amoindrir ou augmenter la beauté.
Quels sont encore le point de vue et la distance qui doivent donner à cette représentation la clarté, l'unité ? L'architecture égyptienne ne doit point assurément être reproduite comme l'architecture gothique, et c'est ici comme ailleurs la connaissance de son modèle, le sentiment de l'art qui guideront le photographe dans son choix. S'il s'agit de la reproduction d'une statue, combien ce choix du point de vue de la lumière et de toutes les autres circon-
ESTHÉTIQUE PHOTOGRÂPHIQUTî. 3H
stances qui viennent modifier l'aspect des modèles sera-t-il important! Le Jupiter Olympien ne doit pas être éclairé comme la Vénus, le Gladiateur ou l'Athlète combattant comme la fille de Niobé, le basrelief grec comme le bas-relief romain. Ne faudrat-il pas, si l'on veut obtenir une belle, une exacte représentation, pénétrer la pensée du statuaire en quelque sorte, retrouver précisément le point de vue qui doit donner l'idée la plus complète de l'œuvre? Mais le photographe rencontre bien d'autres obstacles encore qu'il ne pourra vaincre qu'à la condition de sentir et de comprendre son art, car le marbre qu'il voudra copier sera couvert de taches colorées qui se reproduiront, en s' exagérant, et troubleront la pureté des lignes, la suavité du modelé. Cet effet n'a pas heu lorsqu'on regarde le marbre lui-même, parce que la sensation du relief est si puissante qu'eUe est à peine contrariée par la bigarrure de la matière, et que d'ailleurs la raison vient rectifier spontanément, en face de l'objet réel, les fausses notions apportées par l'œil. Mais dans les images graphiques des objets, quelque exactes quelles soient, il n'en saurait être de même. Aussi le photographe aura-t-il le plus grand intérêt à substituer d'excellents moulages aux marbres originaux. L'homogénéité de la matière laissera percevoir les plus fines nuances des formes, les plus déUcates dégra-
dations de la lumière. Il pourra tirer une grande ressource de ces rfioulages s'il donne, suivant les sujets, diverses teintes à la matière plastique employée. C'est en effet le rapport qui existe entre l'intensité de la lumière éclairante et l'intensité lumineuse propre aux objets éclairés qui détermine la valeur des reflets, qui les subordonne plus ou moins à la lumière principale. Dans un rnoulage en plâtre blanc, les parties opposées à la lumière sont illuminées trèsvivement par les surfaces adjacentes ; il en résulte que certains reflets prennent une trop grande importance, que la disposition des plans fait souvent prédominer quelque mince détail des formes. Ainsi se trouve détruite la juste proportion des ombres et des lumières, la sériation intelligible des tons, l'unité de l'eftet.' On comprend aisément que les diverses teintes adoptées pour la matière plastique modifieront les effets à l'infini. Pour une statue qui exprime le calme, on adoptera les moulages de tons moyens : les couleurs claires exprimeront la gaieté, la grâce; enfin les tons obscurs donneront des effets analogues à ceux du bronze, propres aux sujets énergiques.
On le voit, les simples reproductions des monuments, des statues exigent encore des connaissances très-étendues et rentrent complètement dans le domaine de l'art photographique. Cet intéressant sujet
demanderait à lui seul bien des pages; les bornes que doit avoir notre essai ne comportent pas de tels développements, et nous devons nous en tenir aux simples indications que nous venons de donner.
