XXII. — Les tisanes sudorifiques
Dans une troisième série, on trouve les tisanes sudorifiques qui sont les infusions de fleurs de sureau, de feuilles et fleurs de bourrache, les feuilles de sauge, les semences d’ams, de fenouil, de carotte, etc., les décoctions de racines de bardane, de patience, de tiges de douce-amère et des bois et racines exotiques, tels que le gaïae, la squine! la salsepareille, le sassafras, dont la réunion forme ce qu on appelle les bois sudorifiques .
Ces tisanes conviennent dans tous les cas où il faut exciter la chaleur à la peau et y exciter la transpiration.
Disons bien franchement que ces tisanes demandent à ctre bues chaudes et que, très-probablement, elles doivent la moitié de leur qualité sudorifique à la chaleur dont elles sont imprégnées; la transpiration produite dépend aussi beaucoup de la quantité de liquide que l’on boit.
42 ENCYCLOPEDIE DE LA SANTÉ
Aux yeux de bien des gens, la transpiration provoquée, des sueurs abondantes semblent les meilleurs de tous les remèdes ; à les entendre , le principe de la maladie s’échappe avec les sueurs qui s’exhalent de la peau. C est une croyance qui devient nuisible quand elle est appliquée à toutes les altérations de la santé. Dans les maladies où la respiration est gênée, pénible ; dans les affections accompagnées do faiblesse générale, de débilité évidente, les tisanes sudorifiques deviennent contraires, parce qu’elles augmentent l’activité de la circulation, parce que les sueurs produites deviennent fatigantes, etc., etc.