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CHAPITRE XX

DE LA PÉRORATSON.

Rien ne doit être plus ménagé, plus étudié que la fin du sermon ; ordinairement les dernières impressions effacent les autres. Le dernier acte déploie toute l'adresse de l'auteur.

Les péroraisons renfermaient auticîfois toute la morale. Les Senauts^ les Lingendes, les Ogiers y renvoyaient tout leur pathétique, et là triomphait leur éloquence. Aujourd'hui que la morale fait le corps du discours, la l'écapitulation est plus courte ; mais un dernier effort de zèle supplée à la brièveté.

La péroraison renferme en précis les principaux chefs, les principales raisons. L'auditeur les retrouve avec joie, et les retient plus facilement; tout ce qui le soulage lui i)laît. Si la péroraison est vive, elle réveille les affections.

11 est bon d'aider l'auditeur à former des résolutions. On se joint ;i lui poixr faire des actes conformes aux affections qu'on lui a ins])iré('s ; on lui en suggère la forme.

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Quand le sermon a été effrayant, la péroraison doit être consolante. C'était la méthode des prophètes ; lem's promesses, on figure, tombent dans la réalité sui'la vie futui'e.

Un adoucit les menaces par des promesses, les reproches par des louanges modérées. Il est possible au ]irédicateiu:d'être terrible et consolant. Il tempère le fond par la manière, et de juge il devient père.

Il doit alors être pressant, sans être impérieux, ni dur. S'il est obligé de menacer, cpi'il emploie les termes de TEoriture ; ils auront leur effet sans le compromettre.

La paraphi'ase d'im endroit choisi de l'Ecriture peut faire une péroraison entière et des plus touchantes.

Enfin on réunit tout le sujet dans une compte prière poussée vers Dieu ou vers Jésus-Chinst , en termes aflectueux. Le tout sera plus huuhieus et plus dévot, si on la renferme dans le verset d'im psaume ; cette prière doit être travaillée, sans le paraître. On trouve de bons modèles de ces élévations dans l'Année chrétienne.

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