PRESCRIPTION DES SÉRUMS THÉRAPEUTIQUES
au contact des méninges. Mais alors le pronostic de la méningite cérébro-spinale en fut littéralement inversé : au lieu d’une mortalité de GO, 80 et même 90 p. 100, on releva une mortalité de 40, 30, 20 et même 12 p. 100.
Aux enfants au-dessous d’un an, on injectera 10 centimètres cubes; à partir de deux ans, 20 centimètres cubes; aux adultes, de 30 à 50 centimètres cubes. L’injection devra être répétée tous les jours pendant quatre à six jours, c’est-à-dire jusqu’à ce que le liquide perde sa purulence et ne contienne plus de méningocoques. Après l’amélioration, surtout si on continue la sérothérapie intrarachidienne, on peut voir survenir avec de la fièvre une recrudescence des symptômes méningés : c’est la méningite sérique qu’il faut se garder de confondre avec une rechute de méningite cérébro-spinale.
Les accidents anaphylactiques, de gravité variable, observés parfois à la suite de ces injections, ne doivent nullement en restreindre l’usage. La mise en application de la méthode antianaphylactique de Besredka permettra de les éviter toutes les fois que les circonstances du traitement en feront craindre l’éclosion, soit que ce traitement doive être repris après une suspension de quelques jours, soit encore que le malade soumis au traitement antiméningococcique ait antérieurement reçu un sérum antitoxique quelconque.
La ponction lombaire, même si elle n'est pas suivie d’injection de liquide médicamenteux par la voie rachidienne, constitue un procédé thérapeutique intéressant. Dans nombre de maladies, l’excès du liquide céphalo-rachidien et l’exagération de sa tension peuvent déterminer des accidents graves : ainsi en est-il dans les diverses méningites et en particulier dans la méningite tuberculeuse, dans les tumeurs du cerveau, dans l’hydrocéphalie. L'évacuation de quelques centimètres cubes de liquide détermine alors un amendement notable.