PROCÉDÉ AU COLLODION SEC DE M. DUPUIS
Ce procédé est d'une extrême simplicité et nous a parfaitement réussi. Voici comment on opère. Dans un litre d'eau de pluie chaude, on place 100 h 200 grammes de dextrine. On remue bien, afin que la dissolution se fasse rapidement et que la dextrine, en s' attachant au fond, ne brûle pas. On obtient un liquide brunâtre, que l'on passe à chaud à travers une toile à larges mailles, et on laisse déposer. Ce liquide ne se conserve qu'un mois ; en y ajoutant un peu de camphre, il ne moisit pas aussi vite, mais on le prépare si facilement que cette précaution est inutile. On doit seulement avoir soin de l'enfermeidans des flacons bien bouchés et de le laisser bien déposer pour se servir uniquement du liquide clair.
La glace, au sortir du bain d'argent, est trempée dans l'eau distillée; puis, lavée une seconde fois, on la place contre le mur pendant quelques minutes et, quand l'excès d'eau s'est écoulé, on la recouvre de la solution de dextrine de la même manière (pi'on verse le collodion; on
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laisse égoutter et sécher. Ces glaces conservent leur sensibilité pendant quatre jours, et il suffit d'enlever la dextrine avec un peu d'eau pour développer l'image.
{Répertoire de phologmpliie de M. D. Van Monckhoven , 185;), page 272.)
PROCÉDÉ DE M. MAXWEL-LYTE
« i. Préparation de la métagélaline. — Faites tremper a 500 parties de gélatine fine dans un vase d'eau de pluie « froide jusqu'à ce qu'elle soit bien saturée et bien « amollie; alors retirez-la et posez-la sur un crible pour « égoutter ; placez-la ensuite dans un vase en porcelaine (( ou en cuivre étamé, et chaulTez-la sur un feu doux « jusqu'à ce qu'elle soit fondue, puis faites-la bouillir. c( Ajoutez alors 100 parties d'acide oxalique pur, couvrez « le vase et laissez bouillir lentement pendant une heure. (( Retirez le vase du feu, et, tandis que le liquide est (( encore chaud, versez-le dans une grande bassine, et (( neutralisez l'acide au moyen de la craie. Quand la craie « qu'on ajoute cesse de produire de l'effervescence, la « neutralisation est complète. 11 faut ajouter la craie avec « soin et graduellement, afin que le liquide ne déborde (( pas du vase. Il faut ensuite séparer l'oxalate de chaux « du liquide en le laissant reposer et en enlevant la partie « claire à l'aide d'un siphon, ou en la passant à travers (( un linge de fil. De toute façon, le liquide garde encore (( une apparence laiteuse qui provient de l'oxalate de u chaux en suspension ; pour le clarifier complètement , « on y ajoute trois œufs battus dans l'eau (à volume
(( égal). On fait bouillir le tout de nouveau; les œufs, (( se coagulant, s'emparent de tout le sel, et le liquide (( étant filtré est tout à fait clair. On doit alors le mélan- « ger avec un sixième de son volume d'alcool , pour le (( mettre en flacons et le conserver indéfiniment.
(( 2. Nettoyage des glaces. — Plongez les glaces pen- (( dant une heure dans une solution de carbonate de « soude, préparée en ajoutant à peu près le contenu d'une « tasse à thé de soude ordinaire à 1 litre et demi d'eau. « On les retire et on les frotte avec un peu de tripoli , (( puis on les rince à l'eau sous un robinet, et on les sèche (( en les frottant avec un linge bien propre. Les linges « dont on se sert doivent être blanchis en les faisant « bouillir dans une solution de soude, comme celle décrite '( plus haut, et en les rinçant ensuite. Il ne faut pas que « du savon ou un corps graisseux quelconque les ait tou- « chés. On doit nettoyer les glaces une heure avant de « s'en servir et les conserver dans un endroit parfaite- (( ment sec.
« 3. Du collodion, de son application^ etc., etc. — Je « ne saurais donner une meilleure formule que celle de « M. Harwich. Pourtant je ne m'accorde pas tout à « fait avec lui pour recommander l'addition d'une large « proportion d'alcool au collodion, attendu qiie, dans <( mes essais , cette préparation a toujours tendu à pro- « duire des soulèvements sur la couche. Je pense, au (( contraire, que le collodion qui présente le plus d'adhé- « rence est celui qui contient le moins d'alcool, et je a crois qu'il ne doit jamais en contenir plus du tiers de
(( son volume. Je recommande le collodion vieux, ou qui a- renferme du pyroxyle préparé avec des acides à haute « températuré. Les formules suivantes donneront de bons « résultats :
« En hiver :
« Pyroxyle 8 gram.
« Éther 800 cent, cubes.
« Alcool absolu 200
« lodure de cadmium 6,25 gram.
« Bromure de cadmium. . . . 2,5
« En été :
a Pyroxyle 8 gram.
« Éther 700 cent, cubes.
