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politique. Au milieu de la place
Louis-le-Grand, Girardon avait érigé une belle statue
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du monarque à laquelle la Révolution substitua une Liberté sur la place des Piques; puis la L'berté de la place des Piques, fut détrônée, sous Napoléon 1", par la colonne Vendôme, sur la place du même nom. On sait enfin, que la colonne Vendôme où dominait le héros d'Austerlitz, fut renversée par la Commune, en 1871, et restaurée en 1874, l'œuvre de Dumont succédant, identique, à la précédente, de Chaudet.
Bref, à côté de ces architectures nées de Torgueil, le règne de Louis XIV inaugura une splendide désaffectation, celle du Louvre dont il fit le siège des académies et la demeure des écrivains et des savants.
Auparavant, le Roi Soleil avait donné, dans le palais de ses prédécesseurs, des fêtes somptueuses, et c'est ainsi qu'il céda au génie, les anciens appartements de la cour transférée dorénavant à Versailles, dont l'importance monumentale s'accroîtra au fur et à mesure de sa puissance.
Mais entrons maintenant dans le détail de l'effet extérieur que nous venons d'effleurer; ce n'estquaprès cette étude, plutôt consacrée à la façade, que nous pénétrerons dans les intérieurs.
Nous voici de retour au château de Versailles.
Commencés en 1761, sous la direction de Louis Le Vau, premier architecte du roi, les travaux d'agrandissement du château de Versailles furent continués.
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aorès la mort de l'artiste, par Jules Hardouin-Mansard, pendant tout le reste du long règne de Louis XIV.
Le Vau (1612-1670), à qui Ton attribue encore le château de Vaux, d'après les dessins de Mansard et de Le Nôtre, construisit aussi des ailes (aujourd'hui
affectées à des casernes) au château de Vincennes, acheva plusieurs façades intérieures et extérieures de la cour du Louvre et donna enfin, aux Tuileries, les anciens pavillons de Flore et de Marsan ; sans oublier le collège des Qualre-Nations, aujourd'hui palais de rinstitut, que son élève et gendre, François Dorbay, exécuta sur ses plans.
Mais, malgré néanmoins la valeur de cette dernière œuvre, Le Vaujoue, à côté de la gloire d'un Mansard, un rôle effacé. Petit-neveu et élève de François Mansard, auteur des églises Saint-Pierre de Chaillot, des Minimes, de la place Royale, du portail del'égHse des Feuillants, des châteaux de Ghoisy, de Maisons (son chef-d'œuvre), de l'hôtel delà Vrillière, aujourd'hui la Banque de France, etc., J. Hardouin-Mansard règne sur l'architecture de Louis XIV dont il régit pour ainsi dire le style, tout comme Charles Le Brun commandait aux autres arts.
Après avoir constaté le défaut d'harmonie offert fatalement, par le palais de Versailles en la disposition générale des bâtiments qui le composent et l'augmentent, plutôt subordonnés à la conservation de l'ancien château, nous en arrivons à nous étonner d'une dépense de constructions si peu grandioses dans l'ensemble.
Effectivement, l'effet majestueux indiqué par les anciens châteaux de France, aux pavillons couronnés
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FiG. 67. — Chapelle du Palais de Versailles, par Mansard et Robert de Cotte.
de combles élevés, a maintenant fait place à la continuité monotone des grandes lignes horizontales, sur la façade du parc notamment, d'une extrémité àTautre. Une saillie néanmoins, vient brusquer tant de rigueur sur le corps du bâtiment principal, sur les parties en aile de cette façade, c'est le logis du roi qui s'impose au coup d'oeil. En dehors de cette infraction i\ l'intransigeance d'une ligne longue de près de cinq cents mètres, nous ne voyons plus à signaler que le couronnement de l'attique par des trophées d'armes, h quel attique s'orne d'une balustrade, morne dentelL- de pierre. Pas de toiture.
«Dans les façades du parc, remarque Vauda^er, Mansard adopta l'ordonnance commune à presque tous les grands édifices du règne de Louis XIV, iVestà-dire un étage richement décoré s'élevant au-dessus d'un soubassement, ainsi que Perrault en avait fait l'application à sa colonnade du Louvre. On remarque le même système de façade aux bâtiments élevés postérieurement, d'après les dessins de Mansard, autour de la place Louis-le-Grand, aujourd'hui place Vendôme. »
Mansard, à qui l'on attribue l'orangerie de Versailles, donna aussi les plans de Saint-Cyr pour l'établissement où l'austère M"^ de Maintenon se proposait de faire élever deux cent cinquante demoiselles nobles ; il est vrai que le premier ouvrage du maître avait été
L ARCHITECTURE
le château de Clagny pour la jolie marquise de Mon-
tespan, favorite du
roi.
