ÉLECTIONS MUNICIPALES DU 3 MAI
c( Messieurs les Electeurs et chers Concitoyens,
(( Avant de vous demander le renouvellement de cette conliance que vous avez accordée à la plupart d'entre nous depuis viniit années , nous tenons à vous prouver que nous en avons été dignes. Voici un aperçu succinct de notre gestion :
c( Bien que sa superficie soit la plus grande des communes du canton, Saint-Nicolas, malgré les ressources insuffisantes de la prestation, possède un réseau de plus de soixante-dix kilomètres de chemins vicinaux et ruraux faits. Tous les fonds disponibles, en dehors des dépenses annuelles indispensables , ont été employés à leur création , leur entretien , ou à leur amélioration. Aucune dépense ne pouvait être aussi utile à l'agriculture.
(( Pour assainir nos terrains , nous avons demandé et obtenu de l'administration le curage périodique des fossés et cours d'eau de la commune, très négligés auparavant. Afin d'assurer l'exécution régulière de ce travail, nous en avons assumé le contrôle qui appartient à d'autres.
(( Chaque année nous avons fait dans nos landes des semis de sapins qui, dans un avenir prochain, donneront un revenu de plusieurs milliers de francs, qui permettront de construire de nouvelles voies et de faire face à toutes les exigences actuelles.
« Nous avons entretenu les bâtiments communaux dans le meilleur état possible.
(( La situation budgétaire est excellente. Notis éprouvons une légitime fierté de proclamer que Saint-Nicolas est une des huit communes du département qui n'a ni dette ni centimes extraordinaires.
(( Malgré les lourdes charges de notre budget , il se solde néanmoins avec une disponibilité d'environ cinq mille francs destinés à terminer les chemins de Beaupuits et des Fosses de la Marteilière et à relever les crédits les plus importants de l'exercice 1908.
(( Nous avons pris l'initiative d'une pétition pour la construction d'une ligne de tramway de Saumur à Saint - Patrice par Saint -Nicolas. Nous avons plusieurs fois délibéré en faveur de ce projet. Nous en avons voté et payé l'étude. Sa réalisation n'est plus qu'une affaire de temps, indépendante <le notre bonne volonté.
« Nous avons également demandé la création d'un bureau de poste, auquel nous avons droit. Le retard apporté à l'exécution de nos désirs n'est imputable qu'aux lenteurs inexplicables de l'administration.
(ic Enlîn , nous déclarons que nous ne sommes pas des hommes d'opposition systématique. Nous n'avons en vue que les intérêts de la commune ; mais nous défendrons toujours la liberté de conscience que nous garantit la constitution, ainsi que les traditions d'union, d'honneur et de patriotisme qui, seules, assureront à la France la prospérité et la vraie grandeur.
(( Le Conseil municipal sortant. »
Le maire, M. Baudry, était un administrateur de premier ordre. Sa gestion était irréprochable. Pour le chasser de la mairie, les anticléricaux firent venir des orateurs blocards à deux reprises difîférentes, afin d'impressionner la population. Voyant que leurs grands mots n'avaient pas arraché du cœur de celle-ci l'estime qu'elle devait à celui qui avait si bien géré ses intérêts pendant trente ans, ils recoururent à la calomnie. Mais ils se gardèrent bien de signer leur factum. Leur conscience n'était donc pas tranquille? Avaient- ils à redouter une poursuite en diffamation devant les tribunaux ? Aucun d'entre eux ne voulut prendre la responsabilité de cette vilaine action.
Les anticléricaux sont si peu respectueux de la propriété d'autrui, qu'ils jugent les autres à leur taille. Si M. Baudry n'avait pas été consciencieux, eût-il laissé les finances de la commune en aussi bon état ?