« Alcool absolu oOO
« lodure de cadmium 6,25 gram.
u Bromure de cadmium. . . 2,5
« Comme ce collodion ne contient que peu d'alcool et « qu'il sèche très-promptement, les précautions suivantes « sont nécessaires : la plaque doit être posée sur un sup- (( port ; dès que le collodion cesse d'égoutter et qu'il (( commence à s'épaissir du côté inférieur de la plaque, « on la fait tourner et on la tient obliquement, la face en « dessous, de manière que le coin de la glace où on a (i versé le liquide soit en haut. Par ce moyen, la vapeur « de l'éther revient sur la glace et empêche la dessicca- « tion complète de la partie oii le collodion a été d'abord « étendu (et qui autrement sécherait trop vite).
« II' Sensibilisation de la glace et applic(,Uion de la « métagélatine. — On doit préparer trois bains dans les- « quels on passe successivement la glace :
'( i" Bain de nitrate ordinaire ;
« 2" Eau distillée ;
« 3' Bain composé comme suit :
a Solution de métagélatine. ...... 250 parties en volume.
<( Acide lactique sirupeux. 5 — •
« Eau. . j,000 —
« Nitrate d'ai'gent. . i —
« La glace doit rester de cinq à dix minutes dans le premier bain, ou jusqu'à ce qu'elle soit parfaitement sensibilisée; dans le deuxième, on doit la passer en la plongeant deux ou trois fois, pas plus, de façon à laver le nitrate en excès, mais non celui qui est combiné; dans le troisième, il faut la laisser de cinq à dix minutes, l'agitant fréquemment, de façon à produire une absorption uniforme et complète de la métagélatine.
« La raison qui me fait employer l'acide lactique est que, tout en paraissant diminuer la sensibilité ou produire des noirs aussi intenses que ceux produits par l'acide nitrique, il n'est pas aussi volatil que l'acide acétique.
« Quand on a retiré la plaque du bain de gélatine, on la pose dans l'obscurité sur du papier buvard. Au bout de quelques instants elle peut être placée dans la boîte
« à sécher. Cette boîte doit être en acajou ou en peuplier, « mais non en sapin, et doublée de papier.
« On garnit le fond de papier buvard et on place au « centre, dans Tinté rieur, une petite tasse contenant de « l'huile de vitriol, qu'on renouvelle de temps en temps. « L'atïïnité de l'acide siilfurique pour Teau maintient « l'atmosphère de la. boîte exempte d'humidité et accélère (( considérablement le séchage des glaces. Cet acide agit « aussi en purifiant l'air de la boîte de beaucoup de « vapeurs et de gaz qui pourraient s'y former. Il faut « laisser sécher complètement les plaques avant de les « employer.
« 5. Exposition, développement, fixage, etc. — L'ex- « position doit être réglée sur le mode de développe- « ment qu'on veut employer, soit au fer, soit autrement. « Pour une plaque stéréoscopique, avec un objectif à vue « de Ross et un diaphragme d'un quart de pouce , l'ex- « position doit être de quarante secondes à une minute « par jour de soleil, si l'on doit développer au fer, ou de (( trois minutes à trois minutes et demie, si l'on emploie « l'acide pyrogallique. Je développe ordinairement sur « le sulfate de fer, jusqu'à ce que tous les détails soient « venus ; ensuite, s'il paraît nécessaire, on peut renforcer « l'image à l'aide d'un mélange d'un peu d'acide pyro- « gallique dissous et de nitrate d'argent ».
FORMULES DE M. ÏIARDWICH
1" « Sulfate de fer
a Acide acétique cristallisé
1 gramme.
2" « Acicle pyrogallique . . .
« Acide acétique cristallisé a Eau distillée
« Eau distillée
30 grammes.
(( Solution d'argent à i p. 0/0.
« On verse d'abord un peu d'eau sur la glace, de ( façon à en humecter uniformément la surface ; puis, ( l'ayant prise par la face en dessus sur le support à ( niveau, on y verse assez de la solution n° 1 pour la ( couvrir; on reverse immédiatement ce liquide dans ( un verre où l'on a mis déjà quelques gouttes de la so- ( lution n° 3. On continue ainsi jusqu'à ce que l'image ( ait apparu dans tous ses détails. Aussitôt on lave sous ( un robinet pour enlever tout ce qui reste de la solution < de fer, et si l'on veut, on renforce l'épreuve par l'ap- ( plication de la solution n" 2, additionnée d'un peu de ( celle n" 3.
« Pour ne pas être obligé de peser sans cesse de l'a- ( cide pyrogallique, on peut en faire une solution de 30 ( gr. dans 120 d'alcool ; 2 gr. de ce liquide représente- ( ront parfaitement 0,05 d'acide solide, et l'on pourra ;c conserver indéfiniment cette solution.
« M. Crookes est le premier, je crois, qui ait recom- :( mandé l'alcool pour conserver l'acide gallique en sot( lution ; il convient tout aussi bien à l'acide pyrogal- (( lique.
u L'épreuve doit être, comme à l'ordinaire, fixée au (( cyanure de potass'ium ou à l'hyposulfite de soude, la- H vée, séchée et vernie » .
{Répertoire de Pliotographie de M. D. Van Monckhoven, 1859, page 273.)