‹ L'art de verifier les dates, 2 inscriptions des chroniquesChapitre 21 sur 134 · ROIS DE JUD\. HOIS D'ISRAËL · texte numérisé non relu

ROIS DE JUD\. HOIS D'ISRAËL

Le I e '. du mois de nisan , les prêt rcs et les lévites commencent par son otdft a purifier les dehors du temple , et le huitième jour y étant entrés, ils le sanctifient pendant but! jours. L/echias , après rot le cérémonie, monte au temple, avec les principaux de Jérusalem, immole îles victimes, et rétablit le culte du Seigneur.

La Pique de celle année est remise au quatorzième jour du second mois, parce qu'on n'avait pu la célébrer le premier mois , La plupart des prêtres n'étant point encore puriliës. Ezéchias envoie des lettres dans toutes les tribus pour les inviter a venir célébrer cette fête a Jérusalem.

Plusieurs du royaume il Israël se moquent de cette imitation; d autres, néanmoins, en assez grand nombre , y acquiescent, avec, la permission tacite d'Osée , leur roi.

Tous ceux du royaume de Juda s'claut rendus à Jérusalem , y célèbrent la Pàque de la manière la plus solen nelle avec les Israélites leurs frères. Celte fête, suivant la loi, devait finir au septième jour; mais pour la rendre

Elus mémorable, on en doula la durée; elle fut de quatorze jours. Transportés d'un saint zèle , les Juifs, à leur

Mais Joaiban, comme on l'a vu a son article, ne régna que quinze ans; nous pensons avec le pere Houbigant , qu'il y a ici faute de copiste, et qu'au lieu de la 20 e . année de Joaiban , il faut lire la m*.

anueed'Acbaz , comme il est marqué au chapitre X V||,v. i du quatrième livre uVs rois.

Ainsi Phacéc aura été tué, non la vingtième année de son règne, mais la vincl-hui-

tième.

OSEE ou IIOSEE.

sur

, 1 le

7^(i O.sfl tint trône, une conduite assortie à la manière dont il y était parvenu, U fit le mal , dit l'Ecriture, aux yeitt du Seigneur , mais mon fias toutafois , ajoute t elle , tontine le.y l'ois d Israël uui avaient été avant lui.

h retira en effet les gardes que ses prédécesseurs entretenaient sur les front lères d'Israël et de Juda, nour empêcher buis sujets d aller adorer le Seigneur » Jérusalem. Il permit même aux Israélites de s'y rendre en foule pour la Pàque qu fczechias célébra la deuxième année de son, règne.

724- Salmauasar, roi d'Ass\rie, marche contre Osée, et le contraint , apiès lui avoir enlevé plusieurs places ,

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retour, brisent partout les idoles, coupent les bocages sacrés, renversent ies hauts lieux, et détruisent généralement les nionumens de l'idolâtrie qui se trouvent dans Judaet ses dépendances Les Israélites font de même dans leur pays.

On avait conservé jusqu'alors le serpent d airain que . Moïse avait fait élever dans le désert ; et jusqu'aux teins d'impiété, il n'avait été, regardé de même que la verge d'Aaron , et la cruche de manne qui étaient auprès de l'arche , que comme un monument Je la protection miraculeuse de Dieu sur son peuple. Mais Kzéchias voyant qu'il était devenu tin objet d'idolâtrie, le fit mettre eu poudre.

719 Pendant que Salmanasar fait le siège de Samarie , Ezéchias répare une grande paitie des pertes que la Judée avait faites- sous le règne de son père-, et reprend «sur les Philistins les places qu'ils avaient enlevées à , Juda.

718. Salmanasar ,. devenu maître de Samarie et dç tout le royaume d'Israël t fait demander à Ezéchias le^ trib«t imposé à son père. Ezéchias le refuse ; ce qu'il fait avec d'autant plus de justice, que Theglatpnaiassar avait violé ,

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à lui payer tribut. Parmi le butin qu'il remporta de cette expédition , se trouva , si l'on en croit les Rabbins, le veau d'or que Jéroboam avait érigé à Jfciheb Celui qu'il avait dressé à Dan, avait été donné, comme on la dit, à Théglatphaiassar.

7a 1. Osée fait alliance avec le roi d'Egypte, et se révolte contre Salmanasar.

720. L'Assyrien vient fondre sur les terres d'Israël, et remplit tout d'horreur et de carnage, 11 investit Samarie qui , étant bien ; p provisionnée , soutient le siège pendant trois ans. , f

71*. L'an 9'. d'Osée, 6«.

d' hzéchias , roi «je J uda , Salmanasar se rend maître de Sa* marie , qu'il réduit en un monceau de pierres, après em avoir fait massacrer les habi-; tants. ■ •>> <

Il prend Osée, le charge de chaînes » et l'envoie prisonnier en Assyrie, avec une partie de^son peuple. Le reste des Israélites demeura dans le pays sous la domination des Assyriens jusqu'à la vingtcinquième année d Assarhaddon , petit-iils de Salmanasar.

