LOIN DEPVIS O VON EST LAS
3° Des arabesques.
La quatrième variété porte les armes de la maison de Rochechooart, surmontées d’une couronne ducale.
Un faïencier de Nevers, nommé Pierre Berthelot, était déjà venu A Oiron en 1695, pour prendre les mesures d’un grand poêle de faïence, qni devait être décoré de sujets champêtres de couleurs variées, de guirlandes de fleurs et de fruits, de mascarons en relief et des armes de M“ r de Montespan. Il n’était pas encore livré en 1700, et fut achevé par le sieur Muzois (1), collègue de celui qui avait reçu la commande (2). J'ai cherche en vain dans le château les traces de ce poêle, ainsi que celles des deux tableaux de terre peinte reprétentant plusieurs figures , mentionnés dans l’inventaire de juillet 1707.
Saint-Vérain. — Ce bourg des environs de Nevers a eu aussi lui sa fabrique, où l’on a fait des grès tirant sur le gris cendré. M. E. Renault, directeur des postes à Luçon, a bien voulu
me donner une écritoire . malheureusement incomplète, qui le prouve. Elle est couverte d'un émail épais d’un superbe ton bleu. Audessous a été tracée dans la pâte, avant la cuisson , une inscription dont voici la reproduction exacte :
£<\i ci& ûs* ÿïAXL JZziou.
Rouen. — Les faïences de Rouen ne sont pas. non plus, rares en Poitou. Elles y sont
{I) Ce Mazois est vraisemblablement Antoine-Pierre Mazois, d'abord faïencier ik Nevers. puis établi à Paris vers 170*.
(i) Lettre du sieur Jacob Eouaseau. fondé de pouvoirs de l'intendant de Ma» de Montespan, en date du 5 février 1701.
représentées par de grands plats, de jolies assiettes, qnclqucs vases de cheminée et des fontaine'. Deux de ces dernières portent. Pane l’écusson des La Trémonille , l'autre celui des Escoubleau de Sourdis. Je m’en suis procuré une troisième, très chargée de dessins bleus imités du chinois, qui est charmante. Elle est signée en bleu. Peut-être est-elle hollandaise. 1 <u
FABRiyiEs inconnues. — Jolie Vierge, de la fin de la première moitié du xvii* siècle, revêtue d’une couche de pointure à l’huile, appartenant à M. Beauchet-Fillcau, de Chef- Boutonno.
Bas-relief couvert d'un émail blanc très fin , avec encadrement d’arabesques et de filets bleus , et représentant la Mort du Christ. Signé, en brun rougeâtre : J. Jam.vrt, 1696.
— Dimensions : 0* 27 sur 0“ 22. Le haut est cintré. Ce doit être le surmoulé d’une sculpture sur ivoire ou sur buis. m
Aiguière avec décors à fleurs do diverses couleurs, où le r
brun rouge, le bleu et le jaune dominent. Sur la partie antérieure de la panse, des armes qu’on peut attribuer à la famille poitevine des Duchilleau ( d'azur â 3 moutons paissants d'argent , 2 et i). Mais, comme en fait de blason, il est facile de se tromper, les mêmes meubles et les mêmes émaux avant été adoptés par une fonle de familles de toutes les parties de la France, je crois prudent de ne rien affirmer.
Plat de moyenne grandeur de forme carrée, avec deux anses. Son rebord est garni d’ornements dans le goût de Bérain, mais plus lourds. Au milieu, Louis XIV à cheval, ayant au-dessus de sa tôle une banderole soutenue par un petit génie et par une victoire embouchant la trompette. On lit sur cette banderole : a lovis le grand vainqvevr de ses in émis. Tous ccs ornements et figures sont bleus et du plus mauvais dessin.