‹ L'art de terre chez les PoitevinsChapitre 36 sur 57 · POTERIES POITEVINES , FAÏENCES ET PORCELAINES · texte numérisé non relu

POTERIES POITEVINES , FAÏENCES ET PORCELAINES

Commençons par les aînées, c'est-à-dire par les faïences.

Rigné. — V. plus liant p. 145. — Il faut croire que l’ancienne faïencerie de Rigné avait cessé d'être en activité, puisqu'elle fut rétablie en 1771 par un gentilhomme du nom de La Haye, dans une ferme appelée Yversais. Elle occupait de six à dix ouvriers et eut d'abord pour rontre-maitre le sieur Perchin et. en dernier lieu, le sieur Cornillpau. L'entreprise ne marchant pas très bien, son fondateur voulut la mettre en ferme, pendant le cours de l’année 1784 , et fit annoncer son intention dans le n* du 23 septembre des Afficher du Poitou (p. 156) (I). Elle fut cependant ouverte jusqu'en 1794, époque de la mort do M. de La Haye. On a fabriqué à Rigné de la faïence commune A décors de diverses couleurs et d’un travail grossier. Plusieurs habitants du pays conservent des assiettes sur lesquelles sont inscrits les noms de quelques-uns de leurs ancêtres, au-dessous de l'image des patrons de ceux-ci. Il y en a une au musée de Sèvres avec un saint Jean-Baptiste dans le fond, et l’inscription : Jean-Baptiste Jagnult, 1773. Ce Jagnult était notaire à Thouars et frère du président du comité ecclésiastique de l’année vendéenne. M. René Moreau, propriétaire A Thouars ? de qui vient cette assiette, en a d’autres, faites aussi à Rigné, contenant des fruits en relief coloré-s au naturel. Il est évident, d’après cela, qu’on s’est inspiré, dans la fabrique de M. de La Haye, des produits contemporains de Nevers (2). La terre est d’un blanc jaunâtre.

Poitiers. — Le sieur Pierre Pasquicr, fabricant de faïence émaillée à Poitiers, réclama

(1) Voir également p. 176 Oc l'année 1775 dos Affiche* du Poitou.

(2) M. Imbert , greffier de la jusiiee de |.aii de Thouar*, qui s'ett liejmcowp occupé de l'histoire de son juy§, m'a fourni !es renseignements «pii précèdent.

en l’année 1778. la protection du ministre Berlin pour l'extraction des argiles qui lui étaient nécessaires, et que lui refusaient les propriétaires des terrains. (Note extraite des Archives de Serres, 7* division, hotte n° 6, communiquée par M. Rio creux.)

Un modeleur de figurines en terre de pipe avait eu son officine à Poitiers antérieurement à cette époque: caron trouve des statuettes portant sa signature tracée ii la pointe avant ou après la cuisson. Celle-ci est prise sur un moine d tête de mort, faisant sa prière.

L'état des principales manufactures de faïences et de porcelaines établies dans le royaume, qui existaient en 1791, mentionne celles de Poitiers. Saintes, la Rochelle, Nantes, etc.

Chef-Boutoxne. — Les Affiches du Poitou, numéro du 29 janvier 1778, annonçaient que le sieur Drillat jeune venait d'établir à Chcf-Routonne une faïencerie qui réussissait très bien et fournissait des produits de lionne qualité. Le numéro du 1 1 juin suivant disait, en outre, qu’un chariot chargé de ses produits avait été conduit au marché de Civray, où ils avaient trouvé un prompt débit. La poterie qui sortait de che* Drillat était commune. On tirait le sable de Nevers et des environs de Poitiers (1).

Saixt-Porciiaire, près de Bressuire. — « Il y a une faycnccrieà Chef-Boutonne et une autre à Saint-Porchaire, près Bressuire. Ces deux fayencerics sont d’une grande utilité d la province, puisqu’elles épargnent aux consommateurs des frais de transport, gui renchérissent toujours les produits de tout genre. » — ( Affiches du Poitou, 3 mars 1785.)

Les faïences qui sortaient de Saim-Porchaire étaient hrunes en dessous et blanches à l'intérieur, avec des dessins Meus imités du Rouen. Ce ne sont, en général, que de simples bordures fort étroites et des petits pots de fleurs au milieu. Les plus anciens spécimens remontent peut-être à la tin du règne de Louis XIV. La couleur jaune pâle se mêlait parfois, à cette époque, au bleu. Vers 1820. M. Aubin, qui fut plus tard président du tribunal civil de Bressuire, a voulu y introduire une nouvelle fabrication. C’était un mélange de la terre du lieu et de celle deThénezay, avec vernis couleur chocolat violacé: mais l’essai ne réussit pas, et l’on se borna à fabriquer quelques échantillons, dont un {une assiette) est au musée de Sèvres.