Ainsi finit le royaume d'Israël , deux cent quarante qua- Ire ans après la révolte des dix tribus contre le petit-fils de Da^id, Du nombre de; captifs

UE l'hISTOIHE SAINTE*

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comme cm Ta vu plus haut , les conditions auxquelles \chaz s'était rendu son tributaire. Salmanasar , occupé alors à faire la guerre auxTy riens , diffère sa vengeance contre Ezéchias. Mais le mauvais succès de cette expédition l'oblige à retourner en droiture dans ses états.

7 1 2. Salmanasar étant mort, Sennachérib son- successeur fait de nouveau sommer Ezéchias de lui payer le tribut :

sur son refus persévérant , il se prépare à lui faire la guerre; Ezéchias , de son côté , travaille à mettre ses places , et surtout sa capitale , en état de défense. Au milieu de ses occupations il est attaqué d'un mal dangereux qu'on croit être un ulcère pestilentiel. Isaïe vient lui annoncer qu'il en mourra. Le saint roi se voyant sans héritier , s'adresse au seigneur par une prière fervente, qui est exaucée. Isaïe rentre , et lui déclare que Dieu lui accorde encore quinze années dévie. Pour l'en assurer , le prophète fai t rét rograder l'omtore de dix degrés, ou lignes sur le cadran d'Achaz (i j.

'V-* iift i » *• • • ■ •

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qui furent emmenés en Assyrie, fut le prophète Nahum.

Il consola les dix tribus dans la captivité , et prédit les derniers malheurs de Ninive.

De ce nombre fut aussi lé saint homme Tobie, de la tribu de Nephtali , oui fut conduit , comme il le témoigne lui-même, à Ninive.

Inviolablement attaché à la vraie religion qu'il avait suivie dès son enfance, il ne se démentit point dans sa captivité. Sa vertu lui fit trouver grâce auprès de Salmanasar, qui lui donna l'emploi de pourvoyeur de sa maison.

Sennachérib , successeur de Salmanasar , s'étant déclaré le persécuteur des Israélites , Tooie fit éclater sa charité envers ses frères opprimés , les visitant, les consolant , les aidant de ses facultés , et ensevelissant ceux qui étaient mis à mort. Ces pieux offices ayant été rapportés au roi , lui attirèrent un arrêt de mort , auquel ii n'échappa que par la retraite. 11 eut un (ils du même nom que lui , qu'il éteva dans là crainte du Seigneur. La patience du père

(0 Ce cadran est nommé, dans le texte original) les degrés à % Aehaz y et dans la paraphrase chaldéenne , la pierre des heures. C'était lin cadran solaire autrement divisé que les nôtres, et tel que ceux qui étaient dès-lors en usage parmi les Babyloniens. Car il y

3fc CBB0NOLOGIQU*

ROIS M JU0A

{Reg. IV, c.XX). Merodac- Bafodan, roi de Babyloue, en* ■voie des ambassadeurs à Ezé~ pour le complimenter

ROIS D'ISRAËL

fut éprouvée , à l'âge de cin>quante-huit ans, par un accident ftiebeiut qui lui survint Jaris l'exercice ordinaire de sa

a bien de l'apparence qu'Achat îe fil faire par un mathématicien de Chaldee. L»s Juifs, en effet , étaient alors trop peu versés dans l'astronomie, pour inventer une mesure artificielle du teins. La réponse que fit Ezécbias au prophète, lorsqu'il sortit , de faire à son choix ou reculer ou avancer l'ombre de dix lignes sur le cadran, prouve combien ce prince était lui-même ignorant dans cette science. // est aisé , dit-il , que l'ombre s avance .de dix lignes , et ce n'est pas ce qxe fc désire qxe le Seigneur fasse ; mais qu'il la fusse retourner en arrière de dix degrés. L'un et l'autre était également difficile. •

Mais .dît-on, le> miracle fait en faveur d'Etéchias dut causer le* plus grands désordres. Il dut, eu effet, avoir dérangé à jamais tout le cours des astres , et particulièrement lo moment des éclipses du soleil et de la lune ; il dut brouiller toutes les éphémérides. « Ces » alarmes sont vain< s ; il n'y eut rien de dérangé dans le epurs des » astres; le moment des éclipses du soleil et de la lune restèrent les i» mêmes, les éphémérides ne varièrent point : il ne fut point né- * cessaire poar produire ce miracle de fai«e rétrograder le soleil ; » un nuage épais placé devant cet astre qui en réfléchit la lumière , s» conire le lieu d'où il était venu , était suffisant pour cette mero» veille, et c'est atn»i qu'elle sest opérée ; dessers plus de désordre » dans le cours des astres , plus de variations dans les éphémérides , » plus d'incertitude dans les éclipses. L'écriture en effet dit formel- » lement que l 'ombre du soletT rétrograda. Si le soleil éla : t véritable- » ment retourné en arrière , se serait-elle exprimée de la sorte ? » Aurait-^ lie omis le moins pour te plus ? On dit à la vérité dans i% 1-aïe que le soleil retourna en arrière ; mais en cet endroit le so— » leil est mis pour l'ombre qu'il produit : en voici la preuve. Le i» miracle s'est accompli de la manière dont il avait é%è promis par >» le pronhete. Or lsaie n'avait offert à tzécfeias que de faire » remonter l'ombre du soleil. Donc, dans l'exécution du prodige, » il n'y eut que l'ombre du soleil qui retourna en arrière. Quand » donc Isaïe dit que | lorsque le miracle se fit, le soleil retourna >» en arrière, il met le soleil pour l'ombre qu'il cause. Rien de plus «/commun dans toutes les langues , et particulièrement dans l'bé— » braïque , que de mettre la cause pour l'effet, a» ( Bullct. ) Cette explication noos^panait. préférable à celle que donne M. Goguet i la fin de son troisième volume de XQrigim* des JLoit, éU* t