Au monient des élections, il y avait 5.000 francs en caisse. Le produit de la vente des cerises n'était pas compris dans ce chiffre, puisque l'adjudication n'était pas encore faite. Elle a rapporté 1.200 francs à la commune. La caisse municipale comptait donc en 1908, en réalité ou en perspective, au moment des élections, plus de 6.000 francs de boni. Et le bloc anticlérical criait au déficit II
On ne pouvait reprocher à la municipalité sortante de négliger les chemins. Combien y a-t-il de communes dans le département d'Indreet-Loire possédant 70 kilomètres de chemins vicinaux et ruraux , à superficie égale ?
Elle avait lait terrasser deux chemins. Il n'y avait plus qu'à recevoii les cordons de pierre. Etait-elle responsable des lenteurs de la Voirie?
Les chemins desservant les huit cents bosselées dont parle le factnm blocard appartiennent à des particuliers. Le conseil municipal devait s'ocxuper d'abord des chemins appartenant à la commune. Néanmoins il avait pensé à les faire exécuter. L'agent- voyer avait fait \n\ devis. iMais, an dernier moment, un anticlérical refusa sa signature el fit échouer le projet.
M. Baudry a construit de ses propres deniers le chemin de Vernoil, aidé par la contribution de MM. Amirault, Mabileau et Mary. N'était-ce pas le diffamer que de l'accuser d'avoir employé les fonds communaux pour la construction de ce chemin, qui lui était d'un avantage précieux?
Un cantonnier ayant mis une brouettée de caillou sur son cheuiiii, ses ennemis en tirèrent occasion pour l'accuseï' de l'avoi)' fait empierrer aux frais de la commune! (hielle sincérité!
Avant M. Baudry, des anticléricaux avaient dirigé la commune et établi l'imposition de 6 francs sur une certaine quantité de chiens. Il la maintint. Et voilà qu'on lui fait un grief d'avoir respecté leur décision ! Vraiment la logique leur est inconnue! Dans l'esprit de la loi, les chiens à longs poils gardant les bestiaux ou les maisons doivent être seuls imposés à 4 fr. 50.
Le conseil municipal avait voté, pendant deux ans, 250 francs pour le vicaire. Ne se dévouait-il pas pour les habitants et n'avait-il pas droit à une rémunération? Le conseil général de la Corse a voté un supplément de 6 000 francs à son préfet. Pourtant son traitement, qui dépasse 10 000 francs, est infiniment supérieur aux 450 francs que recevait le vicaire. Le comité anticlérical de Saint-Nicolas a-t-il jamais protesté? Tandis que les liquidateurs emplissaient leurs poches, au détriment des vieux congréganistes laissés dans la misère, un mot de blâme est-il sorti de la bouche de ces honnêtes blocards ?
L'extrait des délibérations du conseil était toujours affiché à la porte de la mairie. Il faut croire que l'anticléricalisme rend aveugle, puisqu'il n'a jamais été aperçu par les auteurs du factum.
Quant au bouquet auquel il est fait allusion , il mérite de retenir l'attention. Ce lot de chêne et d'acacias ne comprenait pas de chêne (?), mais seulement cinq ou six acacias d'environ 30 centimètres de tour, qui ont été achetés à l'amiable pour la somme de 25 ou 30 francs, avec l'autorisation du conseil, par un habitant de la commune désireux d'en faire des pieux. A l'époque des élections, l'état de recouvrement n'avait pas encore été envoyé ; on devait le délivrer en même temps que celui de toutes les autres réserves. Le percepteur a touché cette somme avec les autres.
L'argent a bien passé dans sa caisse et non dans la poche du maire, comme on semblait le faire croire. Ces bons anticléricaux se figurent que leurs adversaires font comme les liquidateurs. Ils ont le monopole du vol légal ; qu'ils le gardent, avec leur déshonneur !
Tels sont les arguments invoqués contre la municipalité sortante de Saint -Nicolas-de-Bourgueil. Des travaux s'élevant à 2.600 francs avaient été effectués. Le crédit était en caisse. Mais la préfecture ne se pressait pas d'en autoriser le payement. Et l'on ose attaquer le maire, sous prétexte qu'il laissait 2.600 francs de dettes! C'est inimaginable.
