PREMIÈRE PARTIE
brousse clieniin, parcourt souvent le même espace, s'échauffe, et se charge de différentes parties de matière grasse qu'il détache en chemin ; ainsi affaissé par son propre poids, il vient se réfugier dans la basse région, et se trouvant enveloppé d'une matière trop fluide, qui n'attendoit ellemême que le moindre mouvement pour faire irruption, il décampe enfin sans beaucoup de bruit et entraîne avec lui tout le butin dont il s'est chargé. La vesse, également gênée et retenue au passage, fait le même voyage que le pet de maçon ; elle s'échauffe également, se charge en chemin de parlies grasses, vient solliciter sa sortie par les Pays- Bas, avec cette différence, que trouvant un terrain sec et aride, elle n'acquiert point de nouveaux biens ; mais chargée seulement de ce qu'elle a butiné en chemin, elle déloge sans aucun bruit, et fait part, en sortant, de ce qu'elle a de plus disgracieux pour l'odorat.
Mais après avoir répondu aux objections des adversaires du pet, reprenons notre division.
Or, ces pets ressemblent aux canons, etc., ou aux tonnerres d'Aristophaues, comme on voudra. Quoi qu'il en soit, ils sont simples ou composés.
Les pets simples consistent dans un grand coup, seul et momentané. Horace les compare, comme nous l'avons déjà vu, à des outres crevées.
Displosa sonat quantum vesica.
Ils se font, lorsque la matière est composée de parties homogènes, lorsqu'elle est abondante, lors-
que la fissure par où elle sort est assez large ou assez distendue, ou enfin lorsque le sujet qui les pousse est robuste et ne fait qu'un seul effort.
Les pets composés partent par plusieurs grands coups, et éclat par éclat, semblables à des vents continuels qui se succèdent les uns aux autres, à peu près comme quinze ou vingt coups de fusil tirés de suite, et comme circulairement. On les nomme diphthongues, et l'on soutient qu'une personne d'une forte constitution en pourroit faire une vingtaine tout d'une tire.