DE L HISTOIRE SAINTS

ROIS DE JUDA

sur son rétablissement. Ils avaient ordre en même tems de s'informer de la cause de la rétrogradation dp l'ombre du soleil (i). Ezéchias, par un- mouvement de vanité* montre à ces ambassadeurs toutes ses richesses, qui étaient très considérables, et ne leur cache rien. Mais après leur départ , Isaïe étant venu trouver ce prince , lui prédit que tout ce qu'il a étalé à leurs yeux sera transporté à Baby- Jone. Le saint roi s'humilie , et se résigne à la volonté du seigneu*.

Peu de tems après ce qui rient d'être raconté, Sennachërib entre 'en Judée à la téted'uoe armée innombrable.

Les principaux seigneurs de la cour de Jérusalem, envoient de grands présens au roi d'E-

ROIS D'ISRAËL

charité. Un jour , épuisé de fatigues , après avoir enseveli plusieurs morts, s V tant endormi au pied d'une muraille, la fiente chaude d'un nid d'hirondelle lui tomba sur les yeux et l'aveugla. 11 soutint celte épreuve avec une résignation qu'Anna, sa femme n'imita pas. Réduit à L'indigence, dans cet état , il n'avait de ressource que dans l'espérance d'une somme de dix talens, qu'il avait prêtée à Gabelus , son ami, qui demeurait à Kagès, en Médie. Son dessein étant d'y envoyer Tobie , son fils , pour toucher le remboursement de cette somme, il lui manquait un guide, pour conduire ce jeune homme L'ange Raphaël, dt^uisé sous le nom et fa figure d A&arias, vient se présenter à celui-ci et s'offre

(a) Cari est encore une nouvelle preuve que te soleil n'avait pas rétrograde' dans le miracle d'Eiéchias. Car si cela eût été, les ambassadeurs du roi 4e Babylone ne seraient pas venus à Jérusalem pour s informer de ce prodige* -puisqu'ils èn auraient été les témoins de même qu' Ezéchias. Il u'y aurait, en effet , point eu à endroits de. notre hémisphère où il n'eût été aperçu. Nous remarquerons encore ici que la maladie et la guérison d'Ezéchtas ne font rapportées, dans Je quatrième livre des Rois {Réf. xx. ) et dans le deuxième des Paralipomènes {cap* 3a.), qu'après la levée du siège de Jérusalem ; d'où le P. Pétau infère que la maladie et la guérison de ce prince suivirent l'arrivée de'Sennachérib devant Jérusalem. Mais il notts parait qu'il y a ici un* transposition de faits* ce «fui n'est pas rare dans les livres saints, et <jui peut se dire sans préjudice dis respect qui leur est dû, ipuiaqu on en voit des exemples dans les meilleurs écrivais* profanes.

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gypte (Sethos) pour l'engager à \ enir à leur secours. Le prophète Isaïe , instruit paV «ne lumière surnaturelle Je l'inutilité de cette démarche, lie néglige rien pour faire revenir les Juifs de l'illusion qu'ils se font. Les discours qu'il leur adresse pour les désabuser , ne produisent aucun effet , il se dépouille du cilice qu'il portait sur ses reins, et des souliers qu'il avait à ses pieds : eu un mot , M paraît nu en public, pour figurer la nudité à laquelle le» Assyriens réduiraient les Juifs qu'ils feraient prisonniers. Cependant Sennachérib marchant rapidement de conquête en conquête, prend Haï, Belhel, Gabaon et d'autres bourgs et villes sans coup férir. Lachis soutient un siège.

Tandis que Sennachérib est devant cette place, Ezéchias lire du temple et de ses propres trésors toutes les richesses qu'ils renferment , et en charge des ambassadeurs qu'il envoyé à ce prince pour lui demander la paix. Seunacltérib , charmé de ces présens et de la soumission d'Ezcchîas , s'en retourne sans imposer à ce 'prince d'autre punition qu'un tribut annuel de trois cents talens d'argent et de trente talens d'or. Mais par «ne insigne perfidie , à peine

| ROIS D'ISRAËL

à lui servir de guide. Ils partent ensemble du consentement du pore. Sur la route r le jeune Tobie s'étant voulubaigner dans le Tigre, est attaqué par un poisson monstrueux, que l'ange lui conseille lèvent rer, pour en tirer le fiel , le foie et le cœur, qu'il; destine pour en faire un remède très-utile , et dont ils .«aient les chairs , pour les nourrir dans le cours de leur voyage. Arrivés à Ecbatane , en MéJie, ils logent chez Kaguet, parent du jeune Tol)ie , dont la fille , nommée Sara, était déjà veuve de sept maris que le démon avait tous étranglés le jour de leurs noces* L'ange persuade à son compagnon de demander cette fille en mariage, sans être effrayé du sort de ceux qui l'avaient obtenue avant lui. Elle lui est accordée , et les deux époux s'étant réunis sains et saufs , après avoir passé les. trois premières nuits en prières + partent pour se rendre vers Tobie le père. Le saint vieillard finit ses jours à l'âge de cent deux ans , dans la cinquante-deuxième année du règne de Manassès.