L'Ile-d’Elle. — Le four fut renversé vers 1740 et rétabli à Marans. Il sera question plus loin de cette dernière faïencerie.

Conrtirr Dis Robinières . dans lu forêt de Mervent. — Une fabrique de poteries communes revêtues d’un vernis brun grossier fut établie dans ce monastère durant la seconde moitié du iviii* siècle. La terre était prise sur les lieux dans un gisement appelé encore la Fosse du frère Joseph, du nom d’un religieux qui modelait des statues el

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(I) Siallitique du drportement dtt Deux- Serra, par Dupin, p. SSO.

statuettes de saints, dont il se faisait un certain débit dans le pays. Elles étaient, après la cuisson, enduites d'une couche de couleur à l’huile grise. Ce n’était certes pas des chefs-d’œuvre, mais elles témoignaient d'une certaine activité intellectuelle, chose fort rare alors parmi les moines du Bas-Poitou, l'n autre frère, nommé en religion Didace, fabriquait des horloges et des pendules. Je cite plus loin, dans la nomenclature des verreries poitevines, celle qui fut créée, à la fin du règne de Louis XIV, à quelque distance des Robinières. Lorsque la Révolution vint détruire les couvents, les habitants de celui-ci, qui étaient aimés des gens de la contrée , s’établirent dans les environs et y moururent en paix.

Les guerres de la Vendée portèrent un grand trouble dans toutes ces fabriques. Il n’y eut guère que celle de Saint-Porchaire qui leur survécut. Les facilités introduites dans les relations commerciales par le nouveau régime social qu’inaugura la République amenèrent sur une plus grande échelle le renouvellement de ce qui s'était déjà passé sous Louis XIV r l'industrie étrangère au pays fut chargée de subvenir à sa consommation. Mais, avant de s’éteindre, les faïenceries poitevines prirent, à tour de rôle, la livrée que leur imposèrent les événements politiques accomplis à la fin du siècle. Examinons quelques pièces caractéristiques :

1° Assiette à bords dentelés. Au centre, trois fleurs de lis sous une couronne de laurier et deux drapeaux en sautoir; au-dessous : w. us roi (pl. des Poteries poitevines, n° 29j (I).

2° Saladier à cétcs, dont les bords sont couleur chocolat violacé pâle. Sur le fond est écrit en noir, au milieu de guirlandes de feuillage : le despotisme est confondu. 1702. — Fabrique de Saint-Porchaire.

3° Assiette. Couronne de laurier verte pour bordure ; au centre, le bonnet de la liberté; au-dessous : le patriote moulin de la vineuse (pl. des Poteries poitevines , n® 32) (2).

4° Assiettes à bords dentelés. Au centre un cartouche portant : a la montagne. Même

fabrication que le n* 1" (pl. des Poteries poitevines, n® 31).

5® Écritoire octogone de la Société populaire de Fontenay. Bonnet de la liberté sur les quatre faces principales: au-dessous: société populaire de fon-

TRNAY-LE-PEUPLE. — VIVRE LIBRE OU MOURIR. — CeS

inscriptions rappellent celles de ce jeton de présence des membres de la même association patriotique.

6® Assiette à fond blanc, avec cordon de fleurs. Au centre, trophée composé d’un bonnet

(1) Celte fttço» d'écrire Hre le Uni était empruntée X la ùk-nceric do Nevers.

(3) Charlcs-Élie-lsidorede Moulin *e faisait appeler, avant la Révolution, le comte de Rochofort. Scs vasa»uv l'avaient surnommé Trie-tie-Fcr, à canso de ses mauvais |«océdés cuver» eux. S# conversion politique «I les discours excentriques qu'il prononça, comme président de la société ambulante de* Am»* de la constitution, ne servirent qu’à le couvrir du ridicule aux yeux des véritables patriotes. Mercier «Ht Hocher trace, dans ses mémoires , un assez curieux portrait do ce personnage, qui avait fait graver la Üéclaralioiv itt droit- de l’Acmme sur ta façade de son cliiteau de la Vineuse.

rouge au bout d'une pique et de deux sabres en croix. En lettres brun noir: p. monet, SERGENT Alt BATAILLON DES DEUX-SÈVRES. 1793.

7* Tasse blanche munie d’une anse, appelée moque dans la Vendée. Sur le devant, les armes de France peintes en jaune sur un trait noir violacé et entourées de palmcttes vertes. De chaque célé : François guéry. — vive le boy. Au-dessous: 1794. La date est curieuse et indique que cette tasse a été faite pour un soldat de l'armée catholique.

8° Assiettes avec l’inscription catholique : vive lf. roy et la religion.

9* Gourde de faïence. Fleurs bleues jetées sur fond blanc. Sur la panse : j. robin, de Poinoux. 1797.

