‹ L'Art de lever les plansChapitre 78 sur 120 · AD 957 IH · texte numérisé non relu

AD 957 IH

El 7,228 GB 2,670

DI 523 HB 429

Longueurs, 2396 mètres.

Avans 9,898

Arrières 7,625

Reste 2,273 pour la pente

depuis la source A au réservoir

Il est souvent plus expéditif d'écrire sur ses tablettes les hauteurs de la mire telles qu'on les obtient sur- le terrain, en se réservant de faire ensuite les corrections nécessaires relative-

BU NIVELLEME]ST.

ment au haussement du niveau apparent. L'état n.° 1.^^' peut être considéré comme étant les notes faites sur les lieux; celui n.^ 2 exprime les hauteurs corrigées d'après la table n.° 2.

La distance totale du point A au point B étant de 2396 mètres, si Ton divise la pente 2 mètres 273 millimètres par cette longueur, on trouvera qu'il y a pour chaque centaine de mètres 0 mètre 09^7 dix-millièmes de pente.

Lorsqu'on nivelle des points placés à de grandes distances , comme de 2 à 3000 mètres, etcj non -seulement on doit avoir égard au haussement du niveau apparent au-dessus du niveau vrai 5 mais il faut encore prévenir les ré^ fractions : quoique peu sensibles dans un temps calme ou serein, elle ne laissent pas néanmoins de nuire |à l'exactitude du nivellement dans de longues distances.

La réfraction est lorsque le rayon visuel se trouve accidentellement rompu par l'effet des vapeurs, des exhalaisons et autres météores, qui, en s'élevant ou en tombant de l'atmosphère sur l'horizon, peuvent courber la mire. Mais la méthode la plus simple et en même temps la plus exacte est de placer le niveau à peu près à égale distance des deux points arrière et avant, comme nous l'avons déjà fait remarquer. Par ce moyen on évitera les corrections dues à la réfraction , et à la différence du niveau apparent au niveau vrai (page 259). Nous avons donné l'exemple ci-desstis pour

n'omettre aucune explication sur la partie que nous traitons ; mais il est fort rare qu'on ait besoin, dans la pratique j d'avoir égard à la différence du niveau vrai au niveau apparent, parce qu'il sera presque toujours facile de placer le niveau à des distances à peu près égales des points qu'on veut niveler (page 259), et que d'ailleurs on a vu qu'on pourrait négliger^ sans commettre d'ei-reurs sensibles, de rectifier le niveau apparent lorsque les distances n'excèdent pas 150 ou 200 mètres, ces différences étant presque insensibles.

Nota. Ayant été employé aux opérations qu'on a faites pour déterminer le point de partage du Canal de Bourgogne, nous n'avons jamais, même une seule fois, rectifié le niveau apparent pendant le cours d'un nivellement de plus de 18 à 20 lieues, et où il fallait opérer sur un terrain qui présentait souvent de grandes difficultés.

PAIREj AVEC UN NIVEAU d'eAU, UN NIVELLEMENT COMPOSÉ.

Lorsque les deux termes extrêmes d'un nivellement sont fort éloignés, et que l'on est obligé de faire plusieurs stations pour arriver de l'un à l'autre, le nivellement est alors composée

Supposons qu'il faille obtenir la pente du point A au point 'B^Jîg. 120. On examinera d'abord le terrain, afin de choisir les endroits qui paraîtront être les plus commodes pour y

placer le niveau ^ en observant cependant que les points où l'on fera présenter la mire ne soient guère plus éloignés du niveau de 150 ou 200 mètres : on pourrait alors ne pas faire attention au haussement du niveau apparent; mais il conviendra, pour plus de précision, de placer constamment l'instrument entre deux termes successivement ( comme pour la figure 117). Ce que nous disons à l'égard du niveau d'eau, doit s'appliquer à tous les niveaux dont on ferait usage, parce que par ce procédé on simplifiera les opérations en s'évitant des calculs pénibles.

Dans cet exemple on suppose qu'on ait choisi les points Q, II, S, T, Jîg. 120, éloignés l'un de l'autre de 240 ou 250 mètres environ : on y fera planter des piquets 5 et l'observateur, étant placé au point Q, après avoir envoyé deux aides présenter la mire aux points A et U, dirigera les rayons visuels LC, LD, et écrira sur des tablettes, l.^la hauteur CA., qu'on suppose être de 1 mètre 50 centimètres, dans la colonne intitulée arrières; et la hauteur DU de 0 mètre 50 centimètres, dans la colonne intitulée aidons* On fera ensuite transporter le niveau à la seconde station R, d'où l'on dirigera les rayons NE, NF, et l'on écrira les hauteurs EU, FV, comme on l'a fait pour la première station, et l'on se conduira de même pour les deux autres stations S, T.

Le nivellement étant terminé, on ajoutera ensemble respectivement les hauteurs écrites

dans chacune des colonnes; et ayant soustrait le plus petit nombre du plus grand, le reste sera la quantité dont le point B sera plus élevé au-dessus du point A.

Afin de rendre cet exemple plus sensible^ nous avons écrit toutes ces hauteurs telles que nous les avons trouvées sur le terrain ^ en y ajoutant les distances entre chaque point de mire.

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