Nous avons insisté sur, ce factum, parce qu'il est un tissu de calomnies. L'anticléricalisme en ayant composé d'autres semblables sur différents points du territoire, on juge aisément de la valeur de ses affirmations, quand il prétend que le peuple est avec lui. Sa tactique électorale se montre dans toute sa laideur.
Un parti qui recourt à de pareils arguments pour combattre un honnête homme et un administrateur remarquable est indigne du respect universel.
Aux élections municipales de 1908, les sectaires ont été ingénieux. Dans presque toute la France, une tactique spéciale a été employée : celle d'afficher un placard annonçant un déficit imaginaire dans le budget des munici-
palités libérales. Les anticléricaux l'affichaient le jour même de l'élection, afin qu'on n'eût pas le temps d'y répondre.
A Dunkerque, où ils ne l'emportèrent que de quelques voix sur les libéraux, ils ont affiché le matin du ballottage un placard dénonçant un déficit de 131.012 fr. 33, — purement imaginaire, bien entendu.
Nous pourrions citer cent exemples du même genre, à Paris comme en province.
§ 5. — Hypocrisie sectaire
Aux yeux du hloc, tous les moyens sont bons, y compris l'hypocrisie, pour obtenir les votes des électeurs.
L'anecdote suivante, racontée par la Croix, prouve combien ils sont experts en la matière, et explique comment des diocèses excellents sont, électoralement parlant, de détestables départements :
<( C'était en 1902, chez les populations profondément religieuses de nos régions montagneuses, pendant la période électorale. Un candidat donna sa conférence dans une étable. Pourquoi dans une étable ? Notre candidat expliqua ainsi son choix : (( Parce que, dit- il, c'est dans une étable que Notre- Seigneur Jésus-Christ a voulu naître. N'est-ce pas une crèche qu'il a choisie pour berceau ? » Et le voilà planant sur des hauteurs qui dépassent les sommets des montagnes du pays.
« Puis au bruit des cloches sonnant les Vêpres : ce C'est l'heure des Vêpres, mes amis; la voix de Dieu nous y convie, rendons-nous à son appel. » Et à la tête de ses électeurs, formés en procession, il part pour l'église.
« Là, placé auprès du bénitier, il offre l'eau bénite, recommandant tout bas aux entrants de ne pas trop se presser pour faire le signe de la croix. (( L'acte est si grave qu'il ne faut pas le faire légèrement, pour que le bon Dieu soit content. » Quel candidat pieux 1 quel apôtre ! quel saint 1... »
L'élu de ces excellents catholiques fut un farouche sectaire pendant la législature. Voilà comment l'anticléricalisme respecte le peuple. Vraiment on a peine à contenir son dégoût.
Un journal indépendant de Bastia, A Tramuntana , prétendit en son temps que les partisans de M. Chaleil, à Calvi, reprochaient vivement à son concurrent, M. Fabiani, d'avoir provoqué l'ingérence cléricale. Les fabianistes se déclarèrent prêts à prouver que M. Chaleil avait obtenu les voix du clergé de Balagna en portant, pendant toute sa campagne dans ce canton, un Christ c( qui pesait trois kilos » et en distribuant aux femmes et aux jeunes filles des chapelets et des médailles ! Ils affirmèrent que, par ce moyen, ce candidat, qui professe les pures idées biocardes, avait obtenu les voix (( cléricales ».
Le dossier fourmillait, paraît-il, de documents établissant que les fonctionnaires de l'arrondissement avaient fait campagne pour le même M. Chaleil.
Les anticléricaux excellent à tromper le peuple. Ils lui font de magnifiques promesses, mais ils n'en tiennent aucune. En voici un exemple très fiappant.