10“ Sur une autre assiette, l’Amour perce le cœur d'un matelot, qui s’écrie : Il est à Jeanne la Sablaise! L'année 1798 permet de constater que ce galant échantillon a été façonné sous le Directoire.

Mais ce sont les pichets qui ont surtout porté l'estampille des opinions du temps. On a toujours aimé en Poitou à politiquer à laide. Il suffît de relever les inscriptions de quelques-uns de ceux répandus dans nos campagnes.

VIVE L'ASSEUBLÉE nationale! — U NATION, LA LOI, LE BOY. — VIVE LA NATION ! — U liberté ou la mort. Au-dessous d’un fusil avec sa baïonnette : la clé du cœur des aristocrates ENNEMIS DE la LIBERTÉ.

Telles furent les légendes tant que dura la guerre civile. Les devises amoureuses et goguenardes reparurent ensuite. Sous l’empire, époque où l’on riait peu, on lut : vive l'empereur! sous un aigle armé de la foudre, cri remplacé plus tard par celni de vivent les Bourbons! Après 1830, enfin, on répandit à profusion sur nos marchés des pichets avant le ventre décoré de la Charte, entourée de rayons et de la légende transitoire : vive lu liberté! On les disait sortis de l’Anjou.

Passons à la porcelaine.

La découverte de nombreux gisements de kaolin en Poitou, surtout dans la partie qui forme aujourd’hui les départements des Deux-Sèvres et de la Vendée, devait provoquer des tentatives d’exploitation.

Vendbf.nnks (1), la première en date, nous est révélée par une lettre de Marc- Antoine Beufvicr, marquis des Palignys, grand sénéchal de la province, adressée à quelque administrateur d’un rang élevé , dont le nom n’est pas indiqué sur le document

original.

« Vmdrennes, te 14 ma» 1 • <2.

» Monsieur,

« Les sieurs Philippe de Sarode et Marc Lozelet, de Yendrennes, sollicitent la faveur d'estre autorisés à fabriquer de la porcelaine « la verrerie de cette paroisse. Ils se recommandent de V ancienneté de leurs familles en l’estât de terrier, et de la pratique

(1) Bourg do l'arrondissement de Napoléon -Vendée, canton des Herbiers.

qu’t U ont de ce nouvel art, que le sieur Loselet a exercé f/lusieurs années à Paris et autres endroits , et que le sieur Sarode prétend avoir reçu de Virgile de Sa rode, son ayeul , mestre de verrerie expert à la fabrication de la porcelaine. La supplique, qu'ils m'ont remise pour vous, enregistre leurs titres fl ce privilège et les moyens de le mettre à profit.

» Comme V csiablisscment de cette industrie ne peut manquer d'être utile à la prorince oit fay charge, je m'autorise. Monsieur, des bontés que vous n'a tes cessé de me faire l'honneur de me témoigner, pour appuyer le plus qu'il m'est permis la demande des sieurs iMielet et Sarode, et. dans l'espoir d'obtenir favorable issue fl cette demande,

» Je suis , Monsieur, etc. » Becpyiib. •

Il ressort de là que, longtemps avant 1772, Virgile-Joseph de Sarode (1), aïeul de celui que recommandait le grand sénéchal, avait fabriqué de la porcelaine qui devait être factice et de pâte tendre. Un pot à crème du musée de Sèvres, décoré de lambrequins bleus cl signé ainsi : de même couleur, me parait avoir cette provenance , d’autant

plus qu’il vient de ma^J propre famille et a fait partie d’un petit service dont on peut faire remonter, par les inventaires, l'origine au-delà de 1752.

J'attribue à Henri-Philippe de Sarode, sieur de la Bignonnière, et à Marc Lozelei, une tasse cannelée, d’une fabrication défectueuse comme un essai, que j’ai également fait entrer au musée de Sèvres. Elle porte au-dessous la marque, tracée en bleu :

Saint-Denis-la-Chevace. — M. Milct, chef des fours à Sèvres, m’a fourni copie des documents reproduits ici. Ils sont tirés des archives de France, cote F 13, HU4.

