Partie septentrionale de T Assam iq
Total pourTAssam iioo,ooo
Cocons récoltés au Bengale et dans les autres provinces de l'Inde aoo,ooo
Total 600,000
(*) M. Eveleigh dit : «rLe procédé que j*ai employé paroil avoir facilité la croissance
des chenilles La soie a gagné en quantité ei en qualité, et il semble qu'il y
ait eu une moindre sécrétion de matière résineuse sur la soie, co qui a permis de dévider celle-ci plus facilement.?)
On estime, dans l'Assam, que la coque de soie forme 1 5 p.i oo du poids du cocon, et qu*un seer de coques vides rend 3/â de seer de fil; en tenant compte des cocons de mauvaise qualité, les 600,000 kilogrammes de cocons frais représentent environ 55,000 kilogrammes de fil^'^.
Nous répétons que la totalité de ces cocons sont peignés et filés. Si, comme on l'assure, une partie de ces cocons sont dévidés et donnent de la soie grège ^^), la quantité en est certainement très petite, et il n'y a pas lieu d'en tenir compte.
La soie de Vérié recevra un jour, dans les fabriques européennes, des applications diverses. M. Thomas Wardle a montré que cette soie peut facilement être blanchie et être teinte en toutes couleurs. Il a expliqué toutefois que le prix de la teinture sera le double de ce qu'il est pour la soie du ver du mûrier (^). Des essais dans des directions diverses ont été faits; ils ont donné de bons résultats, et cependant les expérimentateurs n'ont pas poursuivi l'entreprise.
A ce découragement il y a une double cause :
En premier lieu, on n'a voulu voir dans le cocon de Virié que la matière première d'une soie grège, tandis qu'il doit être réservé pour le peignage et la filature;
En second lieu, on n'a trouvé dans le commerce qu'une quantité de cocons relativement petite, et ces cocons, il n'a pas paru qu'on pût les obtenir à un prix plus avantageux que ne l'est celui des matières du même genre.
Le coût des cocons du Philosamia ricini dans l'Inde peut-il être
(') M. Stack a indiqué la ((uanlilé de âo,ooo kilogramm(^ de fil comme le produit dos l'écoUes de rAosam par an. — M. Ridsdale estimait, en 1879, non pas la quantité produite, mais la quantité disponible de la soie de Vérié, à Pétat brut (à Pétat de bourre ou à Tétat de fil?), à 96,000 kiIo(][rammes dans les districts de Darrang, de Kamroup, de Nowgong et de Lakhimporc et à i&,ooo kilogrammes dans les monis Jaintia. Babou Rajendra Natli Mitra, en 1880, ne croyait pas qu^on pût acheter pour Texportation plus de 7,000 ou 8,000 ki ogrammes de fil de Vériê dans es districts de Julpigori, de Bogra, de Darjiling et de Chakabad (Provinces basses de Tlnde).
t^) G({S essais heureux de tirage de la soie du Pkilotamia ricini sont mentionnés dans le Journal de la Société d^agriculture de Tlndc (vol. 11,3* partie, p. 61 ), et dans les Transactions de la Société cntomologique de Londres (diH:embre 1 85â ).
f^î Thomas Wardle, flandbook, p. 53.
PUlLOSAMiA WALKERL 101
très modique, et celte espèce peut-elle fournir une alimentation abondante aux filatures européennes? Gela n'est pas démontré, et le directeur de Tagriculture dans TAssam a pu écrire, en prenant en considération les essais antérieurs, qu'on a peu d'espoir de voir les éducations de Yérié entreprises dans cette province sur une large échelle ^^l
Nous avons reçu de la Birmanie anglaise des cocons en forme d'amandd, percés, ayant àS millimètres de grand diamètre et 19 millimètres de petit diamètre, et dont la couleur est rouge, d'un rouge orangé foncé. Ces cocons sont devenus une des matières premières que les filatures européennes emploi<^nt pour faire la schappe et la fantaitie. M. Frédéric Moore a été d'avis que ces cocons sont ceux d'un Plûlosamia très voisin du Philosamia ricini, ou d'une race du Philosamia ricini.
LE PHILOSAMIA WALKERI.
M. Kleinwâchter nous a fait connaître les chenilles du tchangchou tsan^^^; M. H. Kopsch nous en a envoyé les chenilles, les cocons et les papillons.
