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Le sesterce valait environ vingt centimes

montrent que les mêmes procédés ont, à peu de chose près, été suivis dans tous les temps et dans tous les pays. Le prix de 6,000 sesterces n'est pas exagéré pour deux coupes, surtout si elles étaient décorées. Pline aurait pu ajouter qu'on vendait aussi pour 3 sesterces des verres à boire ordinaires. Enfin, il paraît certain que ce sont bien les abords du fleuve Bélus qui pendant longtemps ont fourni le sable aux verriers.

L'obsidienne a souvent été confondue avec le verre; il n'est pas inutile de rappeler ce qu'en dit Pline, d'autant plus que l'auteur entre, à ce propos, dans de nouveaux détails sur la verrerie.

Au verre 1 appartiennent les vases obsidiens, assez semblables à la pierre qui a été découverte en Egypte par Obsidius. Cette pierre est très noire, quelquefois transparente, mais d'une transparence mate, de sorte que, attachée comme un miroir à la muraille, elle rend plutôt l'ombre que l'image des objets. Beaucoup en font des bijoux. J'ai vu, en obsidienne, des statues massives du dieu Auguste, qui prisait fort cette substance demi-transparente. Lui-même a consacré comme des merveilles, dans le temple de la Concorde, quatre éléphants de pierre obsidienne. L'empereur Tibère rendit aux Héliopolitains, pour leurs cérémonies, une statue de Ménélas en pierre obsidienne, trouvée dans la succession d'un préfet d'Egypte. Cela montre qu'il faut reporter plus haut qu'on ne le fait l'usage de cette substance, confondue aujourd'hui avec le verre, à cause de la ressemblance. D'après Xénocrate, l'obsidienne se trouve dans l'Inde, dans le Samnium, en Italie et en Espagne sur les côtes de l'Océan. On fabrique, par le moyen d'une teinture, de l'obsidienne pour divers ustensiles de table et un verre entièrement rouge, opaque, qu'on nomme hémation. On fait aussi du verre

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