M. Albert Le Roy, qui prit une part si sectaire aux discussions sur la séparation, écrivait le 20 juillet 1901 dans la Haute- Ardèche, après le vote de la loi spoliatrice sur les Congrégations :
(( Le Concordat signé entre la France et la Papauté reconnaît, salarie, traite avec indépendance et honneur le clergé des paroisses...
(( Il n'y a pas une seule congrégation de femmes qui soit menacée...
(( Les religieuses seront demain ce qu'elles étaient hier.
ce Catholiques, on vous trompe !
« Votre religion est en sûreté. Votre clergé paroissial est garanti par le Concordat. Il a et continuera d'avoir le budget des cultes , qui s'élève à 45 millions. Vos églises, vos presbytères, vos œuvres charitables sont sous la protection des évêques et de la République ! »
Or, durant son séjour au Palais -Bourbon, congrégations et Concordat ont eu une égale part à ses attaques. On sait maintenant ce que valent les promesses. Malheureusement, il n'est pas le seul dont les actes jurent avec les paroles.
Le 7 mai 1900, on pouvait lire dans un grand journal parisien cette étonnante nouvelle :
(( M. Tourgnol contré la lune rousse. — L'ineffable Tourgnol, qui n'a pas réussi à supprimer le budget des cultes, s'emploie, dit-on, activement pour arriver à la suppression de la lune rousse.
(( La Croix de Limoges publie à ce sujet une lettre fort amusante de ce désopilant député de la 2« circonscription de Limoges.
(( M. Tourgnol, qui ambitionne d'être maire de la petite ville de Saint- Léonard, a promis aux électeurs de supprimer la lune rousse, dont les effets sur les récoltes sont si pernicieux, et il écrit au directeur de l'Observatoire d'avoir à signifier à la lune rousse ou non de se tenir tranquille jusqu'après le scrutin de ballottage. Il déclara aussi que s'il était élu, dorénavant toutes les vaches de l'arrondissement feraient deux veaux. ))
Il est impossible de nier l'audace du député, puisqu'il a bien écrit la lettre en question au directeur de l'Observatoire.
Il est vrai qu'il ne doutait de rien. Ne s'est-il pas voté 15000 francs, après avoir promis à ses électeurs de ramener à 12000 tous les gros traitements ?
Un rédacteur du Petit Démocrate faisait à son sujet les réflexions suivantes en 1906 :
(( Le célèbre Tourgnol, député de la Haute -Vienne, avait promis qu'il supprimerait la lune rousse. On me racontait l'autre jour qu'un de ses électeurs, à qui on faisait remarquer que cette promesse n'avait pas été tenue, fit cette extraordinaire réponse : ((Ah ! monsieur, c'est vrai qu'il n'a pas supprimé la lune rousse; mais il ne faut pas lui en vouloir, il a bien
essayé, il a fait tout ce qu'il a pu poui- cela. Ce .sont les gens de l'Observatoire qui n'ont pas marché. ))
(( Les hommes qui spéculent ainsi sur la passion et l'ignorance des foules sont des malfaiteurs publics. Une démocratie a besoin de citoyens qui s'inspirent, dans l'exercice de leur souveraineté, du souci de l'intérêt général et du désir passionné de réaliser la justice.
ce Chaque scrutin devrait être l'occasion d'une ascencion morale pour le pays, parce qu'il devrait être l'occasion d'une propagande de principes, de pacifiques et sérieuses discussions où chacun s'efforcerait d'établir la supériorité de ses doctrines, afin de gagner à sa cause des intelligences et des âmes.
(( Que des politiciens sans scrupule se préoccupent uniquement d'obtenir des bulletins de vote, même par des moyens inavouables, cela s'explique. Du moins, tous ceux qui ont le souci de l'avenir de la démocratie doiventils travailler sans relâche à faire de la politique une chose propre et une besogne honnête. » Le Petit Démocrate a donné une excellente leçon aux anticléricaux qui regardent la démocratie comme l'art de tromper le peuple.
