ANÉMONE DES JARDINS. 4ANEMONE CORONARIA
FAMILLE DES RENONCULACÉES.
Les racines de l’anémone sont grosses et touffues; elles sortent d’une bulbe arrondie avec des excroissances qui, en se développant, se transforment en des bulbes semblables à celles dont elles proviennent, et servent ainsi à reproduire la plante. Les feuilles sont toutes radicales, très longuement pétiolées, et divisées agréablement en unemultitude de découpures. Il s'élève de leur centre une hampe cylindrique, légèrement velue, haute de plus d’un pied, portant une seule fleur, grande, d’une forme élégante, et d’une couleur variable du blanc au violet presque noir : un involucre, composé de plusieurs bractées ordinairement découpées, l'enveloppe avant son épanouissement, et lui forme, quand elle est ouverte, une sorte de collerette qui en relève encore la beauté. Cette fleur n’a point de corolle : ce qui en a l'apparence est un calice polyphylle, à folioles ovales, concaves, veinées, un peu velues en dehors, et portées par la base du réceptacle. Celui-ci, au-dessus du calice, se dilate en une sorte de tête,
où sont attachées un grand nombre d’etamines noirâtres
5 La
(pl. 25, a) et une infinité. de petits ovaires velus b, à une seule loge, contenant un seul ovule, et terminés par un stigmate aigu et noir. Les étamines et les pistils n'existent que dans les fleurs simples : : on trouve à leur place, dans les fleurs doubles, des espèces de pétales moins grands que les folioles du ee ; auxquelles ils réssemblent du reste assez bien pour
la consistance ét la couleur.
Les Renonculacées ne sont point toutes privées de corolle, comme celle dont on vient de lire la description; dans beaucoup de genres, au contraire, il y a deux enveloppes florales : le calice est alors verdâtre et insignifiant; la corolle polypétale plus ou moins éclatante, quelquefois très irrégulière. Les étamines sont fort nombreuses et fixées au réceptacle ; ellesont ceci departiculier que leurs anthères sont continues aux filets ; les ovaires contiennent un ou plusieurs ovules; le style, lorsqu'ilne manque pas, est latéral; le stigmate est constamment simple. Les renoncules, les adonis, les clématites, les pivoines, les hellébores, les pieds-d’ bete, etc. ‘gi à cette famille (x):
L’anémone qui est placéé au milieu du bouquet doit s’ébaucher avec des tons extrêmement légers ; la partie jaunä- (1) Quelques Botanistes modernes ont partagé les Renonculacées en deux sections, suivant que leurs ovaires sont monospermes (à un seul ovule) ou polypermes (à plusieurs ovules. ) 1° Genres à ovaires monospermes : renoncule ; anémone, adonis, clématite ete. 2° Genres à ovaires polyspermes : pivoine, hellébore, pied-d’alouette, etc. . D’autres ont pris pour base de leurs divisions l’absence ou la présence de la Corolle.
À. Genres pourvus d’un calice et d’une corolle : renoncule, adonis, hellébore, pied-d’alouette, etc.
B. Genres sans corolle : anémone, clématite, pivoine, etc.
Pl'25.
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tre, avec de la gomme-gutte, mêlée d’un peu de.carmin pour les demi-teintes ; ce qui avoisine le pédoncule, avec du carmin et un peu d’outremer : on dirige le pinceau du bord libre de chaque foliole vers son point d'attache, et l’on fait en sorte de bien fondre les nuances comme elles le sont dans la nature. Pour la fleur violette, on emploie de l’outremer et du carmin ; on ajoute à cette teinte composée une faible proportion de bleu de Prusse pour les dessous. Le carmin plus ou moins détrempé fait la base du ton de l’anémone rouge : on n’y met de l’outremer que pour les reflets. Les parties vertes se font avec un mélange de bleu de Prusse, de gomme-gutte et de sépia , dont on varie les doses selon les circonstances; ainsi, par exemple, on mettra moins de gomme-gutte dans les collerettes que dans les feuilles, et l’on ajoutera un peu de carmin, quand on sera arrivé à la partie inférieure des pétioles : il est presque inutile de dire que l’on conduit la couleur du sommet à la base de chaque découpure.
Les teintes qui ont servi à ébaucher les fleurs sont employées à les finir, on y joint seulement un peu d’encre de Chine, pour les ombres et les endroits soutenus : le pinceau est à peine humecté; les touches sont légères et suivent le contour des folioles. Les étamines et les pistils se font avec un mélange d'encre de Chine et de bleu de Prusse auxquels on associe un petit peu de carmin. Les feuilles et les collerettes se terminent par de petites hachures que l’on multiplie à l’infini dans le sens des nervures de chaque division; quant aux pétioles et aux pédoncules, ils se finissent de bas en haut, comme on l’a dit dans les Notions préliminaires.
On achève le tout en rehaussant de blanc léger les parties les plus lumineuses des calices, et des pédoncules.
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