Les Israélites, que Salmanasar avait laissés dans leur patrie, y vivaient en paix depuis long-tcms, sous les gouverneurs Assyriens qui leur

DE i/HISTOIRE SAINTE.

BOIS DE JUBA

ft-t-il fait quelques journées , \ qu'il revient sur ses pas et reprend le siège de Lachis. De là il envoyé ttabsacè* et deux autres officiers avec des troupes pour sommer Ezéchias de se soumettre à ses lois , et de lui livrer sa capitale. Rabsacès prononce en hébreu , sous les murs de Jérusalem , eu présence du peuple , des paroles de blasphème contre le Seigneur , et remet aux envoyés d'Ezéchtas, des lettres de son maître, écrites sur le même ton. isaïe rassure Ezéchias , en lui promettant le secours du ciel , el pour signe de la vérité de cet te promesse, man • gez, lui dit-il, cette année ce que vous, pourrez trouver , et l 'aimée suivante ce que La terre produira <T cLU-mètne (c'était une année sabbatique ) ; mois pour la troisième année , semez , mois— sonnez , plantez des oignes et recueillez-en le fruit. . R a b sa ces étant retourné vers son maître, Je trouve faisant le siège de Lobna, que M. Larcber croit être Peluse, et prêt à

ROIS D'ISRAËL

étaient envoyés. Mais quelques séditieux, apparemment, les portèrent ensuite à se révolter. Ce oui est certain , c'est qu'Assarnaddon étant venu dans ce pays , en fit transporporter tous les habitants audelà de l'Eupbrate. Nous plaçonscet événementen Tan 67a avant l'ère chrétienne, ce qui vérifie à la lettre cette prophétie qu 1 Isaïe ( VU, 8) prononça au commencement du règne d'Àchaz : encore soixante-cinq ans , et Ephraïm ne sera plus un peuple. Pour ne pas laisser déserte la terre qu'il venait de dépeupler, le roi d'Assyrie y fit venir dasCulhéens, que Scaliger croit avoir été tirés deCutha , ou Culbaïa , dans la Colcbide, des Aradiens, ou Bacriens , des 1: maliens de Syrie, voisins du Liban, des Sepbarvaïmites , des Dinéens, etc.

Ces nouvelles colonies apportèrent, avec elles, les superstitions des lieux de leur naissance, etc., continuèrent à les pratiquer dans le pays où elles furent transplantées (1).

(1) L'Ecriture dit ( ileg. IV, 17. ) que tes Babyloniens firent des sucroth-benoth , ou tentes de jeunes filles : c'était des Keux consacrés à Vénus, où les jeunes filles se prostituaient une fois en leur vie à l'honneur de cette infâme divinité' ; que les Culhéens tirent un ncrçcl ou nerghel ; ce que tes uns interprètent d'un coq ♦ les autres d'un brader perpétuel, allumé dans un clos, à la manière des Perses qui adoraient le feu ; que les He vécus tirent des nebahat ou idole* à tite de cbiea pour représenter Auubis, dieu des Egyptiens j

ROIS DE JUDA

marcher contre Tharaca , roi de Chus ou d'Ethiopie, qui s'avançait lui-même comme allié des rois d'Egypte et de Judée , pour le combattre.

Sennachérib étant venu au devant de Tharaca , taille son armée en pièces, et en poursuit les débris jusqu'en Egypte. Il entre victorieux dans ce royaume; mais la résistance qu'il y trouve l'occupe environ trois ans. Pendant i'éloignement de ce prince, Isaïe se montre dans Jérusalem , dépouillé de ses habits (à l'exception de ceux que la pudeur ne permet pas de quitter) et sans souliers, voulant par là désabuser ceux d'entre les Juifs qui croyaient que le roi d'Assyrie échouerait en Egypte. ( Isaïe , ch. 20. )

707. Sennachérib revient en effet triomphant d'Fgypte, traînant après lui une multitude ifiombrablede captifs tels qu'Isaïe les avait figurés (1).

Il marche droit à Jérusalem

ROIS D'ISRAËL

L'Ecriture nous dit qu'elles n'avaient nulle crainte du Seigneur, ce qrçi fut cause , ajoufe-t-e4lé, qu'il envoya des lions qui les dévoraient. Assarhaddon informé de ce désastre , et jugeant que c'était un fléau surnaturel , fit partir un prêtre Israélite du nombre des captifs, pour apprendre à ces idolâtres, la manière de servir le Ureu d'Israël. Ce prêtre apportant avec lui le Pentafeuque , établit sa résidence à Béthel. De là, ce livre à la main , U alla exercer sa mission dans tout le pays dont les habitants furent nommés dès-lors Samaritains, f.'est ainsi qu'ils embrassèrent le culte du vrai Dieu. Toutefois ils ne laissèrent pas de conserver assez long-^t ems le culte des idoles, et de faire le rdus monstrueux mélange cfcr lUihe et l'autre religion: Mais dans la suite , ils i énoncèrent a l'idolâtrie, et ne différèrent des Juifs que parle schisme.