Stratagème d'un juge de paix. — Se trouvant dans le Midi, en 1906, un prêtre alla rendre visite à un éminent catholique qui s'occupe beaucoup d'œuvres sociales. La conversation tomba sur les élections législatives. Le prêtre exprima son étonnement sur la façon dont elles se passaient, et lui raconta à quelles ruses les sectaires avaient eu recours dans le département d'Indre-et-Loire.
(( N'en soyez pas surpris, répondit l'éminent catholique, j'en ai été victime moi-même,
ce J'étais depuis de longues années conseiller général. Mon mandat étant expiré, je me présentai pour le renouveler. J'échouai pour une voix. Le préfet était très aimable pour moi. Il m'exprima les regrets que lui causait mon échec, et me conseilla de faire une enquête afin d'en connaître la cause. Je revisai les chiffres des diverses communes, et ne fus pas peu surpris de constater qu'une petite commune composée de 40 électeurs , tous bûcherons, avait voté en bloc pour mon adversaire, alors qu'elle me donnait toujours ses voix.
(( Je chargeai mon régisseur de rechercher le motif d'un tel changement d'attitude. Voici ce qu'il apprit. Quelques jours avant le scrutin, le juge de paix du canton vint les trouver dans la forêt :
({ — Bonjour, mes amis, leur dit-il.
(( — Bonjour, monsieur le juge de paix. Quelle nouveauté de vous voir par ici !
« — En efïet, j'étais en promenade, quand je me dis : ce Tiens, si j'allais serrer la main à ces braves bûcherons !
(( — Ah ! monsieur, vous êtes bien honnête, d
(( Après leur avoir demandé des nouvelles de la santé de leur famille, le juge de paix ajouta :
(i — Eh bien ! mes amis, vous allez avoir dimanche des élections ?
c( — Oui, monsieur.
c( — Je ne vous demande pas pour qui vous voterez. Votre candidat, je le connais. C'est M. X... Certes, ce conseiller est un digne homme, instruit, capable, toujours prêt à rendre service. »
(( Bref, il me couvre de fleurs.
c( — Mais il y a une chose qui m'inquiète.
« — Qu'est-ce donc, monsieur ?
(( — Il est le mandataire du duc d'Uzès 1
« — • Qu'est-ce que cela peut faire ?
(t — Vous ne connaissez pas la loi, vous autres. Ce n'est pas votre partie. Savez-vous ce que c'est qu'un mandataire ?
« — Non, monsieur.
a — Eh bien ! le voici. Un mandataire est celui qui tient la place d'un autre. En votant pour M. X..., vous croyez'lui donner vos suffrages. Erreur ! Comme il est le mandataire du duc d'Uzès, le jour où celui-ci lui dira : « Otez-vous, que je m'y mette, » il sera obligé de lui céder la place. Vous serez alors les esclaves de ce seigneur, et vous reviendrez aux tristes jours de la féodalité. »
(( Là-dessus, il quitta les bûcherons après leur avoir serré la main.
(( Quelques jours plus tard, ces quarante électeurs me refusaient leur confiance. J'allai rendre compte au préfet de ma découverte, et ne pus lui cacher mon étonnement.
(( — N'en soyez pas surpris, me dit- il. J'ai vu plus fort. Dans un autre département, les meneurs blocards ont dit aux électeurs que s'ils votaient pour le candidat conservateur, ils mangeraient de la poussière, et qu'on leur couperait même le nez pour qu'ils en mangent plus facilement. La ruse a réussi , puisque le candidat radical a été élu par une population chrétienne. ))
Si la personne faisant cette confidence n'avait pas été d'une honorabilité parfaite, le prêtre aurait eu de la peine à croire une telle supercherie. Mais quand il eut fait la lecture du Manuel de Guiot et Mane, et qu'il eut vu une image représentant des paysans mangeant de la terre, elle ne lui a plus paru difficile à admettre.