‹ L'art de la proseChapitre 10 sur 31 · PORTRAITS ET MAXIMES · texte numérisé non relu

PORTRAITS ET MAXIMES

Un art de la prose qui serait complet pourrait comprendre la théorie des genres dont la prose est la forme nécessaire, comme l'Art Poétique de Boileau traite des genres que l'auteur et son temps ne concevaient que dans la forme du vers, la tragédie et l'épopée. Que le lecteur se ra-ssure : je ne lui ferai point la théorie du discours, du sermon ou de l'oraison funèbre, ni de l'histoire, ou du traité moral, ou du roman.

Mais il est de petits genres — je dis petits par la dimension des ouvrages — qui sont à la prose ce que le sonnet ou la ballade sont au vers. Il faut en parler, après avoir étudié la forme de la phrase, comme dans un traité de versification, après l'analyse des différents vers et des strophes, on indique les lois du sonnet et de la ballade. Au xvne siècle, ces petits genres, qu'on peut appeler les formes fixes de la prose, ont été le -portrait et la maxime.

Ces deux formes, dont les modèles et les éléments ne seraient pas difficiles à retrouver, soit dans l'antiquité classique, soit dans la littérature du xvie siècle,

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