Autres œuvres de Mansard : le Grand Tria non, autrefois uniquement composé d'un corps de logis principal et de deux ailes en retour, réunies par un péristyle de colonnes ioniques.
Le Grand Trianon, édifice sans étage, avec une couverture à l'italienne, que Saint- Simon appelle « une maison de porcelaine à aller faire des collations «; le Grand Trianonà côté duquel Gabriel, sous Louis XV, élè-
FiG. 68. — Porte à deux vantaux (Palais de Versailles).
vera son Petit Trianon, miniature de palais si singu-
lièrement Louis XVI qu'il semble avoir été construit pour Marie-Antoinette, h qui ce monarque Toffril comme don de joyeux avènement, en 1774.
Le Grand Trianon où le Grand Roi se repose, sans confort, de la grandeur architecturale de Versailles, en attendant que son architecte lui bâtisse, au milieu des bois, entre Saint-Germain et Louveciennes, ù Marly, une habitation où il goûte plus à Taise les charmes de la vie privée.
De J. H.-Mansard, encore, la belle église de l'hôtel des Invalides, sur la place Vauban, à Paris, dont nous parlerons plus loin, au chapitre des édifices religieux du xvii^ siècle. Terminons maintenant Ténumération désœuvrés de l'inventeur du style architectural de Louis XIV. C'est la place Louis-le-Grand aujourd'hui place Vendôme, à Paris (/ïg. 54), dont on s'accorde à saluer le grand caractère ; c'est la place des Victoires, où l'on remarque avantageusement « un ordre de pilastres qui embrasse deux étages et s'élève sur un soubassement en arcades dans la hauteur desquelles se trouvent comprises des boutiques » ; c'est la partie inférieure de la cascade de Saint-Cloud; sans oublier la chapelle de Versailles que l'artiste laissa inachevée; des bâtiments dans la cour du château de Dampierre, etc.
Mansard, dont les décorations intérieures de Versailles et des autres palais qu'il eut à construire, sem-
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blent avoir été inspirées par les beaux dessins de Lepaullre, eut le litre de premier architecte du roi avec la charge de surintendant et ordonnateur général de ses bâtiments, arts et manufactures ; il siégea à l'Académie royale de peinture et sculpture, en qualité de protecteur.
Avant de poursuivre notre étude des façades, par la colonnade du Louvre, de Claude Perrault, nous noterons d'autres innovations ornementales au xvn® siècle.
Voici que naissent les balcons et appuis de fenêtres en ferronnerie.
FiG. C9. — Lambris et console (Palais de Versailles).
délicatement ouvragés, et ces balcons et leurs consoles, de même que les clés de voûte, reçoivent des ornements vigoureusement sculptés. Voici que notre inspiration nationale met originalement au jour, les fenêtres à arc surbaissé (comme celles qui ornent l'église de Thôtel des Invalides, de Mansard) et tant d'autres détails où notre personnalité revit, au point de « franciser » ses emprunts les plus flagrants.
Des ouvertures déforme circulaire, sortes d'œils-debœuf, le plus souvent appuyés de consoles renversées, viennent rompre maintenant la monotonie du faîte des façades. Ils varient la pompe du trophée ainsi que la majesté des immenses vases garnis de fleurs en pierre, très usités, et se mêlent harmonieusement aux balustres des terrasses.
Nous parlerons maintenant de la colonnade du Louvre. Lorsqu'en 1660, Louis XIV résolut de terminer le Louvre, il ouvrit un concours — le premier qui certainement fut ouvert en France pour l'érection d'un monument public — et, le projet de Le Vau, premier architecte du roi, fut éliminé au profit de celui du docteur Perrault. Toutefois, cédant à l'intrigue, le roi résolut d'en appeler au génie du Cavalier Bernin. Bernin s'empressa de quitter Rome et de mettre son art au service de la cour. Malheureusement, le célèbre architecte, sculpteur et peintre italien
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au déclin de la vie (il avait alors plus de soixantehuit ans), ne se montra pas à la hauteur de sa tâche et, s étant rendu compte de ses facultés vacillantes, à
FiG. 70. — Vantail d'une porte sculptée (Fragment), par Gaffieri (Palais de Versailles).
moins que son orgueil n'ait pu supporter la défaite, Bernin prétexta que le climat de la France était contraire à sa santé et on s'empressa de le prendre au mot.
Mais laissons Tauteur du beau palais Barberini et
du grand escalier du Vatican réintégrer sa patrie, d'ailleurs comblé de dons et d'éloges plus flatteurs que sincères, et revenons à Claude Perrault dont la colonnade fameuse va maintenant triompher.
