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VOIE LOMBAIRE

A l’étude de la voie lombaire se rattachent les noms de Corning' (1888), de Quincke, de Bier, de MM. Tuffier, Sicardet Ravaut. On l’emploie dans le but de porter dans l’espace sousarachnoïdien, c’est-à-dire au sein du liquide céphalo-rachidien, par suite au contact de la moelle épinière et de ses epveloppes, les méninges spinales, des substances médicamenteuses.

Des diverses articulations lombaires, représentant autant de défauts à la cuirasse que le segment lombaire des vertèbres constitue à la moelle et à ses enveloppes méningées, c’est àla quatrième que, d’un commun accord, on s’adresse pour pénétrer dans le canal rachidien. C’est que, d’une part, la moelle épinière chez l’adulte ne descendant pas au-dessous du corps de la deuxième vertèbre lombaire et, chez l’enfant, au-dessous de celui de la troisième, la moelle épinière ne risque pas d’être blessée par une aiguille plongée entre la quatrième et la cinquième. Et c’est que, d’autre part, en raison de sa situation sur le trajet de la ligne bi-üiaque , c’est-à-dire au niveau d’une ligne passant par les crêtes iliaques, la quatrième articulation lombaire est d’un facile repérage.

L’instrument dont vous vous servirez pour la pratique des injections lombaires sera la seringue, que vous choisirez de dimensions variables selon la quantité de liquide à injecter. Cet instrument sera muni d’une aiguille en platine longue de 8 à 10 centimètres chez l’adulte, de 4 à 5 chez l’enfant; son épaisseur sera de 8 dixièmes de millimètre et son extrémité se terminera en biseau court.

Le mode opératoire que vous utiliserez comprendra plusieurs temps. Les mesures antiseptiques qui concernent vos

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