REPRODUCTION DES C H E FS-d' Œ U VR E DE l'aRT. PROJET DE PUBLICATION
Sans doute, dès le début même de la photographie, et lorsqu'elle en était encore au procédé de Daguerre, on a reproduit un grand nombre de monuments et d'œuvres d'art qui ont fourni plus d'un renseignement précieux ; mais si nous pouvions aujourd'hui réunir une collection de ces épreuves primitives , nous y lirions clairement les causes qui ont tout d'abord fait repousser la photographie par les artistes et par les gens de goût. En effet , l'emploi d'instruments imparfaits , l'absence du choix dans le point* de vue, dans la distance, détruisaient les rapports entre les plans, outraient la perspective et donnaient des images qui, bien que belles de détails et de finesse , manquaient des premières conditions qu'exige l'œil exercé de l'artiste. Dans l'architecture et la statuaire il faut avant tout respecter les proportions, et toute représentation qui ne les traduit pas avec une en-
tière exactitude doit être considérée comme nonavenue. Enfin , dans ces reproductions , le choix de la lumière est extrêmement important, et les opérateurs, préoccupés, surtout dans les premiers temps , des manipulations chimiques , n'avaient point encore saisi les règles esthétiques qui doivent présider à l'éclairage du modèle. Ce n'est donc pas sans motifs qu'on a tout d'abord repoussé les images photographiques et proclamé au nom de l'art que la gravure et la lithographie ne seraient jamais détrônées par leur naissante rivale.
Mais c'est surtout en ce qui touche les reproductions des peintures ou des objets polychromes que la photographie paraissait insuffisante à exprimer le modèle avec l'exactitude que l'on cherche dans une copie, car les couleurs, agissant diversement sur les préparations sensibles, tendent à troubler dans la représentation photographiée la juste distribution des lumières et des ombres. C'était pour la copie des tableaux un immense obstacle; aussi, dans le principe, avait-on songé à faire préalablement un dessin spécial de l'œuvre peinte, absolument monochrome et destiné à fournir la planche photographique. Cette combinaison, bien qu'elle ne fit que tourner la difiiculté, avait sur le dessin gravé ou lithographié , toujours limité par les exigences du procédé matériel, cet avantage
qu'elle laissait un champ beaucoup plus large à l'imitation. Cependant le problème n'était pas résolu, et l'on pouvait encore douter de l'importance que la photographie était appelée à prendre dans l'art par la reproduction des œuvres de toute nature.
Aujourd'hui la situation a bien changé; les instruments ont acquis une extrême perfection, et la méthode de grandissement assure l'exactitude des proportions; elle peut conduire même aux représentations géométrales des objets. Les préparations extra-sensibles permettent en outre d'arriver, par la rapidité de l'impression, à cette unité d'effet si nécessaire même lorsqu'il s'agit de la reproduction de modèles immobiles, et sans laquelle il n'est point de traduction vraie ni de beauté.
D'un autre côté, l'expérience qui résulte d'une production immense en révélant peu à peu au praticien la vraie théorie des reproductions lui a montré le seul moyen d'atteindre au but. Enfin le problème relatif aux peintures polychromes est résolu par des préparations chimiques et des manipulations spéciales: tout le monde sait les magnifiques résultats obtenus dans ces dernières années d'après les maîtres les plus estimés.
Le moment semble donc venu d'appliquer sérieusement aux arts le merveilleux moyen de
reproduction qui est entre nos mains , et de lui faire accomplir les promesses que la gravure et la lithographie sont impuissantes à réaliser. Ce mouvement est commencé, et déjà un grand nombre d'éditeurs ont substitué aux planches gravées les planches photographiques.
11 n'est point douteux pour nous que le tirage par la lumière ne remplace dans un avenir trèsprochain le tirage mécanique. Nous ne voulons point faire ici le procès aux admirables procédés qui ont tant contribué aux progrès de l'esprit humain, et qui resteront comme une forme particulière de l'art vivant. Nous ne considérons ici la^ gravure et la lithographie que comme moyen de reproduire et de répandre les œuvres des maîtres. Qu'on nous permette d'expliquer plus complètement notre pensée.
