‹ L'art de la soie: Les soiesChapitre 56 sur 77 · INDO^.HINE · texte numérisé non relu

INDO^.HINE

car, d'une part, on lit, dans l'histoire de la dynastie mongole» que «le royaume de Tcbèn-tcbing (le Cyamba de Marco Polo, la partie méridionale de TAn-nam) n'a (à la (in du xiii" siècle), ni soie ni vers à soie?), et, d'autre part, on sait que, au xiii* siècle, des Siamois ont introduit dans le Tchin-la (le Cambodge) le mûrier et le ver à soie ^^\

Trois variétés de mûrier blanc sont cultivées dans l'Indo-Ghine, la variété indica principalement^^); ce sont les mêmes qu'on cultive dans l'Inde et le Kouang-toung. Le mode de culture est le même.

Nous ne pouvons rien affirmer pour les vers à soie. Les espèces dont nous parlons, qu'on rapporte toutes au Bombyx mari, n'ont pas été l'objet de déterminations rigoureuses. II est possible que les espèces annuelles, bivoltines ou polyvoltines de l'Inde, soient les mêmes que les espèces annuelles, bivoltines ou polyvoltines de l'Indo-Ghine, de l'occident et du midi de la Chine.

Quand nous nous sommes occupé des races de l'Inde, nous avons consigné cette opinion qui a cours au Bengale» à savoir que le dessi polou a été importé de l'An-nam dans l'Inde.

Qu'importe de quelle contrée le Bombyx forlunatus est originaire. Il parait certain qu'il est propre aujourd'hui aux plaines chaudes du Bengale et de l'Indo-Chine. Mais n'y a-t-il pas dans l'Indo-Chine, outre le Bombyx fortunalus, une autre espèce?

Les questions de l'origine et du transport de chaque espèce, les questions de l'influence du climat et de la nourriture sur les conditions de la vie et du travail de l'insecte, restent entières. L'étude en serait plus avancée si nous savions à quelles espèces

(*) Abel-Rëmiuat, Nouveaux mélanges aêiatiqueê, t. I,i899,p. lAieti&a. Diaprés le 7cU>f-2a-/Àig-(Ao«-^' (Description du pays de Tchin-)a), par Tchoii Ta-kouan, qui faisait partie de la suite d^un envoyé chinois de 1 995 à 1 397.

<*) Lonreiro dit du Moriu tndiea {dedu m dé iàm) : trFoliis hujus Mori prse aliis natriunt cochinchinenses bombyces, e quibus extrabunt quotannis immensam serici quanlitatem. Quolibet triennio bas plantas eradicant, sectaque virgulta iterum plantant, ut novi fnitices delicaliorem escam prœbeant bombycibns, et tenuiora fila producantnr.» Lonreiro a observé le Mortii rubra {deàu mot), à Tétat sauvage, en Gocbinchine, et il fait la remarque qu'on n'en emploie les feuilles que rarement pour la nourriture des vers à soie (J. de Lonreiro, Fl(n'a cochinckinenm , 1790, p. 555 et 556).

rapporter les vers à cocons blancs, à cocons jaunes ou à cocons roses, annuels, bivoitins ou polyvoltins de la Perse, du Caucase, du Turkestan, de la Boukbarie, de l'An-nam et de la Chine. Laissons de côté ces considérations, et passons aux faits.

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