dans le dessein de l'assiéger Arrivé devant celle ville, il place ses quartiers à l'entour, et donne tous ses ordres pour l'exécution de son projet.

les Emathîens des nsimah ou boucs sao vages ; 1rs Sepharvaïmites deux idoles , dont l'une , nommée Adramelech , représentait le soleil , et Pautre, appelée Hanâriielech . représentait la lune. O-ux-ci avaient, de plus , l'affreux usage de brûler leurs enfants en t honneor de ces dlviniteV. ! '" '"

( 1 ) Quelques modernes prétendent que Sennachérib avait conquis l'Egypte a vaut d'entrer en Judée j mai» les raisons qn'ib

DE L'HISTOIRE SAINTE» 4l

Mais avant qu'il ait lire une seule flèche contre Jérusalem ,

suivant la prédiction d lsaïe, l'ange du Seigneur vient ibns son camp , pendant la nuit , et y massacre les principaux officiers de son armée, ainsi mie ses meilleures troupes au. nombre décent qualre-\ i 11*41-4 imj mille hommes. Le rui d'Assyrie consterne de ce désastre, s'enfuit promplemeut , et regagne îiinive, où il devient nu objet de mépris pour ses sujets et de haine pour deux de ses hls, qui furieux de la préférence qu'il avait donnée à leur puîné pour le nommer son successeur, l'assassin ère nt peu de teins après, comme il priait dans le temple de son dieu Nesroch. Ce grand miracle de la deli\rance de Jérusalem est attesté* même p.ir les auteurs païens, mais avec quelque déguisement. Car leur aversion pour la nation juive ne leur permettait pas de rarouter, sans quelque altération, des avantages qui pouvaient tourner à sa gloire.

La retraite précipitée des Assyriens laissa les Juifs maîtres de leur camp et des richesses immenses qu'ils y avaient laissées en l'abandonnant. Un grand nombre de Juifs, qui s'étaient réfugies dans les pays voisins revinrent dans leur

apportent de leur opinion ne nous paraissent pas convaincantes , et nous croyons en avoir de plus fortès à leur opposer. En effet peut-on se persuader que voyant la Judée, l'Egypte et l'Ethiopie liguées rontre lui , vScnnachérib se soit détourné du premier do ces troi> royaumes . qui était !e plus voisin de ses états, pour aller directement fondre sur l'Egypte, est qu'apre» lavoir :»ubju m : e , au lieu de profiter de la consternation ou celte conquête iv.iif du jeter l'Ethiopie et la Judée, pour compléter sou triomphe .sur la ligue il les ait laissées de coté l'une et l'autre en s en retournanl chez lui ? Quel est le conquérant , aujourd'hui, q ti voudr.it imiter une pareille conduite? D'ailleurs, si la conquête de l'Egypte était déjà faite, lors que le roi d'Assyrie entra dans la Judée, pourquoi Habsaces ne la nomme-t-il pas dans l'énuméiation qu'il fait d s peuples que son maître avait soumis? Ou est maintenant ', dit-il, le dieu d' Emut h et le dieu d % Arphad? Ou est le dieu de Scpharvaïm , d Ana et d'Ara ? Ont-ils délivré de ma muin ces villes , en ont-ils délivré Stimarie? ( Heg. I. IV t ch. 18, v. 3+ ) Mais qu'était-ce que tout ces petits états, en comparaison du puissant royaume d'Egypte ? Enfui re qui achève de faire voir que Seunachérib n'alla point en Egypte avant d'entrer en Judée, ce sont ces paroles qu'adresse le prophète lsaïe à la ville de Jérusalem : 11 lèvera le bâton sur vous en allant en Egypte ' r Baculum su tua levait il super le ia via Aùgrpti.

4î ASBÉGÉ CHRONOLOGIQUE

patrie. Les viRes et les campagnes se repleuplèrent, et chacun se piqua de la plus vive émulation pour rendre à la patrie son ancienne félicité. \

Ezéchias passa le reste de ses jours dans une tranquillité parfaite, chéri Je ses sujets, respecté de ses voisins, et si visiblement protégé du ciel qu'aucune puissauce n'osa se lever contre lui.

Son repos ne fut point oisif. Il agrandit Jérusalem, l'embellit, y fit construire de nouveaux aqueducs, et y établit des. arsenaux qu'il remplit de toutes sortes d'armes qui étaient en usage dans ce tems-là. Il bâtit de nouvelles villes, et répara les anciennes. On voit l'attention qu'il donna au commerce et à l'agriculture , ces deux sources de l'opulence publique, par ces paroles de l'Ecriture : {Puralip. II. c. 3a.) Eiéchias fut un pri<ice très-rwhe et très-glorieux. Il amassa de

grands trésors d'argent , rfW, de pierreries, d'aromates

et de vases de grand prix. Il avait aussi de grands magasins de blé, de w/t et d'huile , des étables et des éiuries pour toutes sortes de gros bétail et de vêles de rharge , et des bergeries pour

ses nombreux troufteuux et le Seigneur lui avait donné une

abondance extraordinaire de biens,

694 Ezéchias meurt après vingt-neuf ans de règne, à l'âge de cinquante quatre ans. Sou corps fut mis avec beaucoup de solennité dans le lieu le plus élevé des sépulcres de la maison de David. Ces sépulcres qui forment un vaste et superbe bâtiment taillé dans le roc, sont composes d'une cour, d'une galerie, d'une salle et de plusieurs chambres environnées (le niches où les corps sont déposés, ils subsistent encore de nos jours, et c'est à bien parler, le seul monument qui reste de l'ancienne Jérusalem. (Prideaux.)