La planche gravée peut être l'œuvre originale d'un artiste qui cherché avant tout à y imprimer sa pensée propre. Il ne copie personne, ce n'est pas là son but; il crée. Telles sont les gravures de Rembrandt, d'Albert Durer, de Lucas de Lcyde et de tant d'autres maîtres ; idée première , conception , exécution, tout leur appartient , et leur personnalité se révèle jusque dans le moindre trait de leur burin. Parmi les graveurs mêmes qui ont cherché à reproduire l'œuvre d'un maître.
beaucoup, trop bien doués pour exceller dans ce r(Me de copiste , n'ont pu s'astreindre à une imitation servile et ils ont imprimé, malgré eux, sur leurs estampes, le cachet de leur personnalité. Marc-Antoine Raimondi en est un illustre exemple; ici encore il y a création, car la gravure ne traduit pas exactement l'oeuvre originale; elle en diffère souvent beaucoup par le sentiment. On le comprend , c'est là une forme de l'art que la photographie n'a pas la prétention de remplacer; elle s'incline au contraire devant elle.
JMais la gravure , considérée comme moyen de reproduire et de répandre les œuvres de l'art, ne mérite pas le même respect. Le premier reproche qu'on peut lui adresser, c'est de ne pouvoir plier le procédé matériel à toutes les exigences d'une parfaite imitation du modèle. Le graveur est obligé d'interpréter l'œuvre qu'il a devant lui, de traduire, par un travail spécial et avec des moyens bornés, les mille aspects qui résultent d'une exécution variée. Il est évident que cette incessante transposition, dont la réussite dépend de l'intelligence du praticien, doit toujours altérer le caractère de la peinture originale et que le graveur, ne pouvant traduire que par un travail approximatif la touche qui est l'âme même du maître, ne saurait faire une œuvre vivante sans cesser de
suivre son modèle. C'est en effet ce qui a lieu: tous les illustres graveurs, qu'ils en aient eu ou non conscience, ont été originaux, c'est-à-dire inexacts, et tous les graveurs qui n'ont tendu qu'à l'exactitude et n'ont point su ou n'ont point voulu substituer leur sentiment propre à celui du modèle , n'ont produit que des œuvres mortes qui rappellent tout au plus le squelette du maître; l'âme est absente.
La photographie, elle, n'a point de transposition à faire: elle traduit tout, les traits heurtés comme les dégradations douces ; elle copie les empâtements, les glacis, fait voir les entrelacements de hachures ou de couches, exprime le grain de la couleur, les effets de luisant ou de mat, l'aspect particulier du marbre, du bronze; elle donne enfin l'exact fac-similé du modèle et fait connaître jusqu'à la nature du subjectile et aux matériaux employés.
Nous le voyons donc, c'est à la photographie qu'il est réservé de donner une copie fidèle et authentique de l'œuvre d'art, et cette raison seule suffirait à en faire le moyen de reproduction par excellence, exclusivement à tout autre. Mais une autre considération qui doit incontestablement lui assurer le succès, c'est la facilité et la rapidité avec lesquelles s'obtient cette luatrice qui fournit,
à l'aide de la lumière , un nombre indéfini d'épreuves. Pendant que la gravure amasse péniblement et à grands frais les matériaux qu'elle veut publier, qu'elle procède lentement, à force de patience , à la confection de ses planches, la photographie crée à peu de frais des clichés sans nombre et répand les types à profusion. Il en résulte nécessairement que la gravure ne publie guère que les œuvres qui se prêtent bien à son procédé et qui, d'ailleurs, flattant le goût dominant dans le public , sont assurées d'avoir un très-grand débit. 11 faut bien l'avouer, ces œuvres à succès ne sont pas les meilleures , et , issues des mauvaises tendances de la foule, elles entretiennent le faux goût et le propagent à leur tour. Que de chefs-d'œuvre méconnus des contemporains ont disparu sans laisser de traces parce qu'ils n'ont pu faire l'objet d'un commerce ou parce qu'on n'a pu les graver ! La photographie, au contraire, n'a point à faire ces tristes calculs; elle crée des types si facilement et à si peu de frais, qu'elle en peut multiplier le nombre presque à l'infini et former en quelques années un ensemble. d'œuvres que la gravure mettrait des siècles à recueillir.
