IX. — Post-scriptum
J’ai annoncé deux pommades employées pour entretenir les vésicatoires, la pommade au garou et l’onguent épispastique. J’ai dit qu’il fallait commencer par appliquer la pommade au garou, et je n’ai point assigné le moment apportun pour l’onguent épispaslique ; c’cst une omission que je répare, et j’en profite pour vous dire qu’il n’est point absolument nécessaire d’appliquer de la pommade au garou à chaque pansement ; j’ai conseillé le premier jour delà couper avec du cérat; le second jour on la met pure, et les jours suivants aussi; mais, quand la suppuration devient surabondante, il faut alterner le cérat et la pommade au garou : un jour on applique du cérat, le jour suivant du garou, et ainsi de suite.
Au contraire, quand le vésicatoire tend à se détacher, quand on est menacé d’une cicatrice inopportune, c'est le cas d’employer l’onguent épispastique ; car regardez-cn la formule, et vous verrez qu’il contient de la poudre de cantharides. C’est un diminutif de l’emplâtre vésicant, et c’est l’unique moyen de porter les coups nécessaires pour entretenir la plaie artificielle. Donc il y aurait imprudence d’employer l’onguent épispastique tous les jours, car je l’ai vu, ainsi réitéré, réagir sur la vessie et déterminer des malaises fort désagréables.