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PAR LA VOIE RESPIRATOIRE

Sommaire. — La voie respiratoire est double : voie respiratoire proprement dite et voie pulmonairé directe.

Un mot sur la voie pulmonaire directe.

Étude de la voie respiratoire proprement dite. "Ses avantages, ses inconvénients, ses indications.

Formes pharmaceutiques des médicaments destinés à la voie respiratoire: 1° Médicaments gazeux ; 2° Médicaments, liquides.

1° Médicaments gazeux, trois catégories : A. Gaz proprement dits : ballons ; B. Gaz fournis par des liquides volatils : flacons, ampoules; C. Gaz qui se développent par combustion : cigarettes, cônes, poudres et papiers combustibles.

2° Médicaments liquides. Solutés huileux et aqueux.

Prescription des médicaments destinés à la voie respiratoire. Prescription des gaz : trois parties, inscription, souscription et instruction. Technique des inhalations. Inhalations et fumigations.

Prescription des liquides : deux parties, inscription et souscription. Technique des injections intratrachéales.

La voie respiratoire pourrait logiquement trouver sa place après les voies digestive et cutanée. Elle clôturerait ainsi la série des voies par lesquelles les médicaments sont introduits dans l'économie sans effraction.

Resteraient, formant un second groupe, les voies hypodermique, musculaire, veineuse et nerveuse, qui ne sont praticables qu "avec effraction.

Il m’a semblé cependant que, s’il était logique de disposer dans un tel ordre les diverses voies d’administration des médicaments, il était plus logique encore de les ranger autrement, je veux dire suivant le plan que j'ai adopté.

Et tout d’abord, les voies interstitielles et vasculaire, je veux dire hypodermique, musculaire et veineuse, priment par leur importance la voie respiratoire.

Et puis et surtout elles représentent, avec les voies digestive et cutanée les grandes voies par lesquelles les médicaments sont administrés en vue de l’absorplion et d’une action à distance.

Ces diverses voies, j’entends les voies digestive et cutanée, interstitielles et veineuse, sont connexes, succédanées l’une de l’autre, interchangeables, si bien qu’il est naturel de les étudier successivement, l'une après l’autre, sans l’interposition d’une voie autre, d’où découlerait une fâcheuse dissociation.

La voie respiratoire, certes, est intéressante, mais son intérêt est moins général que celui des voies jusqu’alors envisagées, du moins des voies digestive et interstitielles. Par elle on pratique une thérapeutique d’un ordre plus spécial, et c’est pourquoi j’en ai rejeté Tétude vers la fin de cet ouvrage.

Il ne me restera plus ensuite à envisager que la voie nerveuse.

De même que la voie cutanée, la voie respiratoire est double : on y peut distinguer, en effet, la voie respiratoire ordinaire , qu’onpourraitencore qualifier de laryngo-trachéobroncho-pulmonaire , et la voie pulmonaire directe.

Mais cette dernière ne nous retiendra pas. On a eu l’idée, il y a quelques années, d’inj,ecter directement, dans le tissu du poumon malade, des substances médicamenteuses, en perforant avec l’aiguille d’une seringue un espace intercostal. On a surtout eu recours à des substances capables d’exercer sur le parenchyme pulmonaire une action topique.

La pratique était aveugle, dangereuse par suite, et elle n’a pas fait fortune. C’est pourquoi cette voie ne doit pas nous retenir davantage.

Je vous entretiendrai donc seulement de la voie respiratoire simple ou ordinaire.

Nous suivrons ici le plan habituel : je vous ferai connaître tout d’abord les avantages et les inconvénients de cette voie avec ses indications , puis les formes pharmaceutiques sous lesquelles les médicaments peuvent être administrés par elle, enfin la façon de les prescrire.

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