‹ L'art de soigner les maladesChapitre 15 sur 124 · XXIII. Les tisanes toniques ou excitantes · texte numérisé non relu

XXIII. Les tisanes toniques ou excitantes

Oue voulez-vous, bon vieillard au dos voûté, à la

démarche vacillante? que cherchez-vous dans votre armoire, que versez-vous ainsi dans le verre que vous poi tcz à vos lèvres, tout en tremblotant?

Vous voulez un peu plus de vigueur, il faut un petit coup de fouet à cette monture qui ne marche plus que bien lentement : Buvez, buvez, buvez! cest un liquide tonique, une boisson excitante ; vous aviez une vieille bouteille de Médoc, on vous a prescrit du vm de Madere au quinquina; c’est bien, c’est bon pour votre situation. Seulement, souvenez-vous bien de cette vieille maxime : Usez, mais n’abusez pas.

Les tisanes excitantes sont nécessaires dans les maladies qui proviennent du relâchement de quelques tissus. On les conseille et elles réussissent dans les pâles couleurs, dans les hydropisies, dans les paralysies, et dans toutes les maladies de la vieillesse. Ce sont les infusions de camomille, de petite centaurée, d’armoise; les décoctions de quiquina, de racine de gentiane, enfin les boissons fermentées : vin, cidre ou bière, sont bien connus pour

leurs effets toniques ; on donne rarement ces boissons pures, on les étend d’eau, et on les mêle à quelques aromates.

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