Nous avons dit combien cette façade était dépaysée parmi les anciens bâtiments du Louvre avec lesquels elle se proposait, au contraire, de s'harmoniser. Écoutons ici Vaudoyer sur les autres erreurs de cette œuvre : « La façade de la colonnade de Perrault n'est effectivement qu'un véritable placage, sans relation aucune ni avec l'intérieur de la cour ni avec la distribution des différentes pièces du premier étage; si bien que Perrault n'avait même pas pu ouvrir des fenêtres sous son portique, dans l'impossibilité où il se fût trouvé de les faire coïncider avec celles de la façade sur la cour; » sans compter que, pour relever l'attique de Lescot, au niveau de la corniche supérieure de la façade de Perrault, il fallut ajouter un troisième ordre à l'élégant attique du Louvre de Henri IL
Disons-le, l'œuvre dont nous venons de souligner les défauts, demeure en soi, avec sa sobriété caractérisée par l'adoption d'un seul ordre pour plusieurs étages, un chef-d'œuvre de proportions, d'élégance et de noblesse, et la preuve en est qu'elle inspira les beaux bâtiments de la place Louis XV (l'ancien hùtel Grillon et le ministère de la Marine — ex-Garde-
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FiG. 71. — Panneau (volet) de fenêtre (Palais de Versailles).
meuble —, par J.-A. Gabriel, sur la place de la Concorde) ainsi que ceux de la place Vendôme, et la Monnaie, la Bourse et la Madeleine. Ces deux derniers moiiuj, ents plus rigoureusement grecs néanmoins.
Avantde parler des portes triomphales, nous accorderons maintenant un souvenir à l'arc de» triomphe dit du Trône, que Claude Perrault, encore, conçut en 1670 ; monument détruit sous la Régence, qui nous apparaît plutôt comme un arc de triomphe nimain enrichi de toute la magnificence ornementale française, au détriment de la grande simplicité a.itique. Mais passons, et le nom de François Blondel, auteur de la porte Saint-Denis (1673) vient sous notre plume ainsi que celui de Pierre Bullet, son élève, à qui Ton doit la porte Saint-Martin (1674).
La porte Saint- Denis [fig. 37) offre dans sa masse, un carré parfait. Ses piédestaux, coiffés de pyramides où figurent en haut-relief des trophées d'armes et des figures symboliques, s'ornent de bas-reliefs imités de ceux de la colonne Trajane. Toutes ces sculptures, ainsi que celles du fronton, sont de Girardou et Michel Anguier.
François Blondel (1617-1686), auteur d'un Traité d' architecture moderne, encore fréquemment consulté de nos jours, et d'importantes constructions pour l'arsenal de Rochefort, a signé là sa meilleure jeuvre,
l'architecture
Fio. 72. — Porte à deux vantaux (Palais de Versailles).
et il faut lire, dans la description que l'artiste a personnellement faite de cette belle porte, avec quel enthousiasme il Ta conçue selon Fantique, « qui n'eut rien déplus superbe pour la gloire des conquérants que les arcs de triomphe, les pyramides et les trophées ».
On croirait entendre parler Percier et Fontaine, lieutenants de Napoléon ! Aussi bien , nous avons négligé de mentionner à l'actif de Blondel deux autres portes triomphales, aujourd'hui démolies ; les portes Saint-Antoine et Saint-Bernard, d'une esthétique, d'ailleurs, sans grand intérêt.
Quant à la porte Saint-Martin, elle nous donne le nom de Pierre Bullet (né vers 1639, mort en 1716). Cette porte de ville, plutôt qu'un arc de triomphe, est très différente de la précédente ; sa proportion, comme le caractère de sa fermeté, est bien Louis XIV en ce qu'elle n'atteint pas à la sobriété et à la sévérité de l'exemple antique. Du même artiste : l'ancienne fontaine de la place Saint-Michel, l'église Saint-Thomas d'Aquin, etc. Bullet et son fils Jean-Baptiste, architecte également distingué, siégèrent à l'Académie.
Après les façades monumentales et les portes triomphales, nous examinerons les dômes ; ainsi auronsnous résumé de la manière la plus typique, l'architecture d'apparat, robuste et solennelle, surtout préoccupée de briller extérieurement, de l'époque du Grand Roi.
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FiG. 13. — Panneau, lambris, iapisser>3s, table-console (Palais de Versailles).
Nous reviendrons ainsi à Mansard, de l'œuvre duquel nous détachâmes à dessein, l'église de Thôlel des Invalides.
L'hôtel des Invalides, de même que le Val-de-Grâce, rinstitut, la Sorbonne, etc., s'est inspiré de la coupole italienne et, avant de dire sa beauté, nous regarderons lesmétamorplioses survenues dans l'architecture religieuse, dès Louis XIII. On a imité l'architecture italienne (surtout romaine) de la (in du xvi*' siècle, et c'est le « style jésuite » qui va triompher, avec des changements qui influeront d'une manière caractéristique, tout autant sur l'aspect extérieur qu'intérieur des églises.
