‹ L'art de soigner les maladesChapitre 42 sur 124 · IV. — Préjugés relatifs à Is iliète · texte numérisé non relu

IV. — Préjugés relatifs à Is iliète

On pi étend que les amateurs de bêtes féroces qui veulent dompter, apprivoiser des hyènes ou des tigres, les prennent par la famine et leur font subir une diète prolongée.

Je n ai point eu l’occasion de vérifier le fait, et je n’ai aucune envie de la rencontrer.

H>2 ENCYCLOPEDIE DE LA SANTÉ

Mais, sans aller si loin, considérons les animaux domestiques, les chiens qui gardent le logis, les bœufs qui le nourrissent, les chevaux qui prêtent leurs forces et leurs jambes à tous ses habitants. 11 n’est rien de tel pour apprivoiser un chien hargneux ou exagérément méchant que la ration courte, la diminution de pitance, la diète modérée. 11 n’est rien de tel, pour assouplir ces bœufs féroces qui, d’un coup de tête, seraient capables d’envoyer promener dans les airs le plus robuste gardien, que de leur donner peu de foin, que de les laisser rarement dans l’herbage, en un mot, que de les prendre par l’estomac ; le moyen est d’autant plus efficace, que les bœufs, en qualité de ruminants, ont des estomacs multiples et d’une capacité considérable.

Enfin, il n’est rien de tel pour dompter un cheval rétif, le rendre docile au mors et sensible à l’éperon, que de lui faire subir une diète raisonnable. — C’est le secret moyen qu’emploient les maquignons, pour offrir des animaux doux et commodes aux acheteurs qui désirent, dans les

chevaux ces importantes qualités.

Eh bien, la maladie est souvent comme un cheval rétif, comme un taureau redoutable, comme un chien dangereusement hargneux, et la diète la tempère, la dompte, l’apprivoise. — Je connais des gens qui suivent à la leltrs les conseils du vieux médecin dont nous parlions tout à l’heure et qui, grâce à la diète, jugulent, éteignent, guérissent dès leur début toutes les maladies qui tentent de les

assaillir.

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