Philotamia Walkeri (larve) ^^K
^*) cr The prospect of m ciiltivatioa on a large scale. . . is nol cncDiiraging », a dit M. Stack. — M. Lîotard nous a écrit : cr On trouve dans l'Inde tout^^ ios conditions voulues pour accroitre la production des cocons de Vérié : Tabondance et la rapide croissance des espèces végétales les plus propres à la nourriture des vers, le prix très bas de la main-d^œuvre, mais il faudrait pouvoir compter sur une demande continue de cctti; soie, et il faudrait aussi que ceux qui s'attacheraient à développer la production sussent entraîner et diriger les natif» dans cette entreprise, t)
(') Il y a, en Chine , plusieurs espèces de vers à soie qui sont connues sous le nom de ichang-chou tsan (ver à soin du campinior arbre). Deux de ces espèces ont été déterminées : le PhUo9ama Walkeri de Felder et le Saiumia yfretorum de Westwood
^^) Les dessins du Philosamia Walketi ont été faits par M. Larbitray.
Le telumg-ckou lian (le Yer à soie du camphrier) est, d'après M. Frédéric Moore, le Piiilotamia Walkeri de Felder.
La chenille esl grosse; elle a six rangées longitudinales d'épines sur tous les segments "l Les cocons ont de 35 à 60 millimèlres de grand diamèire et de i& à 18 millimètres de petit diamètre. Ils sont oaverts, pointus, de couleur cannelle et quelquefois gris cendré. Ils sont le plus souvent construits sur la face supérieure d'une feuille dont les bords sont repliés el que chaque cocon occupe entièrement; ils sont fixés à la feuille par de nombreuses et lines attaclics. Quelquefois ils sont tout à fait enveloppés par une ou deux feuilles. Quand le cocon n'est pas recouvert d'une feuille en entier ou à demi, il esl entouré d'une vetle de bourre plus ou moins épaisse.
Phihinma Waltfri {m
Philoiamia Walkeri {rman relln! de In rouille et chrysalide).
Les papillons ont de lâ centimètres el demi à i5 centimètres el demi d'envergure.
Les cocons ont ét^ examinés au Laboratoire d'étude de la soie.
"' La clKaille psI probablement »erie, car, parmi les FxempUires cnnservés dim l'alcool qui sonl arritcs de la Chine, il y en avaïl qui i'taii?[il eiicori? de cette couleur.
PinWS.iMIA WALkEBJ. 103
Un cocon vide et sec a pesé 35o milligrainincs. On l'a trouva formé de :
Blaie 83 milUgr.
Vate* inlét'ieui-es i^S
JVfetto Qf)
La b(w« est de couleur rousse, sliiée (les stries longitudinales étant très fines et coinuie ondulées).
Le diamètre de la bave est de 3^ millièmes de milltnièlre dans la blaze et de Sa millièmes et demi dans la tetetle.
l'hUot^mU lf«/J,«rt'(iiiill<-).
Le Pliitosamia Walkeri sécrète ua gris particulier qui ne se dissout pas dans les bains alcalins ordinaires. On a dû faire u.'^age, au Laboratoire, d'une solution bouillante de carbonate de soude, et, même avec un aussi forl dissolvant, la ^tie de la Iclelie n'a pas été décreuséc.
SOIES DES VRitS SAUVAGES.
Nous doDnoos ci-après les résultats de ce dtScreusage pour trois cocons vides pesant 85o milligrammes :
■Billi(r. nilligr. p. igo.
Biaze 33o -loa 19.37
Couches intérieures SyB 355 à.Zo
Teletle 345 3'i5 •
On voit que le gré» de la telette n'a pas été attaqué par l'aU cali.
Lu ï^iihsamitt Walkeri a été recueilli d'abord à Yang-lou, dans le Tché-kiang, et ensuite sur d'autres points de la province. M. kopsch l'a trouvé lui-même k Ning-po. Cette espèce sauvage vit sur lo camphrier, le Cinnamornum eampliora de Nées et Eberiiieicr, le tchang-chou des Chinois, arbre très commua dans le Tcbétiang'".
I" 1^ lehang-ebov, du moins rarl>re qui e!<t connu bous ce nom à Ning'po el dans
ATTACUS, SAMIA, PLATYSAMIA, ETC. 105
D'après la présence de jeunes chenilles sur les arbres au mois de juillet, on peut croire que le Phtlosamia Walkeri est bivoltin. Il n'est pas très abondant, au moins dans les environs de Ning-po.
Nous en avons trouvé des cocons au milieu de cocons percés ramassés en Chine et envoyés en Europe pour le peignage.