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ni: I.A CHAIRE. 223
Icuse. Les fermes di; la tiaduetiou poiiVL'iit einbelUf lo sens «lu texte; on ne les rend pas au compte, mais au poids; à moins que l'Eglise n'y ait attaché son dogme.
Vin.
La traduction ou la paraphrase du passage doit ordinairement précéder la citation.
Dans les sujets contestés, on appuie son sentiment par plusieurs passages parallèles : il ne faut pas les entasser sans choix. On les arrange, on les met en œuvre avec art. Ce ne sont pas ici les marchandises d'un magasin ; ce sont les meubles d'un appartement propre et orné avec goût.
La voix unanime des Pères, qui forme la ti'adition, va de pair en autorité avec l'Ecriture; on ne peut l'abandonner sans s'égarer. C'est par eux qu'on explique le dogme et la morale des Livres saints.
La doctrine des monu's a été pure tant qu'elle a coulé de ces sources : elle s'est altérée, lorsque la raison himiaine en a osé interrompi^e le cours. Dieu semble avoir pimi cette témérité par les relâchements monstrueux où la morale est tombée. Laissons l'Esprit de vérité enseigner toute vérité.
On s'attache en lisant les Pères à ce qu'ils ont de [dus
in.
22*6 MAxraES sua le ministère
pieux et de plus solide. On néglige les endroits brillants, les jeux de mots, les allusions aux nombres et aux opinions philosophiques, où le? engageait le goût de leur siècle.
Si on veut faire justice aux Pères sm" le caractère de leur? discours, il ne fautpas les comparer àDémosthène et à Cicéron, qui ont vécu plusieurs siècles avant eux; mais aux orateurs qui ont excellé de leur temps : S. Basile a Libanius, S. Ambroise à Syimnaque. S. Basile est solide et naturel; Libanius vain, affecté, puéril.
Ce que le Prédicateur adopte des Pères doit être placé si à propos, qu'on dirait qu'ils n'ont parlé que pour lui. Il s'attache à ceux qui ont plus de force et plus de gi'andeur. Il donne à ce qu'il rapporte un tour nouveau, et qui peint nos mœurs.
Il en est qui citent en maîtres, jusqu'à faire le précis d'un traité, et qui découvi'ent le sentiment d'im Père par la totalité et par l'ordre de ses ouvrages ; ce sont moins les paroles des Pères, que leiu' doctrine et leurs raisons.
C'est faire peu d'honneur aux saints Pères, que de les citer pour autoriser une peasée triviale, peu juste, fausse, o,j un raisonnemf^nl forn''.
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11 faut passeï' aux premiers Pères quelques expressions peu exactes. Quoiqu'ils aient dignement parlé de la Religion, diverses difficultés n'étaient pas encore nées, et chacun d'eux n'avait pas recueilli toute la plénitude de la science apostoliffiie.
xvm.
Quand la censure d'un désordre peut regarder quelque auditeur, il est bon de la trouver dans le texte de cpielque Père ; alors personne ne pourra se plaindre qu'on ait voulu le désigner. Le Père qu'on cite avait en vue des pécheurs qui ne sont plus.
On ne cite point en chaire d'autre langue morte ou étrangère que la latine, encore la cite-t-on rarement. La version authentique de l'Ecritm'e est équivalente au texte original. Ce n'est pas citer les paroles d'un Père que de rapporter son grec en latin.
Une autorité tirée de loin et forcée dans son apj)lication, n'est pas ixne autorité. Non-seulement elle ne décide pas, mais elle fait perdre créance à celui qui l'emploie.
On laisse aiLX avocats ù citer et titres et paragraphes. On cite cependant le chapitre de l'Écriture, ou le livre d'un
Père, si le ilogiuo est contesté. On le cite encore, (fuand on renvoie l'auditour an livro, snr ce qui siirait trop long à rapporter.
11 y a des livres d'un grand usage qu'on cite d'une manièi'c qui leiu' est propre : on ne peut s'y méprendre, sans paraître ignorant, et sans perdre créance. Tels sont le Droit Canon, le Droit Civil, la Somme de S. Thomas, etc.
[.a T.ecture peut tenir lieu de génie ; tous les esprits ne sont pas capables de créer, et c'est une fausse délicatesse de n'oser rien dii'e d'après les modernes. De quelque date que soit un ouvi"age, sitôt qu'il est donné au public, il lui appartient; on a droit d'y puiser, pourvu que ce soit avec adresse. In fpl plagiaire n'est pas criminel.
Autrefois on se faisait honneur en chaire des beaux endroits des profanes. Ce n'est plus le temps de bâtir le temple du marbre et des cèdres du roi Hiram. Les prédicateurs laissent aux grammairiens ce genre d'érudition, et n'apportent au lieu saint que l'oblation des fidèles. Cependant il n'est pas inutile île penser et do s'exprimer comme les anciens.
L'opposition des vices de ceilains Chrétiens et de leurs maximes aux maximes et ii la conduite dejilusieurs Païens,
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forait un consii-astc Immiliaut et capable de confondre. Il on faut user sobrement : on n'expose pas dans les églises les portraits d'Aristide et de Caton.