L'heure est donc venue de rassembler ces richesses inconnues qui sont disséminées en tous lieux, et d'en faire les bases des recherches de
l'historien et des études de l'artiste, il faut qu'elles soient accessibles aussi au public qui n'a marché jusqu'ici que dans le sentier étroit de la mode, il faut qu'elles lui fassent sentir que l'art est multiple, et c'est en lui permettant d'étudier ses manifestations les plus diverses, dans des œuvres trèsnombreuses, qu'on élargira ses idées.
Pour atteindre ce but, il est sans doute essentiel de former des collections importantes dans des proportions monumentales, et présentant la série complète des créations de l'art. Mais cette entreprise n'est guère de celles qu'un particulier puisse mettre à exécution; le prix élevé du tirage photographique dans les grandes dimensions n'est pas accessible à la masse du public. C'est le gouvernement seul qui pourrait entreprendre une semblable tâche, en répartissant dans tous les musées de France et dans toutes les écoles les épreuves issues des types qu'il aurait fait créer. D'immenses ressources seraient ainsi offertes à l'étude , et si les autres États faisaient exécuter de leur côté des travaux analogues, on atteindrait promptement au but par un système d'échanges qui n'est pas sans précédents. Une classification de ces documents, un catalogue raisonné achèveraient de faire de cette innovation une révolution qui marquerait dans l'histoire de l'art comme une nouvelle renaissance.
En attendant que s'accomplisse cette œuvre vraiment digne d'une grande nation, il est une combinaison moins grandiose , mais dont le lecteur va sentir, nous l'espérons , l'utilité incontestable. Il s'agit de la publication , dans un petit format et à très-bon marché, des reproductions des œuvres de l'art. On nous permettra de développer notre idée, et de citer notre propre expérience , pour expliquer les avantages que l'on doit attendre de cette combinaison.
En 1855, désigné comme photographe du palais des Beaux-Arts, nous avons reproduit un grand nombre des meilleurs tableaux de l'Exposition. Cette publication , tout intéressante qu'elle fût par l'importance des œ.uvres reproduites, n'a pas cependant atteint le but que nous nous étions proposé. Le format choisi, par son prix trop élevé, n'était point accessible à la masse du public. C'est cet obstacle apporté à l'essor de la photographie par les frais inhérents à la production des grandes épreuves, qui nous a conduit à réduire le portrait au format de la carte de visite. Personne n'ignore le succès de cette application , qui est devenue si populaire qu'on rencontre ces portraits dans toutes les mains.
C'est donc dans un format qui ne dépasserait pas la dimension de l'in-octavo qu'il faut publier les
œuvres d'art. Il faut que cette publication comprenne non-seulement les productions des maîtres contemporains, mais aussi celles des maîtres de tous les temps. Il faut qu'elle fouille les musées , les églises, les collections particulières, et qu'elle répande à profusion les richesses qui s'y trouvent amassées. Architecture, statuaire, peinture, dessins, mosaïque, orfèvrerie, vitraux, joaillerie, la céramique, la haute curiosité, les costumes, la miniature , les portraits historiques , l'ornement , les merveilles de l'antiquité, aussi bien que les chefsd'œuvre d'hier, elle doit tout embrasser dans une vaste galerie de types innombrables, où chacun, selon ses goûts ou la nature de ses travaux, trouvera les éléments de collections spéciales qui lui permettront de comparer les œuvres les plus diverses, de saisir les relations, les différences, en créant mille rapprochements lumineux. Celui qui s'occupe de l'histoire des arts y trouvera les documents pour ses recherches : l'œuvre des Michel-Ange , des Titien, si les écoles d'Italie sont le point qu'il traite; l'œuvre des Van Eyck, des Rubens, s'il tourne ses investigations vers l'école flamande. L'artiste épris de la beauté des lignes choisira les maîtres qui ont excellé à représenter la forme idéale, les Raphaël, les Vinci ; il y joindra les marbres, les médailles antiques. S'il aime les grandes ordonnances, les com-
positions savantes, il aura Véronèse, le Tintoret. L'archéologue, le statuaire, le ciseleur, l'ornemaniste, l'homme de loisir qui se plaît aux choses de goût, exploreront avec fruit cette mine inépuisable. Les artistes industriels eux-mêmes y découvriront plus d'un renseignement qui les guidera pour la pureté d'un profil, l'élégance d'une corniche, la richesse des détails d'ornementation.