L'architecture civile participe de ces mêmes différences, tellement les artistes ont à cœur de renier la vieille tradition française. Voici qu'en place des arcs-boutants du passé naissent les ailerons ou immenses volutes, sortes de consoles renversées. Les ailerons appuient et relient la superposition d'un second étage sur le premier, directement au-dessus de la nef centrale seule surélevée, et ces deux étages Ront pourvus d'un fronton sur colonnes, le second étage empruntant ses moulures et ses chapiteaux à un ordre différent du premier.
Derrière ce portail monumental apparaît un dôme soutenu souvent par un troisième ordre.
A l'intérieur, maintenant, on supprime le trifo-
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rium et l'aspect des voûtes est aussi modifié. Bref, nous assistons à un renouveau, excessif et d'ailleurs regrettable pour notre réputation d'originalité, des corniches, ordres, frontons, entablements,etc., et noussignalerons enfin, la transformation des ailerons en éperons, sous Louis XIV.
Les éperons, sont, en quelque sorte, des ornements concaves, tandis que les ailerons étaient convexes ; leur but de jonction est plus discret queleprécédent.
Un autre ornement typique vient s'ajouter 5 ceux
que nous venons de voir, dès Louis XIII. On a reconnu, depuis la Renaissance, la nudité sans intérêt esthétique de la partie supérieure des monuments. Les tours, les grands pavillons ont disparu, et les toitures manquent, maintenant, de pittoresque. Les églises ont perdu leur clocher et on se préoccupe de leur donner des dômes; il va falloir, parallèlement, pourvoir à rhabillement des façades particulières, châteaux, hospices, couvents.
Et le petit campanile, à lanternons et à horloge, naîtra. Même, il accompagnera de sa grâce fluette la lourde majesté du dôme, seul ou accompagné de plusieurs (le ses semblables (les églises de la Sorbonne et du Val-de-Grâce sont notamment pourvues de campaniles à lanternons sur leur façade).
Bref, avant de parler des grandes églises de l'époque en question, nous devrons signaler les premiers modèles, à Paris, de cette architecture « italienne » en rupture de « gothique ».
Ce sont les églises des Carmes, rue de Vaugirard. Saint-Gervais (dont la façade porte les traces du genre de décoration adopté en France, d'après le style italien de la fin du xvi^ siècle) et Saint-Louis, aujourd'hui Saint-Paul.
L'église des Carmes fut coiffée du premier dôme à l'italienne, imité lui-même des dômes des anciennes basiliques d'Orient du vi® siècle. Quant à l'église
l'architecture
Saint-Louis, elle est un des exemples les plus intéressants de ces édifices religieux que les jésuites rêvèrent d opposer à la magnificence des plus belles
églises de Rome.
FiG. 15. — Motif supérieur d'un lambris (Palais de Versailles).
Nous en arrivons à l'église de Thôtel des Invalides, œuvre capitale de Mansard ; cela nous permettra de rendre justice au beau talent de Libéral Bruant (1637- 1697), son prédécesseur dans Tensemble du monument, Bruant à qui Ton doit aussi la Salpètrière.
En 1670, Libéral Bruant commença Thôtel des Invalides, qui se compose d'une façade sévèrement ornée, au delà "de laquelle se succèdent cinq cours
entourées de bâtiments hauts de trois étages. Au centre et au fond de la cour d'honneur, on voit une éghse dite M des soldats » qui, jugée trop petite, fut complétée par une seconde, faisant suite à la première, que Jules Hardouin-Mansard construisit. Cette église monumentale donne sur la place Vauban ; elle est couronnée d'un dôme doré, visiblement inspiréde celui de Saint-Pierre de Rome. Son système de construction offre la curiosité de la superposition de trois coupoles, dont deux en pierre et une en charpente; au surplus, la forme et la hauteur extérieure du dôme de cette église (de même pour le Val-de-Grâce) sont singulièrement insouciantes de la structure de la voûte intérieure, contrairement aux dômes de Florence et de Saint-Pierre.
Mais Toeuvre de Mansard se soude majestueusement à l'ordonnance grave et noble de celle de Bruant, et l'église de l'hôtel des Invalides est admirable.
L'église du Val-de-Grâce n'est pas moins remarquable. Commencée par François Mansard, grandoncle du précédent, continuée par Jacques Lemercier, architecte du roi, qui avait construit la Sorbonne, elle fut terminée par Pierre Le Muet et Gabriel Le Duc. Nous n'insisterons pas sur l'harmonie riche et majestueuse de ce chef-d'œuvre dont les pendentifs s'ornent des quatre évangélistes sculptés par Michel Anguier, tandis que les peintures du dôme, représentant une « Gloire », sont signées Mignard.
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