MANASSËS.

6^4. MANASSès> fils d'Ezéchias et dUapsiba , succède à l'âge de douze ans a son pere. Séduit et maîtrisé par des ministres détestables, il se livre à tontes sortes d' mpjetés et d'abominations 11 rétablit les hauts lieux qu'Ezecliias avait détruits, adora Baal avec tonte la milice du ciel, fit planter un brus eu l'honneur d'Aslaroth, profana le temple en plaçant une idole dans le sanctuaire, après en avoir retire l'arche d alliance, et en dressant dans le parvis des autels aux dieux étrangers. Il pratiqua les sortilèges, ût.passer

m l'histoire saiktb» 43

scs enfants par le feu en l'honneur Je Moloch, et perse* cuta cruellement ceux de ses sujets qui refusèrent Je participer à ses impiétés. Son royaume fut inondé Je sang, et sa fureur tomba principalement sur les prophètes que Dieu lui envoya pour le ramener Je ses égarements. Il en fit mourir un très -grand nombre et une ancienne tradition porte qu'il fit scier par le milieu Ju corps, le prophète Isaïe, quoiqu'il fût du sang royal, et selon quelques uns, son beau- père. Telle fut la vie que mena ce prince jusqu'à la vingt-deuxième année Je son règne,

Dieu pour punir tant Je crimes r fait venir Asarhaddon, roi de Babytone, dans la Judée, avec une armée puissante. Manassès, battu, poursuivi, se cache dans des halliers. Il est découvert, pris, chargé de fers, et emmené à BabyJone avec un grand nombre de Juifs. Cette disgrâce lui ouvre les yeu*, et le fait rentrer en lui-même. Dieu touché de son repentir, incline le cœur du roi d'Assyrie à le remettre en Liberté. On ne sait point la durée de sa captivivé. Suivant les uns, elle ne fut que d'un. an; suivant les autres, elle fut de sept , et par conséquent ne finit que sous le successeur d'Asarhaddon. Ma nasses de retour en Judée avec les compagnons de sa captivité, travaille à réparer les maux infinis qu'il y a causés. 11 purifie le temple, après en avoir été les dieux^étrangers, et l'idole qu'il y avait placée, rétablit l'autel , et fait revivre le culte du Seigneur. Mais il s'en fallut bien, malgré cela, qu'il pût mettre les choses* dans l'état florissant où il les avait trouvées en. montant sur le trône.

65g. Saosduchiit ( l'Ecriture l'appelle Nabuchodonosor) , successeur d'Asarhaddon, ayant déclaré la guerre, la douzième année de son règne, à Phraortes, roi des Mèdes, à qui le livre de Judith donne le nom d'Arphaxad (1), rem-

(1) Usserius se trompe en «lisant qu'Arphaïad est Dejocès, père 4e Phraortes; erreur qui est facile à de'montrer. i°. Le nom d'Ar-phaxad, qu'on doit écrire,, selon la valeur des lettres hébraïques, Arphac-schad , est la même chose qu'Aphra-artas, qui est le nom de Phraortes. Arbac , Arpach , Ap/irac , ou simplement Aphra , selon les différentes manières dont les historiens des diverses nations ou langues écrivent ce mot, signifie Arbaccs ; Aria , ou Artho -signifie megnus* Ainsi Aphra-artas , qu'Hérodote a écrit Phraortes ,

porte sur lui une victoire complète, dans la plaine de Ragaii ou de Kagès. Enivré de ce succès, il forme le dessein de soumettre , à son empire, toutes les nations occidentales jusquîà la Méditerranée. En conséquence , il leur envoie des ambassadeurs pour les sommer de le reconnaître pour

signifie Arbaces, magnus. De même les Hébreux ayant traduit cette épithete Aria . magnus par le mot Schad y qui signifie de même magnus y ont dit Arphac-schad , que I on a changé en Arphaxad. 11 est vrai que dans ces mots onvoit un r transposé et un b changé enph. Mai» on trouve mille autres exemples de pareils changements dans ('hébreux, le grec et d'autres langues. 11 n'y a donc pas le moindre, doute que Arphaxad et Phraortes ne soient le même nom et ne désignent le même prince.

