MALADES
L’ART DE SOTGNEtl
dont le cœur s’émeut et palpite, se dilate et menace de é enflammer. A la femme, comme au jeune homme, nonseulement le cautère peut être utile, mais il peut leur sauver littéralement la vie.
Chez la femme, en effet, le cautère, produisant constamnent un effet dérivatif à l’un des points extérieurs du corps, mhrasou àla jamhe, devient une espèce de trop-plein journalier, qui prévient toute réplession, empêche toute concentration sanguine, et, comme une sentinelle vigilante, s’oppose aux attroupements, aux accumulations qui engendrent les maladies chroniques d’un certain âge, c’està-dire la désorganisation et les dégénérescences.
Chez le jeune homme, le cœur battant avec une violence anomale tend à se développer tous les jours beaucoup plus qu’il ne devrait l’être, c’est-à-dire que le malade se trouve jeté sur cette pente déplorable qui borde le dangereux abîme qu’on appelle hypertrophie du cœur. Cela lient un peu à l'ardeur de la jeunesse, au trop-plein des forces organiques, au surcroît de ce travail qui produit la puberté. Dans ce cas, un cautère, placé momentanément au-dessus du cœur qui s’agite, c’est-à-dire sur la région précordiale, un cautère bien établi, bien entretenu, suffit souvent à lui tout seul pour arrêter tous les accidents, pour conjurer toutes les menaces. Non-seulement il forme un dérivatif puissant, qui dépense à l’extérieur le surcroît de vitalité, cause de l’encombrement et du désordre, mais il semble arrêter les mouvements spasmodiques du cœur; il rend les mêmes services, pour en empêcher les mouvements et les soubresauts du centre circulatoire, que le mors introduit dans la bouche d’un coursier trop fougueux.
Que vous dirai-je encore? Un cautère remplace admirablement une de ces maladies chroniques et habituelles que l’on appelle maladies complémentaires, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, et dont je parlerai plus longuement
?C0 ENCYCLOPÉDIE DE LA SANTÉ
)ticorc dans mon Cours de médecine naturelle. Qu'une Hcille migraine sc supprime, que des accès de goutte ou de rhumatisme disparaissent, que des hémorroïdes se sèchent et sc lïétrissent, et soudain la vitalité tempête I La pièce d’eau était calme, tranquille, toujours au même niveau, attendu qu’elle était pourvue de ce qu’on appelle vulgairement un trop-plein ; mais le trop-plein est bouché, la pièce d’eau déborde ou bouillonne; il en est de mêm< de la vitalité dans l’organisme humain. Les maladies complémentaires sont des trop-pleins providentiellement établis dans certaines organisations, et dès que ces maladies disparaissent, c’est-à-dire dès que ces trop-pleins naturels ne fonctionnent plus, il est nécessaire d’établir des trop-pleins artificiels.
Envisagé sous ce point de vue, le cautère est non-seulement plus efficace, mais souvent mieux supporté que le vésicatoire.