LA DECORATION ET L ESPRIT ORNEMENTAL
mentales de la Régence. La symétrie, la solennité enfin, détendront leur arc.
C'est ainsi que, en ce qui concerne plus spécialement l'art décoratif, nous verrons apparaître la fantaisie et la légèreté d'un Claude Gillot, d'un Antoine
FiG. 60. — Détail de la balustrade de la cJtanibre à couclip^ de Louis XIV (Palais de Versailles).
Watteau, d'un Lancret, pour ainsi dire immédiatement après la mort de Lepaullre, de Le Brun et de Bérain.
Et cependant le vieux roi vit encore, mais il ne règne plus, puisque, lorsque Watteau décorera le cabinet royal, au château de la Muette, il n'aura plus la force de repousser les « magots » que ce pinceau charmant
inaugurera, en souvenir des premières fêles données à la jeune duchesse de Bourgogne où les premiers travestissements chinois apparurent.
Une réflexion nous vient enfin, qui terminera ce chapitre : c'est que rien ne se présente, pour ainsi dire, « à Téchelle » dans toute cette décoration, et cela n'est pas la moindre caractéristique de sa superbe