a°. Par Hérodote lui-même , bien entendu , il est clair que tout ce qu'il dit de Phraortes, convient a Arphaxad On peut prouver aussi que Dejocès n'est point mort la dourième année de Saosduchin, comme le suppose Usserius. 3*. Dejocès n'a fait que commencer à bâtir une ville C'est Phraortes qui l'a achevée et environne'e de murs, et qui lui a donné le nom d'E-batane. Ainsi c'e>t avec raison que l'Ecriture dit, suivant la Vulgate . ardeficavit. Mais le texte grec du livre de Judith , dit nettement qu'il l'entoura de murs après avoir achevé de la bâtir. 4°* H est certain que ce fut Phraortes» fils de Dejocès, qui fut vaincu par Saosduchin, et qu'ayant été pris dans la bataille , S.tosduchin le fit mourir de Ja manière la plus indigne et la plus cruelle C'est ce qui irrita si fort Cyaxare , son fils, qui cependant était d'un caractère doux et humain, et le poita.à venger la mort de son père. Ce fut dans cette vue qu'il attaqua Ninive , et la longueur du siège ne put amortir le sentiment qui l'avait excité à l'entreprendre.

5*\ La grande perte qu'essuya l'armée de Saosduchin , après la mort d'Holopherne , son général . dont elle fut la suite , affaiblit beaucoup le roi d'Assyrie , et donna moyen à Cyaxare d'attaquer ce prince avec avantage , et de mettre une première fois le siège devant Ninive , qu'il aurait peut-être prise alors , s'il ne se fut trouvé dans , l'embarras par l'invasion des Scythes, qui dominèrent pendant vingtbuit ans sur les états de Cyaxare. Mais après leur retraite il s'associa avec Nabopolassar , roi de Babylone, pour recommencer le siège de Ninive avant d'aWer faire la guerre à Aliattes , roi de Lydie , qui avait donné retraite aux Scythes ; guerre qui dura six ans , et ne finit qu'à l'occasion d'une éclipse de soleil qui sépara les combattants et les engagea à faire la paix. Ainsi les faits, leurs tems et leurs circonstances prouvent, démonstrattvement coulre Usserius et ses partisans, que c'est Phraortes qui est V Arphaxad du livre de Judith, aussi bien que la conformité qui se trouve entre les noms Arphaxad et Phraortes.

de l'histoire sainte. 45

leur souverain. Elles s'accordent toutes à mépriser cet ordre, et renvoient au prince ses ambassadeurs, avec ignominie Alors transporté de colère , Saosduchin jure de venger, par le fer et le feu , cet affront. H choisit le général Holopherne pour le ministre de ses vengeances, et le fait partir avec une armée innombrable pour les exécuter. La terreur qui le précède, s'empare de toutes les provinces et de toutes les villes. Elles envoient au-devant d'Holopherne pour lui faire leurs soumissions; mais elles n'en sont pas mieux traitées, et ce général, sur sa route, n'en détruit pas moins leurs temples et leurs dieux, dans la vue de faire adorer son maître comme la seule divinité.

Les Juifs , loin d'imiter la pusillanimité de ces peuples, se préparent à faire une vigoureuse résistance. Tandis que le roi Manassés est occupé à mellre'Jérusalem en état de défense, le grand-prétre Eliacim faisant les fonctions de premier ministre sous Manassés, comme avait fait le grand-prêtre Joïada sous le rogne de Joas , prend , avec les principaux des Juifs, les mesures nécessaires pour fermer l'entrée du pays à l'ennemi; mais il recommande à tous de mettre principalement leur confiance en Dieu, de jeûner et de prier.

■658. De conquête en conquête, Holoplierne arrive enfin devant Béthulie, ville de la tribu de Nephtali, sur une montagne, non loin de la mer de Tibériade, selon Bochart. (D. Calmet la met dans la tribu de Siméon, entre Gel h et Gaza, sur le chemin d Egypte.) Le général Assyrien, étonné de la disposition où les enfants d'Israël étaient de se défendre, demande aux chefs des nations voisines qu'il venait de subjuguer, quel est ce peuple qui ose former une telle résolution. Achibr, prince des Ammonites, prenant la parole, lui raconte toutes les merveilles que Dieu a faites- en faveur des Israélites. Ils ont été heureux, dit-il en terminant son discours , tant qu'ils n'ont point péché contre leur Dieu , parce que leur Dieu hait l'iniquité. Aussi , il y a quelques années que, s 'étant retirés de la voie que leur Dieu leur avait marquée pour y marcher , ils ont été taillés en pièces par diverses nations , el plusieurs d'entre eux ont été emmenés captifs dans une terre étrangère (i). Mais depuis peu , étant retournés vers le Seigneur

(O Ceci ne doit point s'entendre de la captivité ge'ne'rale des Juifs enlevé» à Babylune par Nabuchodonosor , mais des ravages que les

leur Dieu, ils se sont réunis après cette dispersion.... , et Us ptfr- &èdent rie nouveau Jérusalem , où est leur temple. Maintenant dom , informez-cous si re peuple a commis quelque Jau.'e confie son Dieu ; et si cela est, allons le* attaquer, parce que leur Dieu

vous les livrera Mais si ce peuple n'a point manqué à son

Dieu , nous ne pourrons leur tés ster Ce discours mel en fureur llolophcrne. H délibère s'il fera mourir Achior; mais il juge plus à propos de l'envoyer à Béthulie, pour y allendre le sort funeste qu'il desline a tous les habilanls de celle ville.

