D'ARAGON
kiiop'.
kilogr.
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9,5oo,ooo t*î
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TOTAUX
kilttgr.
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83o,ooo
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i,o3o,ooo
(>) Les proriooes andalouses de Grenade, de Jaen, de Malaga et d'Almérie prodaisaient , an lempc de la dooiinatioo arabe , de grandes quantités de soie.
(*) Duseigneor a estimé la production des cocons ù 3 miilioDs de kilogrammes en 1 85o et à s, aoo,ooo Kilogrammes en 1870. Ces denx chiffres, ainsi que celai de b,5oo,ooo kilogrammes pour 18Ô0 , sont trop élevés.
On est revenu aux races à cocons jaunes, et Ton compte que plus des neuf dixièmes des graines mises à l'éclosion proviennent de ces races. Sur les i,335,ooo kilogrammes de cocons récoltés en 1889, il n'y avait que 3o,ooo kilogrammes environ de cocons verts.
On voit, par les chiffres qui précèdent, avec quelle rapidité la sériciculture espagnole s'est resserrée et dans quelles régions elle
moindre : en moyenne, par an, 190,600 kilogrammes pour la période de 1873 A 1875, et 66,800 kilogrammes pour ia période de 1876 à 1878.
s'est à peu près éteinte. A cela il y a plusieurs causes : la première, c'est la difficulté de se procurer des graines de bonne qualité et les résultats peu satisfaisants obtenus, par suite des intempéries, même avec les graines les meilleures; la deuxième, c'est l'abaissement du prix de la soie qui a rendu, depuis plusieurs années, la production moins lucrative ou même onéreuse; la troisième enfin, le plus grand profit qu'on a trouvé, sur certains points du territoire , dans d'autres cultures. Ce changement dans la nature des exploitations rurales a eu lieu un peu partout, particulièrement dans l'ancien royaume de Valence, dans l'Andalousie; la vigne, l'oranger, les arbres fruitiers, le riz et les plantes potagères ont remplacé le marier. On estime qu'on a abattu les deux tiers des mûriers qui existaient en Espagne.
De la diminution de la production des cocons et, par suite, de celle de la soie, n'est pas résulté un appauvrissement pour ce pays. On a substitué, dans les mêmes localités, sans déplacement de population, à une culture et à une industrie dont le produit n'était plus assez rémunérateur, des cultures dont on tire plus de bénéfices.
Nous avons puisé à des sources diverses des renseignements sur l'importance de la filature et du moulinage.
D'après un état que nous devons à l'obligeance de notre collègue M. de Vallejo y Miranda, on comptait, en 1878, dans le royaume de Valence, ao filatures contenant 1,719 bassines, et 229 établissements de moulinage contenant 6,980 roms (ces roues sont probablement les tavelles).
Si nous nous en rapportons à un autre état fait pour la même année 1878, il y avait dans le même royaume de Valence : q5 filatures contenant s,ooo bassines, et IiG moulins ayant 60,000 fuseaux; la moitié seulement des bassines et des fuseaux étaient en activité ^^\ On nous a signalé en outre 26 filatures et
<*) M** veuve de Pujab, de Valence, est d'avis que ces chiffres sont assez rapprochés de la vérité, et que 5oo bassines seulement ont chômé dans la campagne de 1881-1889. Le oonsol de France à Valence a estimé, pour 1878, le nombre des filatures à 9 9 , contenant 9,o65 bassines.
moulins sur d'autres points de l'Espagne, savoir : 5 à Murcie, & à Talavera de la Reyna, k à Teruel, k à Séville» a à Grenade, Q à Gordoue, etc.
Enfin, d'après d'autres informations, dont les plus précises nous ont été fournies par M. Louis Boudon, on compterait encore aujourd'hui (en 1889) 58 filatures, ayant 3,o39 bassines, dont 99 filatures en activité, qui contiennent 1,796 bassines, et la pro* duction serait de 100,000 kilogrammes de soie environ.
Statistiqae de la filature en Espagne.