‹ L'art de soigner les maladesChapitre 69 sur 124 · XI. — Les sangsues peuvcut-cllcs rcserwlr · texte numérisé non relu

XI. — Les sangsues peuvcut-cllcs rcserwlr

C’est une grave et importante question que celle-là. Le prix des sangsues va toujours en croissant, la dépense qu elles nécessitent devient un impôt considérable pour les hôpitaux et les établissements de bienfaisance, et 1 achat de quelques sangsues est souvent impossible à de pauvres familles, que la maladie jette dans un chômage forcé. — J’ai dit en parlant du choix des sangsues quels étaient les inconvénients d’une sangsue gorgée : elle ne mord point ou du moins elle tire peu de sang; mais c’est là son seul inconvénient, elle n’en a pas d’autre, car une sangsue qui a été bien dégorgée après son emploi est aussi avide de sang qu une sangsue mordant pour la première fois. 11 ne s agit donc que de savoir les moyens de faire dégorger des sangsues.

Mais je vous vois faire la grimace; vous exprimez nonseulement de la répugnance, vous avez peur. Ecoutez moi bien.

XII. — Les sangsues qui ont servi, une fois dégorgées, n'oflrent aucune espèce de danger.

Et ici j’emprunte aux Annales demédecine ses rapports, ses explications.

— Les sangsues dégorgées n’ont pas de sang qu’elles puissent déposer dans la plaie.

— Les sangsues dégorgées, conservées quelques jours, ont remplacé en totalité l’épiderme qui les recouvrait lors de leur première application.

Les expériences, les témoignages abondent pour attester 1 innocuité des sangsues après leur dégorgement. Des médecins, des hommes de dévouement, se sont appliqués des sangsues qui avaient été posées sur les maladies les plus évidemment contagieuses, et cela non pas une fois, non pas dans un seul pays, mais dans un bon nombre de localités. Jamais, au grand jamais, les sangsues n’ont fait éclore la moindre trace d’infection.

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