« Le marquis de Torcy a l'honneur de suplier M. de Calonne de vouloir bien lui accorder mm privilège pour établir une manufacture de porcelaine dans sa terre de Saint-Denis-dc-la-Chetasse , en Bas- Poitou , près Mon (ai gu. La terre est d'une très bonne qualité, la même que l'on employé à Sèvres pour la manufacture de porcelaine. M . Guettard, un des médecins de M. le duc d'Orléans, a dit que c’était une espèce de kaolin, propre à faire de la porcelaine mêlée avec une matière ci tri fiable. Ce serait un grand bien pour la terre, et pour le pays qui n'a point de débouché. »

A ce mémoire est jointe la lettre suivante, de la main du marquis de Torcv :

* Monsieur,

» J'ai l’konneur de vous cnroier un mémoire pour cous prier de m’accorder le privilège it établir une manufacture de porcelaine dans «ne terre que j'ai en Bas- Poitou. J’avais compté vous présenter le mémoire aujourd’hui; mais, comme vous n'avex peu me donner d’audience, et que je suis obligé de partir demain pour cette terre, je

(1) Virgile-Joseph de Sarode, écuyer, seigneur du Verger, maître verrier i Vcndmioes, vivait à la Cita du règne de Louis XIV. Il avait épousé, le 2fl oe'obre 1007, Marie-Madeleine Chaumont.

me trouve dans l’impossibilité de vous faire ma demande autrement que par lettre.

» J’ai l’honneur d’être avec respect. Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. Torcy.

» Ce premier juillet, rue Newe^Ut-Petils-Champs. ■

« A Monsieur de Illossac, intendant à Poitiers.

* Ce 8 juillet 1781

» M. le marquis de Torcy vient, monsieur et cher confrère, de présenter au conseil le mémoire que f ai T honneur de vous renvuier, par lequel il demande ta permission d'établir une manufacture de porcelaine dans sa terre de Saint’ Denis- la- Chevasse en Bas-Poitou. Avant de rendre compte de cette demande à M. le contrôleur général, fai cru devoir , monsieur et cher confrère, vous la communiquer et v ous prier de me mander ce que vous pensez de l’utilité que cet établissement peut procurer au commerce, et des avantages que peut, en particulier , retirer de cette nouvelle branche d' industrie la province dont l’administration vous est confiée .

» J’ai l’honneur d’être, arec un très sincère et respectueux attachement. »

« Poitiers. 4 août 17B4.

* J'ai pris, monsieur et cher confrère, selon la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m’écrire le S du mois dernier, des éclaircissements relatifs au projet de M. le mur quts de Torcy d’établir «ne manufacture de porcelaine dans sa terre de Saint-Detnsde-la-Chevasse, en Bas-Poitou. Toute branche nouvelle d' industrie ne peut faire que du bien, et celle-ci n'en contrarie aucune autre. Elle vivifiera un peu le canton, privé de tout commerce par le défaut de rivières navigables. Saint-Denis n'est éloigné que de deux lieues des grandes routes de Plantes à la Rochelle et des Sables d Saumur. Il sera facile de faire rendre sur ces routes , pendant la plus grande partie de Tannée, les porcelaines qui s ‘y fabriqueront, et qui circuleront ensuite aisément dans tout le royaume et même chez l'étranger par les ports de Nantes et des Sables, qui ne sont distans chacun de Saint-Denis que d'enriron dix lieues. Vas deux lieues d’assez mourais chemins pendant l’hyver . depuis Saint-Denis jusqu'aux deux grandes routes dont j’ai parlé, ne forment pas un obstacle insurmontable au débouché immédiat; les chemins se répareront arec le teins, et cette manufacture fortifiera le motif. J'ai l'honneur de vous renvoier le mémoire de M. le marquis de Torcy.

» J'ai celui d'être, arec utt sincère et respectueux attachement , monsieur et cher confrère, votre très humhle et très obéissant serviteur. » De Blossac. »

J'ignore si ce projet reçut un commencement d’exéculiou, mais, dans tous les cas, aucun spécimen des porcelaines de Saint-Denis-la-Chevacc n’a été retrouvé jusqu’ici.

Les principaux gisements de kaolin en Poitou sont ceux du Fenouiller, de la Chaise-le- Yicorate, des environs de la Châtaigneraie, et de Sillé.

Ils avaient, dés 1714, attiré l’attention des savants. Voici ce qu’on lit dans une lettre

de M. Robert de la Salle à M. le baron de Lézardières, son frère, en date du 18 août de cette année : « M. de Milly s'est, à diverses fois, informe' de la qualité, de la nature, de la quantité des terres grasses et blanches de notre pays bonnes à la porcelaine et des ocres de la Vérie (1), mais je ne suis pas expert dans les matières d'histoire naturelle et je l’ay conseillé de s'adresser à vous. » Il s’agit ici du comte de Milly, savant distingué, qui s’est beaucoup occupé de céramique. Dans le mémoire que Ruault, éditeur de l'édition des Œuvres de Palissy, publiée par Faujas de Saint-Fond , rédigea en 1777 contre ce dernier, se trouve ce passage: « Faujas de Saint-Fond fit d'abord arrêter l’annonce et la vente du livre par le crédit d'un certain comte de Milly , agrégé de F Académie, colonel de cavalerie, habile dans l'art de fabriquer des pots de fayence et de porcelaine (2). » M. Robert de la Salle était militaire et avait connu Milly au service.

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