‹ L'art de la verrerieChapitre 43 sur 112 · BOUTEILLE ÉMAIL LEE ET DOREE · texte numérisé non relu

BOUTEILLE ÉMAIL LEE ET DOREE

(Collection Spitzer.)

roterie, le clinquant et les pierres précieuses factices. Il ne semble pas que Marco Polo ait engagé ses compatriotes à faire concurrence aux verreries orientales pour les verres émaillés dont ces fabriques avaient le

FIG. (58. VENISE. XVIe SIÈCLE.

(Décor émaillé.)

monopole, car les Vénitiens limitaient alors leur ambition à la production de menus objets de fantaisie. Deux verriers, Chistoforo Briani et Domenico Miotto, s'étant mis à l'œuvre, réussirent à retrouver les procédés de coloration du verre, connus de l'antiquité, et à imiter ainsi les pierres précieuses. Une première expédition fut dirigée vers Bassora, sur l'Euphrate. Elle réussit;

VENISE

dès lors, le chemin était ouvert et bientôt les verroteries de Venise se répandirent dans les ports de l'Asie Mineure, de la mer Noire, sur les côtes de la mer Caspienne et en Egypte. De ces points, les marchands et les caravanes les transportaient dans l'intérieur jusqu'en Chine, où elles servirent à faire les boutons de mandarins, dans les îles de l'océan Indien, sur les rivages de la mer Rouge, en Ethiopie et en Abyssinie. Ce mouvement commercial donna une très grande extension à l'industrie nommée arte del margaritaio, les grenats et autres pierres précieuses étant, à cette époque, connus sous le nom de margarita. Le mot venait de l'antiquité : on appelait à Rome, margaritarii,

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