VII, I
L’ART DE RLAIRE
de l'anliquité, à de rares exceplions près, savaient prendre de leurs pieds.
La plus grande partie des infirmités et des difformités qui abîment 1^ pieds des femmes proviennent uniquement du préjugé dont je parlais plus haut, qui veut, à toute force. et contre toute raison, que les pieds ne puissent être beaux s’ils ne sont petits. Entendons-nous bien, cependant :
quand je dis que les pieds doivent être propoi tioimés à la taille et à tout le reste du corps de la femme ; quand je dis qu’une grande femme, pour être belle, doit avoir de grands pieds, je n’entends pas préconiser les masses de muscles informes, véritables pelotes de graisse et de chair, aux orteils noueux, dont
se servent pour marcher les vachères prussiennes. Je veux simplement dire que l’harmonie des proportions est la plus impérieuse condition de la beauté.
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Mais revenons. Les femmes affligées de la manie de porter des chaussures trop justes, non-seulement s’abîment les pieds, mais, enlaidies par la souffrance, exaspérées par le supplice harcelant et incessant de ne pouvoir marcher sans endurer un mal cuisant, ayant constamment l’air de personnes affligées de coliques, le teint verdâtre, les yeux cernés, boitant avec une tournure commune et piteuse, ne tardent pas
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