Ont vingt mille hommes de pied et vingt-deux mille che* vaux , dont était composée son armée, semblaient lui assurer le succès de son expédition. Il n'était occupé que des moyens d'abréger le siège, et i4 crut avoir trouvé le plus convenable à ce dessein, en faisant intercepter le cours d'une seule fontaine mil fournissait de l'eau à la place. Bientôt . en effet, il réduisit les assiégés à l'extréniité par la soif. Alors ils pensent à se rendre, et chargent Ozras, leur chef, d'aller traiter avec le général Assyrien; Ozias promet de le faire si, dans cinq jours, le ciel ne vient à leur secours.

Il y avait dans la ville une veuve nommée Judith, riche, telle, malgré son âge de cinquante-cinq ans, et vivant dans la retraite, les jeunes et les autres exercices de la pénitence. Instruite du parti que les anciens venaient de prendre, elle les assemble, el les reprend avec force, de vouloir ainsi prescrire un terme à la miséricorde du Seigneur. Elle les exhorte à s'humilier, leur parle, sans s'expliquer, d'un dessein qu'elle a formé pour le salut «le son peuple, et les exhorte à recommander l'affaire à Dieu.

Judith , après s'être mise en prières pour implorer le secours du ciel, se pare de ses plus beaux ornements (i), et ï)ieu relève sa beauté par un nouvel éclat. Elle sort de Béthulie à la vue du peuple qui l'admire, et lui souhaite toute sorte de prospérités. Les gardes avancées des Assyriens, dès qu'elles l'aperçoivent, vont au-devant d'elle, la saisissent

Egyptiens , les Syriens et les Assyriens avaient faits sur les terres disraël.

(1) La parure de Judith nous donne une idée de celle des femmes juives de son teins. L'Ecriture {Judith.. X , 3 et seq. ) dit qu'elle commença par se laver et oindre . qu'elle arrangea se* cheveux et mit une mitre sur sa tète , qu'elle prit ses habitsd'.? joie, chaussa des sandales et s'orna de bracelets, de pendant*, d'oreilles et de bagues.

DE L'HISTOIRE SAINTE. ij

-fit la conduisent à leur général. Elle se donne à Holopherne -pour une fugitive, lui peint Vabattemcnt desassigés, et s'engage à le rendre mailre, non- seulement de Bélhulie, mais de toute la Judée.

Holopherne , épris de la beauté de cette femme, lui permet d'agir en toute liberté dans son camp. Elle soupe avec lui; le quatrième jour, s'étant enivré dans le repas, il est porté dans sou lit par ses domestiques , qui se retirent ensuite, laissant Judith seule avec sa servante auprès de lui. Judith alors saunant de courage, invoque le Seigneur, prend le glaive d'Holopherne, pendu à son chevet, lui coupe la téte après avoir invoque le Seigneur, la met dans un sac, traverse avec celle dépouille Tannée des Assyriens, •et rentre triomphante, au lever du soleil, dans Bélhulie.

Consternés de cet événement , dès qu'ils en ont connaissance, les Assyriens prennent la fuite , abandonnant armes et bagages. Ils sont poursuivis par les Israélites, qui les taillent en pièces, et s'enrichissent de leurs dépouilles. 1^ .grand-prêt re étant venu de Jérusalem à Bélhulie, comble Judilh d'éloges et de bénédictions. Elle chante un cantique en actions de grâces, et le souvenir de sa victoire est perpétué par l'établissement d'une fête annuelle. Judith vécut cent cinq ans, et mourut la trente-unième et dernière anpée du règne de Josias, cinquante ans après la mort d'Holopherne, six cent huit ans avant J. C. L'histoire de cette femme, illustre est consignée dans un livre qui porte son nom, ouvrage que les Pères du Concile de Nicee, suivant le témoignage de saint Jérôme, ont compté parmi les livres canoniques.

Deux ans ou environ après la retraite des Assyriens, les Scythes, vainqueurs des Mèdes , pénétrèrent en Judée, et s'emparèrent de Bethsan, ville de la tribu de Manassès , endeçà du Jojirdaiit, dont ils restèrent maîtres durant tout le séjour qu ils firent en Asie, c'est-à-dire l'espace d'environ vingt-six ans : delà le nom de Scythopolis donné à cette ville ( U Synrelte. )

Ho. Manant avait précédé d'environ trente-trois ans Judith au tombeau , étant mort dans la cinquante cinquième année de son règne , et la soixante-septième de son âge.

f AMON.

64o. Amon t fils de Manassès , lui succéda à l'âge de vingt-

deux ans. Il poussa l'impiété aussi loin que son père avait fait ; mais il ne l'imita point dans sa pénitence.

Amon est assassiné par ses officiers dans la vingt-quatrième année de son âge et la deuxième de son règne. Le peuple venge cet attentat sur les meurtriers de ce prince , et met son fils à sa place. ( Le manuscrit d' Alexandrie des Septante met la mort d'Amon dans la douzième année de son règne ; en quoi il s'accorde avec d'autres exemplaires que saint Jérôme avait vus. Mais, suivant M. Vallarsi, dernier éditeur de saint Jérôme, presque tous les exemplaires que nous avons aujourd'hui des Septante, conviennent avec l'hébreu pour ne donner à ce prince que deux ans de règne.)

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