Cette publication ne devrait pas être un entassement confus et sans ordre. Au contraire, il faudrait y jeter une grande clarté par un classement rationnel en séries et par un texte qui, reliant les séries entre elles, donnerait à tout l'ensemble une forte unité.
Cette vaste collection serait divisée en branches principales comme l'art qu'elle représente: la sculpture, la peinture, l'architecture, formeraient les grandes classes principales. Elles se subdiviseraient elles-mêmes pour former des séries, telles que la sculpture au moyen âge, la sculpture à l'époque de la Renaissance, la sculpture contemporaine, ou bien telles que la statuaire, le bas-relief, la glyptique, soit que le point de vue historique détermine la distinction, soit qu'on l'établisse en considérant les diverses applications ou les diverses formes de cette branche particulière de l'art. C'est ainsi qu'on trouverait encore les séries suivantes: l'école italienne.
l'école allemande, les maîtres hollandais, les peintres primitifs, etc.
Un texte servirait de trame et de lien à toutes ces parties. Partant de la courte notice ou de la simple note accompagnant chaque reproduction, il se développerait et deviendrait substantiel pour former des introductions aux séries. En tête des collections qui formeraient toute une grande branche de l'art, il prendrait les proportions de l'histoire ou du traité. Enfin , pour la galerie tout entière , il présenterait dans une vaste introduction l'art tout entier vu dans son unité. Ce texte circulerait ainsi des extrémités au centre, étendant ses ramifications jusqu'à l'œuvre qui, sans lui, serait isolée; il s'épanouirait aux points importants, et, en même temps qu'il donnerait la vie h l'ensemble, il serait une source féconde d'enseignement. Le mode de publication serait tel que l'on poiuTait acquérir chaque œuvre séparément avec ou sans texte, et séparément aussi les textes divers ; de telle sorte que la plus grande liberté régnerait dans le choix que chacun voudrait faire, et que l'intérêt qui s'attache à l'étude des beaux-arts ou de l'histoire conduirait seul à compléter les collections commencées. Les recueils de portraits de personnages illustres, déjà entrepris par quelques photographes, seraient continués sur de plus larges bases et s'étendraient aux
hommes de tous iés temps, du moins à ceux dont il est possible de se procurer des portraits authentiques.
11 est inutile d'insister sur l'importance d'une telle entreprise au point de vue de l'histoire, de la dispersion des monuments de l'art, de la propagation et du développement du goût. Nous en avons assez dit pour qu'on pressente tous les enseignements qui en pourraient jaillir.
Quant à l'exécution, c'est aux photographes à en prendre l'initiative par la création des types, éléments premiers de cette immense publication. Pour nous, nous ne négligerons aucun moyen pour nous procurer les œuvres les plus remarquables ou les plus intéressantes. Nous avons la ferme confiance que les artistes, les administrateurs des musées et des bibliothèques, les propriétaires de collections privées, que le public tout entier, enfin, ne nous fera point défaut.
(^ette œuvre éminemment utile, en ouvrant la carrière, hâtera les applications grandioses et moiMimentales qui attendent l'art merveilleux du photographe , auquel il est réservé d'accomplir de si grandes choses.